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Homélie du 9ème dimanche du temps ordinaire prononcée par P.Paul Denizot, le 06 marsLes textes de ce jour tombent à pic pour nous aider à entrer dans cette belle période de l’année liturgique que nous abordons souvent avec un peu d’appréhension : le temps du Carême. Et la liturgie de ce dimanche nous livre trois enseignements, trois pistes de méditation qui vont nous préparer à ce Carême 2011 qui commencera mercredi prochain, le mercredi des cendres. Premier point : Jésus nous met en face de notre responsabilité de chrétien. L’Evangile d’aujourd’hui conclut le discours sur la montagne que l’Eglise nous propose depuis plusieurs dimanches déjà. Jésus a proclamé les béatitudes, il nous a donné une Loi qui dépasse celle des pharisiens et des scribes, il nous l’a dit de manière forte : « si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends l’autre joue », « ne jugez pas », « si ton œil est pour toi une occasion de pêcher arrache-le »… Tout ce discours est fort et Jésus le clôt en nous disant de faire attention à notre manière d’écouter : « Il ne suffira pas de me dire Seigneur, Seigneur pour entrer dans le royaume des cieux ». La conclusion est grave, il en va de notre salut. Jésus nous invite par là à ne pas prendre ce discours sur la montagne, cette loi nouvelle qu’il est venu nous donner, simplement pour de belles paroles. Le Seigneur nous dit de prendre cette parole au sérieux, de ne pas nous arrêter à une écoute théorique de cette Loi nouvelle qui pourrait nous inspirer de beaux sentiments sans conséquence pour notre vie. Nous pouvons malheureusement nous habituer au décalage qui existe entre l’Evangile et notre vie de tous les jours, et ne plus rechercher à vivre vraiment ce que Jésus nous enseigne. C’est trop exigeant et je préfère m’installer dans une honnête médiocrité, indigne d’un chrétien. Un autre risque pourrait être de se dire chrétien, de se dire disciple du Christ, d’agir en son Nom, de prêcher en son Nom mais finalement de ne pas rechercher à faire la volonté du Père. On peut se dire chrétien et passer complètement à coté de notre vocation de chrétien. Notre foi deviendrait une option, un engagement parmi d’autres engagements de notre vie. Deuxième point : l’épitre de St Paul nous rappelle que nous sommes pécheurs. « Tous les hommes sont pécheurs ». Il y a en nous des profondes aspirations au bien, à l’amour, au beau et au vrai. Nous avons ces désirs immenses en nous. Malheureusement, il y a une cassure, un déséquilibre. Saint Paul l’illustre dans l’épître aux Galates : « le bien que je veux faire je ne le fais pas, le mal que je ne veux pas faire, je le fais ». Ce Carême devrait être l’occasion de reconnaitre notre inconsistance, notre fragilité ontologique devant le Seigneur : tout seul je ne peux rien faire. Le but n’est pas de nous culpabiliser mais de reconnaitre que sans Dieu je ne suis rien, que je ne sais pas aimé, que je suis un handicapé de l’amour. En fait, je ne sais pas aimer ma femme, mon mari, mes enfants, mes frères, le peuple qui m’est confié, les autres… Le chrétien n’est pas meilleur qu’un autre. Le chrétien comme le païen est pêcheur. Il y a cependant une très grande différence entre les deux : le chrétien se sait pardonné. Il sait qu’il est un pauvre pêcheur pardonné et que le pardon du Seigneur vient guérir sa blessure, et lui permet d’aimer à la mesure de Dieu. S’il se laisse pardonner, en particulier dans la confession, il devient capable des plus grandes merveilles, d’un don de plus en plus vrai de lui-même, de la sainteté à laquelle il est appelé et qui n’est pas réservée aux saints. Troisième point : Cette sainteté qu’est-t-elle ? Jésus nous l’indique : il s’agit de faire la Volonté du Père. Là est toute notre vocation. Là est toute notre vie. Malheureusement, avouons-le, faire la volonté du Père nous fait peur. Peur, parce que nous ne connaissons pas vraiment le Père ; peur, car nous manquons de confiance en Dieu. Nous nous méfions de Lui. Comment dépasser cette méfiance pour entrer dans la confiance ? Et bien peut être pouvons-nous nous poser régulièrement cette question pendant ce carême : « Est-ce que je crois que Dieu veut mon bonheur ? ». Nous pouvons aussi demander chaque jour cette grâce de la confiance en remerciant le Seigneur car nous sommes sûrs d’être exaucés. Dans cette eucharistie, donc demandons ces trois grâces :
Demandons ces trois grâces dans cette Eucharistie au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen Père Paul DENIZOT Maryline Reymond
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2ème DIMANCHE DE PÂQUES HOMELIE prononcée par PERE FLORENT DE RUGY

