|
|
||
S'identifier
|
40 jours pour ouvrir son coeur et trouver le vrai bonheurLes 40 jours qui vont nous conduire à la grande fête de Pâques, le 24 avril prochain, au cours de laquelle nous célébrerons la résurrection du Christ, s’appelle traditionnellement le Carême.
Ces 40 jours de Carême sont inspirés par les 40 jours que Jésus passa au désert avant de commencer sa vie publique. Ce fût pour lui une sorte de longue retraite.
Pour nous aussi, le Carême est une invitation à nous retirer au fond de notre cœur, pour nous convertir, c’est-à-dire littéralement nous « retourner », tourner notre cœur vers l’essentiel : l’amour de Dieu et de nos frères. Pour cela, l’Eglise nous propose trois moyens tous simples : la prière, le partage et la pénitence. La prière me permet d’ouvrir mon cœur à Dieu, de le rencontrer dans le silence, de Lui dire mes difficultés, mes doutes, mes peines, mais aussi mes joies ! Car si nous nous tournons facilement vers Dieu aux jours d’épreuves, il nous est souvent plus difficile de penser à Lui lorsque tout va bien, de Le remercier pour ce qu’Il nous offre quotidiennement, puisque tout vient de Lui. Quand pensons-nous à Le remercier pour la vie qu’Il nous donne, pour la lumière du jour, pour un moment agréable en famille ou entre amis, pour un beau paysage, ou même pour avoir trouvé facilement une place de stationnement ? Alors qu’il nous est si facile de râler lorsque le parking est complet ! Car , si que nos râleries rétrécissent notre cœur en nous refermant sur nous-mêmes, ces simples Mercis adressés à Dieu tout au long de la journée l’ouvrent à la joie, une joie profonde qui le dilate et lui permet de s’ouvrir plus spontanément aux autres. Nous entrons alors dans ce deuxième petit moyen, celui du partage, avec ceux qui nous sont tout proche comme avec ceux qui sont loin. Ouvrir notre cœur nous aide à ouvrir notre porte… et notre porte-monnaie! Ne pas nous agripper à ce que nous possédons, ou à ce que nous désirons posséder, mais nous contenter de ce que nous avons, et même à nous en dépouiller pour l’offrir à ceux qui sont dans le besoin. Il peut s’agir d’argent bien sûr, mais aussi d’un bien précieux après lequel nous courrons sans cesse : le temps ! Prendre du temps, perdre du temps avec nos proches, jouer tranquillement avec nos enfants, aller rendre visite à nos grands parents ou à cette vieille tante grincheuse qui vit seule ou en maison de retraite. Y aller avec des fleurs et un sourire, sans regarder sa montre… Gagner du temps sur celui que nous perdons chaque jour devant lé télévision ou sur internet…. Ce qui nous conduit au troisième moyen : la pénitence, ce mot qui fait mal à nos oreilles, tant il évoque de flagellation et autres choses si désagréables ! Il n’en est rien. Car la pénitence consiste en fait à se priver non du superflu mais de l’essentiel, dans un but précis : celui de nous conduire au seul Essentiel. Car c’est bien à Dieu que nous conduisent le jeûne ou tout autre privation volontaire d’un plaisir sensible. En prenant sur nous, en renonçant librement, nous voulons dire à Dieu qu’Il est plus important pour nous que ce petit plaisir. Nous pouvons répondre ainsi, à notre mesure, à Celui qui nous dit « tu as du prix à mes yeux et je t’aime ». Or n’est-ce pas là le plus important ? Reconnaître l’amour unique de Dieu pour chacun de nous, Le laisser envahir notre cœur et nous combler de sa tendresse, Le laisser nous rapprocher de Lui… C’est à cela que conduit le Carême, ce chemin de 40 jours vers le vrai bonheur, celui du don de nous-mêmes, qui laissera jaillir en nous la Vie du Ressuscité de Pâques. sr Marie Dulcis
Lu 922 fois
Lire aussi :
Les serviteurs de la liturgie | A l'écoute de la liturgie | Autres services liturgiques |
Abonnez-vous à la lettre du site
Liste de liens
|
|
ADP © Eglise Cathédrale 2006
|
||
Vie de la cathédrale
Actualités
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable








Saint Jean-François Régis, le saint Père.





