Chaque année, le second dimanche de Carême, nous avons le récit de la Transfiguration de Jésus. Nous venons de l'entendre en l'évangile de St Matthieu. Qu'il s'agisse de cet évangile, ou de ceux de Marc et Luc, l'événement se situe après l'épisode de la profession de foi de Pierre disant à Jésus: "Tu es le Messie", suivie aussitôt d'une première annonce de la Passion et de la Résurrection. On sait comment Pierre a réagi: "Non, cela ne t'arrivera pas", ce qui lui vaut la réplique de Jésus:
"Passe derrière moi, tes pensées ne sont pas celles de Dieu". Jésus de dire alors à ses disciples, à tous: ,
"Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive".
C'est quelques 6 jours après qu'il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, qui seront plus tard les témoins d'une autre transfiguration, douloureuse celle là, celle de l'agonie. Il les emmène aujourd'hui sur une haute montagne, une montagne qui évoque celle du Sinaï avec la nuée qui traduit une intense présence divine. Luc nous dit que Jésus était en prière, quand son visage et ses vêtements brillèrent d'un éclatante lumière. N'est-il pas le nouveau Moïse, mieux que lui "le Fils bien aimé en qui le Père se complait, que nous devons écouter? "