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Homélie du dimanche 9 novembre prononcée par Père PICARD« L’amour de ta maison fera mon tourment ». (Jn.2,17) Aujourd’hui, frères et sœurs nous sommes, en esprit, en l’Eglise une ; le signe de cette église, c’est, dans le temps présent, Benoit XVI et dans l’espace, la Cathédrale Notre Dame du Puy. Et c’est, de cette Eglise, si vous priez l’Esprit Saint dans votre cœur, dont nous voulons parler pour que son amour grandisse dans nos cœurs. Etre plus encore dans l’amour que de coutume ! l’amour de ton temple fait mon tourment : « dans le cœur de l’Eglise, ma mère, je serai l’amour ». Je parlerai en premier de l’Eglise visible ; je parlerai, si Dieu le permet, de ceux qui à l’extérieur font aussi partie de l’Eglise; mais il y a bien un sacrement de visibilité, toute personne se voit… et pourtant on peut toujours être plus au cœur de l’Eglise. Certainement vous avez été étonnés en regardant dans le film « La marche de l’empereur », la tenue des empereurs : ils se serrent entres eux, de plus en plus, et se relayent à la périphérie pour avoir plus chaud, dans l’amour et la fécondité ; ou bien quelques petites chauves souris en grappes qui se relayent à l’extérieur pour avoir chaud au milieu : « dans le cœur de l’Eglise ma mère » !... C’est très curieux parce qu’aujourd’hui, avec les médias, l’Eglise part un peu en miette et parce qu’on a entendu à la radio, à la télévision, dans telles ou telles communautés d’Eglise, que l’un ou l’autre a un comportement pourri, on se met à douter, à ne plus croire…hélas, hélas, hélas ! Je ne mets pas ma foi dans telle communauté passionniste, par exemple, ni dans telles ou telles communautés, ni dans tel évêque, mais notre foi c’est le Christ ressuscité ; Jésus voulait « parler de son corps ». Alors parlons-en : 1/ du Corps du Christ glorifié, 2/ du Corps de l’Eglise, que vous êtes, 3/ du Corps eucharistique du Christ. 1. Le corps du Christ : Alors que je vous parle, dans la gloire, Jésus est présent, dans sa chair glorifiée, en relation amicale avec sa propre Mère : mystère de l’Assomption, mystère du Christ glorifié. La foi c’est dans le Christ, dans le Christ glorifié, en sa maman glorifiée : « si le Christ n’est pas ressuscité, inutile et stérile est notre foi ». 2. Les pierres vivantes viennent s’adapter au bâtiment ; elles s’articulent au bâtiment pour faire le Christ, un nouveau bâtiment quatre fois plus beau dans le quadruple fondement des douze apôtres et sa lumière, c’est l’Agneau : que l’Eglise est belle ! Que l’Eglise est belle, elle est sainte. « l’Eglise est sans péchés mais non pas sans pécheurs, la frontière de l’Eglise passe par notre cœur » aimait à répéter le cardinal Journet. Quand on baptise un petit enfant, on sème à nouveau l’Eglise en sa multiplicité, et quand on canonise un Saint, on gratifie enfin le fruit de la sainteté de la visibilité de l’Eglise catholique : le corps du Christ, le corps de l’Eglise. Et saint Augustin vous dit : l’Eglise c’est tout un, c’est l’Eglise tête et Corps. Où places tu la Vierge Marie : dans le Corps de l’Eglise ou à l’extérieur du Corps de l’Eglise ? C’est très important cette question. Nous sommes tous venus à cette idée que Marie est à la fois le membre, le cœur, l’aspect, la personne la plus importante de l’Eglise, tout en étant Mère dans l’Eglise. Quelle bonne comparaison avec la reine mère dans les ruches : elle fait partie de la ruche, elle féconde toute la ruche, la Vierge Marie au cœur de l’Eglise, est Mère dans l’Eglise et Mère de l’Eglise. C’est pour cela que, plus l’Eglise grandit, plus la place de Marie l’imprègne car Marie a précédé le Christ puis a été parmi nous après lui. Elle l’a précédé, quand elle était en présence de Siméon d’Anne, de Jean-Baptiste et des premiers Saints de l’Evangile. Marie a été après le Christ dans l’Eglise puisque le jour de la Pentecôte, elle était au milieu des douze et donc Marie est au cœur de l’Eglise ou plutôt, l’Eglise porte sa fine fleur en Marie. 3. Marie comme l’Eglise en sainteté. Marie dans l’Eglise dans le Christ tête, Marie dans le Christ corps, Marie en elle-même. Comment conduit l’Eglise ? Jean Paul II te dit « l’Eglise vit de l’Eucharistie : l’Eglise grandit, nourrie du Corps Eucharistique du Christ, dans un secret ultime. Le petit Saint Tarcicius portait dans sa tunique, le corps du Christ aux martyrs et ses petits camarades lui courent après et lui demandent : « qu’est ce que tu transportes ? C’est un secret, le secret de l’Eglise ». Le secret de l’Eglise c’est l’Eucharistie, voilà pourquoi le prêtre est le grand secret, toujours dans la vie mariale, car le prêtre est fils d’une maman. On a donc une extension extraordinaire du Corps du Christ, le Christ glorifié, le Christ Corps, le Christ en Marie, le Christ eucharistique. Mais je devine ta question, explique moi cette phrase, « hors de l’Eglise, port de Salut », qu’est que tu fais des gens qui sont à l’extérieur, où sont-ils? ». Nous sommes nous, le sacrement visible, l’instrument, le signe porteur de grâce. L’Eglise est tant bien que mal la visibilité de l’Eglise Catholique, mais dès qu’un homme cherche la vérité, dès qu’un homme fait le bien, il est déjà dans la grâce, orienté vers l’Eglise en acte. Il fallait faire ceci sans négliger cela : il faut avertir, il faut des missionnaires qui disent où est l’Eglise, il faut qu’on passe à l’Eglise en acte achevé, par le baptême et que les hommes obéissent à l’Eglise. L’Eglise invisible, c’est l’Eglise de leur cœur, quelques soit leur religion, leur profession même, dans une ignorance négative. Voilà ce beau mystère assez extraordinaire. Toute cette perte de temps veut dire qu’il faut demander à l’Esprit Saint de nous apprendre d’aller un petit peu mieux à l’Eglise. On aime bien ses parents, on doit bien aimer l’Eglise même si dans l’Eglise il y a quelques défauts extérieurs. Mais ceci entraîne un comportement : à partir du moment où vous êtes Corps du Christ, porteurs de la Trinité, (comme le sont les petits enfants que j’aperçois ici), à partir du moment où vous êtes porteurs de la Trinité, il y a tout un comportement moral à vivre. Ceci commencerait, très extérieurement, par tous les investissements au corps médical, au sujet du corps, de celles qui sont mamans et qui portent le corps de l’enfant. Et pour ceux qui n’ont apparemment plus que le corps et où l’esprit reste caché, et puis il y a tout le comportement moral, la chasteté, c'est-à -dire le respect de son propre corps et du corps de l’autre. Et puis il y aurait à regarder tout le mystère de celles qui se donnent à la vie nouvelle qui va être le cœur de l’Eglise : la contemplation et l’amour des consacrées, compléments indispensables de la fécondité des mamans qui nous apportent des petits baptisés. Le mystère de l’Eglise c’est un mystère que nous ne pouvons comprendre que dans la prière, que dans l’amour, c’est un mystère que nous ne réaliserons qu’en entrant au ciel. Nous demandons ensemble en cette fête de croître en nos cœurs dans l’amour de celle qui nous a donné la vie surnaturelle et qui, un jour nous permettra d’entrer dans la gloire. Amen Père PICARD Actualités | Vie spirituelle | Prédications | Nous contacter |
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