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Homélie de dimanche 21 février prononcée par Monseigneur BrincardChers amis, chers catéchumènes Je voudrais aujourd’hui que dans nos intentions de prière, nous n’oublions pas notre recteur, le père Emmanuel Gobilliard qui fait sa retraite annuelle. Nous prions tout particulièrement pour nos catéchumènes et nous sommes très heureux qu’elles marchent vers le baptême avec un grand enthousiasme intérieur. Le carême est un temps de quarante jours qui a commencé mercredi dernier, qu’on appelle le mercredi des cendres parce qu’on fait un geste très particulier au cours de la liturgie, qui nous rappelle que nous sommes pécheurs et fragiles. Nous avons besoin de changer notre cœur. En effet le but du carême, c’est de progresser dans la connaissance de Jésus et cela nous concerne tous, baptisés ou préparant au baptême. Le second but du carême est d’ouvrir notre cœur à la vie du Christ par une vie de plus en plus fidèle c'est-à-dire par une manière de vivre. Nous sommes invités à mieux connaitre le Christ et à changer notre manière de vivre. Aujourd’hui dans la parole de Dieu que nous venons de proclamer, il nous est rappelé que nous sommes appelés à la conversion : c’est une progression dans la connaissance du Christ, et si nous voulons changer notre manière de vivre, il faut d’abord changer notre cœur. Ce changement, Jésus seul peut le faire ! Il est important dans le monde d’aujourd’hui de se souvenir que nous pouvons faire de très belles choses avec les dons que Dieu nous a donnés mais il y a une chose que nous ne pouvons pas faire sans que Dieu le fasse d’abord, c’est changer notre cœur. Donc, ce changement du cœur profond s’appelle la conversion. La parole de Dieu nous encourage à vivre cette conversion dans la confiance en nous appuyant sur un amour que nous appelons l’amour miséricordieux de Dieu. Nos péchés seraient-ils écarlates, ils deviendront comme de la neige. C’est très bon de se souvenir qu’en dépit de la lourdeur du péché en nous, ce péché peut fondre comme neige au soleil. Le soleil est la miséricorde de Dieu reçu dans notre cœur. Je pense que ce temps du carême est un temps où il nous faut acquérir un cœur et un esprit nouveaux. Je voudrais seulement ajouter comme conseil pratique : ne perdons pas de temps ! Le carême, depuis mercredi dernier a correspondu un désir de changement. Est-ce que ce désir de changement s’est manifesté et de quelle manière ? Ou bien avons-nous continué à vivre comme si de rien n’était ? C’est vrai, la société ne nous y aide plus beaucoup : il n’y a plus de signe extérieur que le carême a commencé. Nous admirons nos frères musulmans qui font le ramadan et nous oublions le carême mais qu’est ce que c’est cette admiration ? Ajoutons simplement un mot par rapport à l’Evangile d’aujourd’hui. Nous combattons avec Jésus, nous avons un adversaire et la foi de l’Eglise- c'est-à-dire cette certitude qui lui vient d’une lumière que lui a donné Jésus-, la foi de l’Eglise affirme l’existence du démon. Le cardinal Lustiger interrogé par un journaliste avec un petit sourire sur les lèvres lui demande : « Mr le cardinal, vous croyez encore au démon ? » le cardinal a été redoutable, il regarde le journaliste avec un air étonné et lui dit : « Je n’ai pas besoin d’y croire, son existence est évidente », le journaliste très déstabilisé se demande ce qu’il va lui arrivé et le cardinal répond : « Oui monsieur, je l’ai vu ». Il faut se rappeler que la maman du cardinal était morte à Auschwitz. Cette tentation il faut la combattre en méditant la parole de Dieu. L’homme ne vit pas seulement de biens matériels, il vit aussi de ce dont son cœur a besoin. « Médite ma parole et tu comprendras ! » nous dit Jésus. Elles sont à toi, si tu te prosternes devant moi, si tu m’adores c'est-à-dire si tu considères que ce que je vais te donner est le plus important. Aujourd’hui cela prend quelle forme ? La réussite à tout prix. Attention la vraie réussite ne s’obtient pas à tout prix, comment combattre cette tentation qui est en moi, tout simplement en adorant, et en lui disant : « Dieu, premier servi ». Je peux me confesser et vous aussi. La troisième tentation est très concrète. Faire ce qu’on veut de sa vie et se justifier. Je fais ce que j’ai décidé, je fais à ma convenance. Cela peut avoir une grande conséquence par rapport à la vie humaine surtout quand elle a besoin d’être protégée. Cela peut avoir des conséquences sur notre manière de vivre. Comment combattre cette tentation ? Tout simplement en obéissant c'est-à-dire en unissant notre volonté à celle du Christ et en lui demandant non pas ce que je veux mais ce que tu veux. Je vais conclure maintenant en adressant un petit mot à nos chères catéchumènes. J’ai lu vos lettres, elles sont très belles et vous remercierez Dieu de vous les avoir inspirées. Prière et charité fraternelle nous sont demandées et bien évidement vous savez que Jésus se donne à nous d’une manière toute particulière à travers les sacrements. Chères catéchumènes, voilà ce que Jésus vous demande et nous demande et la conséquence concrète c’est une nouvelle manière de vivre. Il faudra se poser la question et je la pose à vos accompagnateurs : « Qu’est ce que le baptême change dans mes relations ? ». Le changement du cœur doit s’accompagner d’un changement par rapport aux relations que nous avons. Il y a beaucoup de points à éclaircir et il faudra qu’on en parle. Dans vos lettres, j’ai beaucoup apprécié que vous parliez de l’Eglise, c’est une grande famille dans laquelle vous rentrez et de vos responsabilités par rapport à cette famille. En effet, l’Eglise a besoin de vous pour accomplir sa mission dont on vous a parlé. Je comprends que dans vos lettres vous disiez que vous voulez continuer avec l’aide de votre équipe ou avec vos accompagnateurs à réfléchir sur tout ce que vous avez déjà appris et que vous avez besoin d’approfondir. Je cite quelques extraits de vos lettres. « J’ai commencé mon petit chemin avec des étincelles de foi au fond de moi que je ne savais pas gérer ; mes accompagnateurs en catéchuménat ont fait jaillir un feu. L’appel décisif et le baptême, la communion et la confirmation entretiendront ce feu afin qu’il ne s’éteigne jamais, ce sera à moi de continuer un chemin car je ne suis qu’au début de ce très beau chemin. Je pense en disant cette phrase que je résume à toutes les autres que je médite et qui sont dans vos diverses lettres. Chères catéchumènes, vous êtes notre joie, puissions nous être aussi la votre en manifestant l’amour de Jésus pour vous et en vous manifestant l’amour de Jésus pour nous. Amen Monseigneur Henri Brincard Maryline Reymond
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