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Cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay

Entretien avec le Père Roland Bresson - La mission du sanctuaire, avec Marie, conduire une multitude vers Dieu.

Dimanche dernier, les fidèles et amis de la Cathédrale du Puy-en-velay remerciaient le Père Rolland Bresson pour les neuf années passées au service du sanctuaire en tant que vice-recteur.
Retour avec lui sur les grandes transformations et la mission de la Cathédrale.

Quels ont été les grands moments de votre ministère à la Cathédrale ?


Parfois en parallèle, souvent en harmonie avec mes autres missions dans les collèges ou le scoutisme, j'ai bénéficié de la grâce de participer à ce que je crois pouvoir appeler des pages mémorables de l'histoire récente de ce sanctuaire.
Tout d'abord, c'est en intervenant en tant que cérémoniaire de l'évêque, lors de la restauration puis de la réouverture de la Cathédrale en 1998 que j'ai commencé à exercer un ministère ici. C'était alors les débuts exaltants d’une aventure. Tout arrivait à la fois : comme des divines surprises et en même temps comme quelque chose de prévu, voulu et porté par le serviteur et le pasteur du lieu : monseigneur Henri Brincard. ... Le chantier rempli de surprises pendant quatre ans, la découverte de sept cents partitions du fonds musical ancien de la cathédrale avec François Clément, la réouverture du grand escalier, la lumière et la couleur réinventées sur les murs, les colonnes, dans les coupoles, la splendeur du buffet d'orgues, la beauté de l'autel d'onyx, le scintillement de la croix de verre et de bronze, la pierre des fièvres remise à l'honneur... Les dialogues avec Philippe Kaeppelin, créateur du mobilier liturgique, la nuit passée à la tribune avec le grand organiste Michel Chapuis à la veille de l'inauguration de l'orgue, les trois années de rêves, de projets puis la création du Centre de Musique Sacrée et de la Maîtrise avec Emmanuel Magat... les prémisses de la future communauté priante et servante dans ce sanctuaire avec l'abbé Paul Ollier qui en a été le père et le patient artisan, lui aussi émerveillé de tout ce qui nous était donné de recevoir à la réouverture puis de vivre durant ces premières années où il a "inventé" un style pastoral à la cathédrale.
Depuis, au fil des années, une vraie accélération s'est produite avec le mémorable Jubilé de 2005 et sa préparation. Avec l'arrivée du P. Emmanuel Gobilliard, en 2006, s'est confirmée et enrichie l'alliance originelle entre culture, spiritualité et pastorale à la cathédrale, grâce à ses intuitions pastorales et aux collaborations qu'il a suscitées avec ses amis artistes. La préparation et la célébration du Jubilé de 2016, à la fois diffèrent de celui de 2005 et aussi plus diocésain, ouvrent certainement de nouvelles pages qu'il sera beau de voir s'écrire maintenant.

Quelles sont les transformations marquantes de la Cathédrale ?


Avant tout, c’est l'affluence chaque année plus nombreuse des pèlerins : jacquaires, groupes d'aumônerie, scolaires, scouts et autres d'une part, mais aussi : touristes. Parmi ces derniers il y a ceux qui sont pressés (beaucoup visitent en moins de cinq minutes et ne retrouvent même plus l'entrée qu'ils ont passée sans y faire attention !) mais il y a aussi l'augmentation du nombre de ceux qui choisissent, sans oser le dire où se l'avouer, de venir visiter ce lieu aussi à cause de ce qu'il signifie.  Ces touristes qu'une visite, que le passage devant un confessionnal ouvert va transformer en pèlerins... Durant les premières années, nous pensions que cette affluence était due à un effet de nouveauté, mais ce n'était rien par rapport à aujourd'hui !


Quelle est la première mission de ce sanctuaire et de ceux qui y exercent une activité ?


Si le défi des paroisses c'est de savoir comment donner à des fidèles le goût de franchir le seuil de l'église, le défi à la cathédrale, c'est de savoir que proposer aux visiteurs et aux pèlerins qui sont présents et nombreux. Comment les faire s'ouvrir à la véritable grâce du lieu. La beauté de l'espace, un agenda consistant de célébrations liturgiques et de confessions, la justesse et la beauté de ce qu'on y voit et de ce qu'on y entend au cours des célébrations liturgiques, la disponibilité du bénévole et de la personne employée, du prêtre et même du fidèle qui vient y prier régulièrement, sont les chemins d'évangélisation des pèlerins et touristes à la cathédrale.

Quel message avez-vous envie de transmettre à ceux avec qui vous avez travaillés pendant toutes ces années ?


Un double message.
Attardez-vous à goûter la grâce de prier et de servir en ce lieu vraiment choisi par Dieu comme nous l'expliquent à leur manière les passionnantes légendes de la fondation du sanctuaire de Notre-Dame du Puy. Marie a posé le pied sur ce rocher, sur la pierre des fièvres. Avec elle, le Verbe fait chair à visité ces lieux et y a établi une demeure avec les hommes. La liturgie solennelle, doit y rester toujours nourrie par la prière silencieuse et personnelle des petits matins où des soirées, quand la cathédrale reste encore un peu ouverte après l'adoration. Il en est de même pour la personne qui assure le ménage, le fleurissement, la préparation matérielle des célébrations, l'accueil à la boutique, les tâches administratives, et pour la religieuse qui va assurer un service. La prière solitaire, un soir de janvier, quand la bise siffle dans les vitraux des coupoles, doit y rester habitée par les multitudes d'intentions apportées là par les foules de Noël et de l'été et même par celles des anciens jubilés. Quand on connaît l'histoire de ce sanctuaire, on peut même s'appuyer sur et éprouver réellement le secours de la prière des saints qui ont visité ces nefs : saint Louis, Isabelle Romée, saint Régis, bienheureuse Agnès de Jésus, saint Odilon, saint Mayeul, et tant d'autres à la suite de saint Vozy et de tous les saints évêques fondateurs après lui.
Le second message découle du premier : Soyez des héritiers heureux de transmettre ce que vous avez contemplé, conscients d'avoir à enrichir cet héritage en le partageant : aux jeunes notamment et en premier lieu.  


Qu’allez-vous faire à présent ?


Je suis envoyé pour un an comme administrateur de la Paroisse de saint-Didier, st JustMalmont, saint Victor Malescourt, la Séauve. Je continue en parallèle à être aumônier de la Maîtrise. J’y serai tous les mardis, rendez-vous pour les Vêpres à la cathédrale à 17 heures 30. J'aurai en charge aussi la Commission Diocésaine de Musique Liturgique qui va connaître cette année un nouveau départ, impulsé par Mgr Crepy.  


Missions à la cathédrale et ailleurs  :  


30 juin 1991 : Ordination à Saint Laurent  
De 1991 à 1999 : Vicaire à Saint Laurent, aumônier des Petits Chanteurs du Mont Anis.  
De 1991 à 2009 : aumônier du groupe Scouts de France du Puy
De 1991 à 2015 : aumônier et prêtre référent au collège saint Joseph
De 1995 à 2016 : Cérémoniaire diocésain et de l'évêque  
De 1996 à 2007 : aumônier au P. N. D. F.  
Depuis 1999 : Aumônier de la Maîtrise
1999-2000 : prêtre auxiliaire aux paroisses de Loudes
De 2000 à 2016 : Prêtre référent au collège saint Régis
De 2001 à 2007 : Prêtre auxiliaire à Pradelles et paroisses environnantes  
2004-2005 : auxiliaire du recteur de la cathédrale pour l'organisation et l'animation du Jubilé de 2005
2007 à 2016 : Vice recteur de la cathédrale N-D du Puy
2009 - 2014 : aumônier national des Pueri Cantores


Ministères en cours :


Administrateur de la Paroisse de saint-Didier, st Just-Malmont, saint Victor Malescourt, la Séauve de septembre 2016 à août 2017
Aumônier de la Maîtrise
Président de l'association Maîtrise de la cathédrale
Responsable de la Commission Diocésaine de Musique Liturgique
Prêtre référent  pour la célébration de la messe dans la forme extraordinaire du rite romain