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Saint François Régis à l'approche de la fête annuelle de l'Eglise du Collège



Saint François Régis à l'approche de la fête annuelle de l'Eglise du Collège

16 juin : Saint Jean-François Régis



Le 16 juin 1737 une fête inoubliable se déroule dans la basilique mère de toutes les églises du monde, cathédrale de Rome : La basilique Saint Jean du Latran à Rome. Vingt-sept cardinaux, des centaines de prélats, le roi d'Angleterre, les ambassadeurs et la noblesse romaines, tous les français qui séjournaient à Rome alors, entourent Clément XII canonisant deux saints français : l'un avait été béatifié seulement huit ans plus tôt, l'autre « attendait » depuis 22 ans, tous les deux avaient été les apôtres de la charité, les grands amis du sacerdoce, ils s'étaient consacrés, d'un même cœur, bien que sur des théâtres d'étendue et de renommée très diverses, l'un durant près d'un demi-siècle, l'autre durant moins de neuf ans, au soulagement des pauvres de Jésus-Christ, à la sanctification des prêtres de Jésus-Christ : Vincent de Paul et Jean-François Régis.


            Au 16 juin fut fixé la fête de Saint Jean-François. En effet, le jour de sa naissance au ciel, à savoir le 31 décembre 1640, était non seulement occupé par les célébrations de l'octave de la Nativité du Seigneur, mais encore moins propice aux pèlerinages là-haut, sur la montagne de Lalouvesc qui n'a pas attendu 97 ans pour témoigner son amour au « Saint Père Régis ». Le jour même de son enterrement, deux jours après sa mort, le 2 janvier 1641, 22 curés de paroisse (ils étaient venus pour la mission ou pour les funérailles), des Jésuites de trois maisons différentes, une foule accourt des sept ou huit lieux environnantes. Funérailles invraisemblables, en un jour d'hiver aux neiges abondantes, pour chanter une messe des défunts qui était déjà une canonisation populaire. Normalement, le printemps venu, son corps aurait dû rejoindre « sa » maison : à savoir le Collège du Puy. Mais le pieux entêtement des montagnards ardéchois eu raison de toutes les lois de la Compagnie de Jésus et de l'enthousiasme des habitants du Puy qui l'avaient tous connu et aimé. Ses notes personnelles, ses sermons, tout cela il l'a brulé avant sa mort qu'il savait proche, et c'est par l'enthousiasme et le témoignage de ses contemporains que son cœur ouvert à tous, son ministère, son quotidien restent ardent aux quatre coins de la ville en ce mois de janvier 1641.



l'enthousiasme des habitants du Puy qui l'avaient tous connu et aimé

Il ne faut pas oublier qu'au Puy tous devaient quelque chose au Père Régis. Certains lui étaient redevables d'une confession inoubliable. D'autres devaient rester marqués pour toujours par le choc provoqué par un de ses sermons, d'autres avaient étés sauvés par le viatique reçu de sa main.

Beaucoup des plus pauvres l'avaient vu franchir sans gène la porte de leur taudis pour consoler et trouver des solutions. Ses anciens élèves du Collège allaient garder son catéchisme a jamais gravé dans le cœur ; ses servants de messe à l'église du Collège ne pourraient plus jamais « manquer » leur messe, ni oublier l'encouragement à aimer la Vierge Marie qu'il leur donnait ensuite pour les remercier en les embrassant. Les pénitents se rappelleraient que, pénitent lui-même dans sa jeunesse, il était exemple de régularité dans le dévouement. Les dentelières allaient le garder pour toujours comme saint protecteur, les anciennes prostituées allaient garder, malgré toutes leurs difficultés, la règle de vie qu'il leur avait donné.


L'évêque Just de Serre et son vicaire général demeureraient inconsolables d'avoir perdu leur prêtre le plus zélé. Le peintre Guy François qui avait fourni les magnifiques tableaux de l'église des jésuites et qui l'avait reçu dans sa maison proche de celle d'une pauvre malade qu'il visitait régulièrement, rue des Farges, ainsi que les consuls de la ville, les chanoines, les magistrats, tous resteraient marqué par son sourire radieux, par une conversation amicale en français, en latin, en grec ou en patois, chacun selon sa condition et les circonstances.

Certains habitants du Puy lui doivent une conversion in extrémis, un changement radical et sans retour de toute la vie. Certains allaient rester éblouis par une remontrance publique et salutaire. La cohorte de ceux qui avaient tenté de l'assassiner : souteneurs, pervers, jaloux… offrira les exemples des plus chaudes larmes. L'Hôtel-Dieu, l'Hôpital Général ne verront plus sa silhouette alerte et familière aller de lit en lit pour parler, changer les draps, nettoyer les ulcères, bénir, écouter les confessions, donner la communion, assister aux derniers instants. Ce sont les plus abandonnés, ceux qui lui devaient la nourriture que ses amies de l'œuvre du bouillon leur servaient chaque jour, qui lui donneront le nom de Père des Pauvres.


Non, le corps du Père Régis ne leur sera pas rendu : ils iront à pied à Lalouvesc recueillir une poignée de terre de dessus son tombeau ; ils viendront s'agenouiller (jusqu'à la Révolution qui le fera disparaîre) dans son confessionnal vide à l'église du Collège ; ils planteront une croix avenue de Vals, sur la droite, aujourd'hui un peu avant le pont du chemin de fer, pour marquer un des lieux où il faillit perdre la vie au cours d'une agression. Ils transformeront en chapelle la chambre où il logeait et entassait le bric à brac qui lui servait de réserve de meubles et de linge pour les pauvres qui le suivaient habituellement à travers tout le Puy.



Bien plus tard, au moment de la béatification, deux précieuses reliques de celui qui avait tant de fois su toucher les cœurs dans cette église, grâce à la douce ardeur de sa parole, furent offertes au Puy : une côte et la mâchoire inférieure. Seule cette dernière à traversé les siècles et demeure précieusement gardée au trésor de l'église du Collège.


            C'est cette fidélité à l'action de grâce et à la reconnaissance envers S. Régis que tous ceux qui le désirent pourront renouveler le dimanche 22 juin à 10 heures 30 en participant à l'Eucharistie en son honneur célébrée par Mgr Brincard.



Pourquoi prier saint Régis ? 

            L'inventaire des ex-voto disposés dans la chapelle de l'église qui lui est consacrée depuis 1716, révèle toute la confiance en Saint Régis  de la part de ses amis : il est spécialement sollicité et remercié pour sa prière en faveur des candidats aux examens (S. Jean-Marie Vianney, candidat à l'examen d'entrée au Séminaire, monta (et descendit) à pied à Lalouvesc), pour sa protection des dentelières (depuis qu'il a sauvé de la ruine cette activité quelques mois avant sa mort), pour son secours aux foyers qui ont des difficultés à avoir des enfants (une famille du Puy rend grâce en cette année 2008 pour une naissance favorisée par la prière de S. Régis) et bien sûr pour le don de la santé aux malades.


Une marque de justesse dans la démarche du pèlerin de Saint Régis :



Selon une habitude prise à Lalouvesc depuis 1699 –avant même sa béatification– ce sont les moyens et pratiques ordinaires de la vie chrétienne : confession, participation à la messe, aumône et service des pauvres qui sont ainsi traditionnellement reconnus comme les meilleurs moyens d'honorer S. Régis, pendant le pèlerinage, comme en tout temps.





Samedi 21 juin :


Confessions et adoration eucharistique (dans l'église) : 10 h – 12 h & 16 h – 18 heures


Salut et bénédiction du Saint Sacrement : 18 heures






Dimanche 22 juin :


Messe présidée par Mgr Brincard : 10 heures 30




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