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Notre-Dame de FranceLa confiance des fidèles à la Vierge, qui ne s'est jamais démentie, se manifesta au XIXème siècle par l'édification d'une gigantesque statue de Notre-Dame de France.Un piédestal naturel
Le R.P. de Ravignan, conférencier de Notre-Dame-de-Paris, avait suggéré dès 1846 de couronner "le beau piédestal naturel qu'est le rocher Corneille". culminant à 757 m, ce piton rocheux domine la ville. Mais c'est en 1850 que l'idée est vraiment lancéepar l'abbé Combalot : accueilli avec enthousiasme par l'opinion publique, le projet bénéficia de l'appui constant de Mgr de Morlhon, évêque du Puy, qui ne se laissa décourager ni par les difficultés financières, ni par les contraintes techniques.
Aspect artistique
En 1853, le concours organisé pour le choix de statue réunit plus de cinquante participants que ne rebutèrent pas les exigences du cahier des charges : la statue devait manifester en même temps la Maternité divine de la Vierge, sa royauté et son Immaculée Conception. Jean Bonnassieux, originaire de Panissières (Loire), grand prix de Rome en 1936, remporta l'épreuve en ayant résolu de façon originale une des difficultés qu'elle présentait : il avait choisi de placer l'enfant Jésus sur le bras droit de la Vierge, lui permettant ainsi de bénir la ville sans cacher le visage de sa mère.
Financement
La souscription lancée au Puy suscita un courant de générosité et rapporta environ 100 000 francs - le dixième au mieux du coût estimé. Des prédicateurs relayèrent alors l'élan initial dans la France entière et, à la suite de cette campagne, les dons affluèrent. On décida donc de poser la première pierre le 8 décembre 1854, jour de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception.
Réalisation de la statue
Mais la question du métal pour la statue (on envisageait le bronze) restait en suspens. C'est là qu'intervint le général Pélissier, commandant du corps expéditionnaire en Crimée : entendant débattre de ce problème lors de vacances qu'il passait à Ceyssac, près du Puy, il fit suggérer à l'évêque de demander à Napoléon III le métal des canons qui se prendraient à sébastopol. Le 5 septembre 1855, Mgr de Morlhon, reçu à Saint-Cloud par l'empereur, obtint sa souscription personnelle et son engagement pour les canons de Crimée... quand ils seraient pris. Le 8 septembre, le général Pélissier attaquait la fortersse de Sébastopol, confiant dans le soutien de la Vierge : "Du haut du ciel la Bonne Mère nous donnera un coup de main pour prendre les armes de la guerre et les transformer en instrument de paix." De fait, après une bataille acharnée, la ville tomba et, en avril 1856, le diocèse du Puy recevait 213 canons représentant 150 000 kg de fer. En mai suivant, un fondeur de Givors s'engagea à réaliser la monumentale statue, ce qui exigea trois années de travail : on commença par réaliser un modèle enterre glaise (il en fallut 80 tonne !), puis après vérification par l'artiste, on le couvrît d'une chape de plâtre qui constitua un moule en creux. Le 13 octobre 1857, la commission de Notre-Dame-de-France procéda à la réception du modèle en plâtre qui reçu l'agrément de Bonnassieux. Pour réaliser la statue définitive, il afllut encore partager ce modèle en 105 pièces qui, une fois coulées, furent ajustées et boulonnées. L'ensemble de ces opérations pris un an et demi ! Après avoir été montées une première fois à Givors, puis démontées por le trnasport, les pièces arrivèrent au Puy en juillet 1859. La construction du piédestal n'alla pas non plus sans difficultés : il fallut acheminer sur le piton 680 tonnes de Pierre puis remanier un premier socle rectangulaire pour lui donner la forme octogonale souhaitée, avant de le recouvrir de 45 tonnes de fonte de fer. Finalement le montage de la statue put avoir lieu sans incident.
Bénédiction
C'est le 12 septembre 1860 qu'eut lieu la bénédiction solennelle de la Grande Madone, sous la présidence du cardinal Donnet, de Bordeaux, entouré de onze archevêques et évêques, en présence d'une foule de 120 000 personnes. Ctte cérémonie fut marquée par "un sourire du ciel" rapporté par des témoignages concordants : alors que le temps était constamment pluvieux depuis dix jours, au moment de la bénédiction prononcée par tous les évêques à la fois, un magnifique rayon de soleil perça l'obscurité de la nue et vint dorer la statue de la tête aux pieds, suscitant l'acclamtiond e tous les participants : "Vive Notre-Dame-de-France!"
Marie Cath
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