|
|
10 ans de classement au Patrimoine mondial par l’UNESCO
pour la Cathédrale Notre-Dame, pour l’Hôtel-Dieu et
pour le chemin de Saint-Jacques
- Rocher Corneille (Mont-Anis) surmonté de N.D. de France, ensemble cathédral, Hôtel-Dieu et Hôtel du Département (ancien Hôpital général), vu depuis le dyke Saint Michel
Exceptionnel par ses sites volcaniques, le Mont-Anis, devenu Le Puy, a été un lieu de culte gallo-romain, devenu chrétien dès le IVe siècle.
L’ENSEMBLE CATHEDRAL
Le sanctuaire s’est organisé dans un ensemble cathédral roman dès les Xème – XIe siècles, occupant la partie centrale de la ville haute.
Avec la montée en puissance du nombre de pèlerins, un Hôtel-Dieu est construit au XIIe siècle, à l’ouest du cloître roman, surmonté d’un système défensif : la tour des mâchicoulis.
Repris et réaménagé au cours du temps, l’Hôtel-Dieu compte plus de 700 ans d’histoire, révélés par les archives conservées par le Département de Haute-Loire.
Pour subvenir aux besoins des pèlerins, sans cesse plus nombreux, un domaine de 750 hectares est mis en valeur afin de pourvoir en viande, fromages et autres produits agricoles, l’Hôtel-Dieu. Vendu comme bien national en 1790, le Département l’acquiert en 1971 de la famille de CHIRAC, pour mettre en valeur les productions agricoles de la Margeride, entre Haute Auvergne et Velay. Le domaine du Sauvage à Chanaleilles, toujours en exploitation, a été équipé dans les bâtiments, de 2 gîtes d’étapes, près du chemin de Saint-Jacques, et accueille chaque année quelques 8 000 pèlerins et randonneurs.
- Grand parvis de la cathédrale romane et pignon Sud de l'Hôtel-Dieu, points de départ du chemin de Saint Jacques classé en 1998
Dès 1677, l’Hôtel-Dieu ne suffit plus à accueillir tous les pèlerins, un Hôpital général est construit à proximité et inauguré en 1687 par l’évêque du Puy, Mgr. Armand de BETHUNE ; les pèlerins les plus pauvres peuvent alors être recueillis et soignés. Devenu hospice en 1933, il est désaffecté en 1992 et le Département de la Haute-Loire y installe le Conseil Général et les services départementaux en 2001.
Cet ensemble cathédral, de 1er plan en France pour la période romane et les suivantes, est repérable de loin, dès le passage des cols, venant de Clermont-Ferrand, de Lyon/Saint-Etienne ou de Montpellier, Nîmes et Mende.
Au cœur de l’Europe, le plus ancien des itinéraires spirituels, le chemin de Saint-Jacques, a vu sa fréquentation doubler en 10 ans, autour de 20 à 25 000 pèlerins pour toute l’année 2007.
Il prend naissance, au début de la via podensis, depuis cet ensemble médiéval unique : avec la cathédrale, le cloître, le baptistère St Jean, l’Hôtel-Dieu (dont la réhabilitation a débuté en 2008), mais aussi tout le quartier canonial, l’ancien Grand séminaire, l’ancien Hôpital général (Hôtel du Département de la Haute-Loire).
Le début du Chemin de Saint-Jacques emprunte la célèbre rue des Tables, qui descend depuis le parvis de la cathédrale en direction de la vallée de la Borne, puis du Val d’Allier.
- Aiguilhe: calvaire devant la chapelle St-Clair et vue sur le dyke et la chapelle Saint Michel (XIème siècle)
LE CHEMIN de SAINT-JACQUES
Véritable invitation à un double voyage, à effectuer pas à pass, voyage physique et voyage à l’intérieur de soi, le chemin de Saint-Jacques s’inscrit au cœur de paysages uniques et rudes, au cœur du Massif Central, entre Velay et Margeride, avant de progresser entre les monts d’Aubrac à plus de 1 200 mètres d’altitude.
Chaque paysage se mérite, chaque étape réconforte, même le temps d’une halte.
Cet itinéraire introduit tout randonneur au coeur du christianisme, et pour les croyants au coeur de la foi chrétienne, il donne rendez-vous avec l’histoire romane de l’Eglise, avec la foi des croyants à travers :
* des œuvres d’art ancien, telles les peintures murales et sculptures, véritable langage et enseignement imagés compréhensibles des illettrés et des « lisants-écrivants » réunis dans un même pèlerinage ;
* des œuvres d’art contemporain :
- les œuvres de Philippe KAEPPELIN à la cathédrale du Puy ;
- les vitraux de Pierre SOULAGES dans la grande abbatiale romane de CONQUES (en Aveyron).
- Aiguilhe: voûtes et chapiteaux de la chapelle St-Michel, au sommet du dyke Saint Michel.
Entre ces deux grandes étapes, une multitude de lieux marquent tous les randonneurs et pèlerins : fontaines, croix et calvaires, oratoires (comme celui de Montbonnet) vont faire du chemin vers Saint-Jacques de Compostelle autant de trésors inscrits dans l’écrin d’un paysage différent : en Velay, dans les gorges de l’Allier (oratoire de Notre-Dame d’Estours), en Margeride (Eglise de Saugues), sur l’Aubrac, d’Aumont à Nasbinals et à la dômerie d’Aubrac, fondée au Xème – XIème siècle, pour abriter et secourir les pèlerins égarés dans le froid, le brouillard, la neige.
Le chemin de Saint-Jacques donne la mesure du temps et, au-delà de toute mensuration, est une échappée hors du temps et de l’espace.
Vie de la cathédrale
|
La liturgie à la Cathédrale
|
La cathédrale
|
Vie culturelle
|
Espace Notre Dame
|
Notre-Dame-du-Puy
|
Notre Dame de France
|
Saint-Jacques- de-Compostelle
|
Le baptistère Saint Jean
|
Abonnez-vous à la lettre du site
|