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Année Sainte de Compostelle 1954 - Document d'époque - 1ère partie - pages 1 à 5
A travers une série d'articles repris sur le document de présentation de l'Année Sainte de Compostelle 1954 nous allons découvrir la tradition du pèlerinage à Santiago de Compostela à travers tous les siècles depuis la découverte du Tombeau de l'Apôtre.
Ce document original a été édité par "PORTO Y CIA" à Santiago
Couverture du document original
ANNĖE SAINTE DE COMPOSTELLE 1954 - Page 1
La Cathédrale en 1954
UNE constante et universelle tradition, qui date des temps apostoliques, confirmée par les Lettres publiques de nos prédécesseurs, rapporte que le corps de Saint-Jacques Zébédée, après avoir souffert le martyr, par l'ordre du Roi Hérodes, fut secrètement ramassé par ses deux disciples Athanase et Théodore, lesquels craignant vivement que les restes du Saint Apôtre fussent détruits '. si les juifs les saisissaient, le sortirent de ta Judée et obtinrent pouvoir l'embarquer; après une heureuse traversée, ils arrivèrent aux côtes d'Espagne, en les côtoyant jusqu'à arriver à Galice, où Saint Jacques après l'Ascension du Christ aux cieux avait exercé, selon les anciens témoignages et les pieuses traditions, le ministère apostolique, selon la disposition divine. Effectivement ils arrivèrent à la ville nommée Iria Flavia, s'arrêtèrent dans une campagne où ils creusèrent dans un rocher une crypte, au style des... Page 1
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...romains et y déposèrent les restes mortels de l'Apôtre qu'ils avaient avec eux, en bâtissant sur le même rocher une petite chapelle. Et quand Athanase et Théodore finirent le cours de leur existence, en payant ainsi le tribu à la nature, les chrétiens de cette contrée, poussés par la vénération qu'ils éprouvaient envers eux et avec le désir de ne pas les séparer après leur mort, du corps sacré que pendant leu vie ils avaient gardé, les déposèrent dans le même tombeau, l'un à .la droite et l'autre à la gauche de l'Apôtre. Il serait difficile d'exprimer en moins de mots et plus d'autorité quel est le trésor sacré que dans une urne argentée et sous son maître autel veille et vénère la Basilique de Compostelle, héritière historique de la crypte romaine dont les multiples restes arrivèrent jusqu'à nous comme témoins muets et éloquents de la consolatrice réalité si bellement proclamée "urbi et orbi" par Sa Sainteté Léon XIII, dans sa fameuse Bulle "Deus Omnipotens", datée du 1er Novembre 1884. Malgré cela, il convient de se rappeler, cher lecteur, les faits essentiels qui jalonnent la glorieuse tradition de Saint Jacques, hélas par beaucoup trop méconnue et même attaquée par quelques uns. Des renseignements dignes de foi, de caractères oraux les uns, écrits les autres, appuyés sur des monuments d'un passé très ancien et coïncidents avec l'époque romaine de l'histoire d'Espagne nous autorisent à croire et à affirmer, aussi loin de la légende que de l'hypercritique, qu'en se séparant les Apôtres pour évangéliser le monde païen il a correspondu à Saint Jacques le Majeur, l'héroïque mission de convertir l'Espagne à la foi du Crucifié. Nous ne trouverons rien de spécialement difficile dans l'entreprise dû au lointain de notre patrie, si nous nous souvenons qu'alors; 2
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Le Portique de la Gloire en 1954
…/…et depuis des siècles, les relations des peuples de nos côtes et des peuples du proche Orient étaient constantes et intenses. Il faut encore se souvenir que les phéniciens et les grecques, visitaient souvent entre outres le littoral espagnol, et qu'ils établirent en particulier en Galice des colonies de caractère permanent, comme le témoignent de très nombreux vestiges qui persistent encore à présent. Etant autrement la ville d'Iria Flavia un centre d'intérêt très renommé, le séjour y résultait très approprié comme lieu d'irradiation évangélique pour la région galicienne qui en différentes contrées de Lugo et très distinctement dans la nôtre de l'Amaia ont gardé toujours l'écho de la bonne nouvelle qu'entre nous avait propagé "le Fils du Tonnerre" "H iJo deI Trueno". Mais suivons les pas de l'Apôtre. De Galice, en croisant les contrées des Asturies et du Cantabrique, tout en prêchant l'Evangile, il passe par Aragon, arrive à Saragosse et là il reçoit la visite personnelle et les consolations maternelles de la Très Sainte Vierge, dès lors honorée de tous les peuples espagnols sous le nom glorieux de Notre Dame du Pilar. Il part vers le Levant et en se réintégrant à sa patrie, il meurt à Jérusalem, condamné par Hérodes Agripa, faisant ainsi plaisir aux Juifs. Son corps est ramassé par deux de ses fidèles disciples, Athanase et Théodore, et apporté à Iria, .../... 3
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.../...et dans le vieux lieu du Libredon, il reçoit une humble tombe. Les persécutions des romains survinrent, spécialement celles de Dèce et Dioclétien, à celles-ci suivent les faits vandaliques des nouveaux hérétiques et la gloire du sépulcre de Saint Jacques gît partiellement méconnu et privé de tout culte publique ou privé. Mais le souvenir de son existence n'est pas arrivé à s'éteindre tout à fait, et ainsi on explique, même en s'abstenant si l'on veut, de toute intervention surnaturelle, qu'à peine l'hermite Pélage annonce, avec les siècles, la découverte du tombeau sacré, les voisins du Libredon ne s'étonnent pas, ni demandent quel peut être l'origine ni le contenu du tombeau aimé, simplement ils ont coopéré avec Alphonse II à l'agrandissement du lieu que dès ce temps là sera connu dans l'orbe entier sous le nom de Compostelle. Et ainsi, l'on comprend facilement l'existence des sarcophages récemment découverts sous les pavés de la Basilique d'Alphonse III, appartenant au dire des archéologues qui les ont examiné, aux premiers cinquième ou sixième siècles de notre ère, beaucoup avant la découverte du sépulcre apostolique. C'est là que voulaient être inhumés, en face du tombeau, nos ancêtres, parce qu'en présidant leur cimetière, gisaient ensevelis les restes glorieux de l'Evangélisateur d'Espagne. En 814 comme on le sait, s'étant répandu la nouvelle de la découverte, l'Evêque d'Iria Flavia Théodomir et Alphonse II le Chaste, roi des Asturies accourent pour prouver l'authenticité du corps de l'Apôtre, et le monarque dispose que sur le tombeau romain, où continuent dans leur place primitive, plusieurs énormes pierres de taille, on bâtisse une église, en la dotant de privilèges et donatifs et culminant les premiers dans la concession pontifice de l'Année Sainte de Compostelle pour laquelle le Pape Calixte II .../... 4
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La Porte Sainte...ouverte pour les seules Années Saintes Compostellane
et Alexandre III, accordèrent, plus tard, à la Basilique de l'Apôtre, toute les grâces de l'Année Sainte Romaine, pour que l'on puisse les gagner sous certaines conditions et pendant toute l'année, quand le 25 Juillet coïncide avec le premier jour de la semaine. Depuis le IX ième siècle la Basilique de l'Apôtre s'est vu constamment visité par de nombreux pèlerins provenant de tous les pays de la chrétienté, Saint François d'Assise et Saint Dominique de Guzmàn, Saint Bernardin de Sienne, Saint Vincent Ferrer, Sainte Brigithe de Suède et Sainte Elisabeth de Portugal visitèrent entre autres le tombeau de l'Apôtre. Ils vinrent ici comme humbles pèlerins, les Alphonses et les Ramires, les Ordonos et les Ferdinands. Ici se prosterna pour prier le Cid Campeador. Ici vinrent les Rois Catholiques, Charles Quint et Philippe II. Dans le 1er volume de son "Théâtre Ecclésiastique" en 1645, Gil Gonzàlez Davila a laissé écrit ce qui suit : Les nations qui venaient en pèlerinage visiter le sanctuaire étaient l'Espagne, la France, l'Italie, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Ecosse, l'Irlande, la Pologne, la Moscovie, l'Eslovanie, la Hongrie, la Flandre, et beaucoup de parties de l'Asie, •c'est à dire toute la chrétienté. Tel fut le motif qui induit Alphonse III à agrandir l'église qu'Alphonse II avait fait bâtir et que plus tard dans le XIième siècle, se fit nécessaire la construction de.../... 5 Fin de la 1ère partie. Accéder à la suite ICI
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