Et ensuite, les différents dévoilements, comme on nous l'a très bien dit tout à l'heure manifestent l'immense joie de Pâques. Le grand don de Dieu, c'est son fils qui est venu parmi nous et qui est venu nous tirer des abîmes du péché pour nous communiquer la vie de Dieu avec une abondance nouvelle car le salut apporté par Jésus ce n'est pas un retour au paradis terrestre, c'est une nouvelle communion avec Dieu dans le mystère inouï venu de son fils jusqu'à nous.
Chers amis, cette résurrection du Christ est une vérité au coeur de notre foi. On peut même dire que c'est la vérité centrale de notre foi, c'est-à-dire de notre conviction que Dieu nous aime et qu'il a scellé une alliance de vie, une communion avec lui inouïe.
Le Christ est ressuscité d'entre les morts, par sa mort il a vaincu la mort, aux morts, il a donné la vie, c'est ce que chante une hymne pascale.
Le mystère de la résurrection du Christ, de ce triomphe sur une mort qui a brisé sa nature humaine, ce mystère de la résurrection du Christ est un évènement réel qui a eu des manifestations historiquement constatées : le tombeau vide, c'est-à-dire l'absence du corps du Christ , bien que cette absence peut s'expliquer autrement elle demeure cependant un signe essentiel à cause des témoignages que nous en avons, des témoignages à travers les cinq femmes, à travers Pierre, à travers Saint Jean l'apôtre. Saint Jean qui a constaté lui-même le tombeau vide et qui a constaté que cette absence du corps du Christ n'a pu être une œuvre humaine et que Jésus aussi n'est pas revenu à une vie terrestre.
Il y a une deuxième constatation historique que nous pouvons faire à partir des apparitions du Christ ressuscité aux apôtres, à Pierre spécialement, aux cinq femmes, à deux disciples, plus de cinq cent personnes dira Saint Paul et nous pouvons dire ces témoignages sont crédibles et ces témoignages sont transmis par l'Eglise et c'est sur eux que notre foi s'appuie avec la grâce de Dieu.
Oui, la résurrection n'est pas un mythe, c'est un évènement.
Je voudrais maintenant ajouter que par sa résurrection, l'état de l'humanité de Jésus est un état nouveau, c'est certes son vrai corps. Dans l'évangile il nous est dit qu'on pouvait le toucher, nous voyons Jésus aussi consommer un repas, non pas parce qu'il a en besoin mais pour prouver la réalité de son corps. C'est un corps identique à celui qui a subit la passion, il porte les grands stigmates de la passion, les blessures dans les mains, dans le côté et dans les pieds. Mais c'est un corps glorieux qui est en dehors du temps et de l'espace, dans un état nouveau.