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Centre de Musique Sacrée du Puy-en-Velay
Centre de Musique Sacrée du Puy-en-Velay Centre de Musique Sacrée du Puy-en-Velay

Présentation

L’orgue de la cathédrale du Puy est un orgue classique français (XVIIe et XVIIIe siècles). Il a été restauré et déplacé par la maison Boisseau-Cattiaux lors des grands travaux de restauration de la cathédrale effectués entre 1994 et 1999 et financés par l’état.

Dès 1579, un orgue existe sur un jubé.

En 1689, un nouvel instrument prend place sur un autre jubé commandé par Mgr de Béthune. Cet orgue, qui comporte deux façades, est l'oeuvre du facteur marseillais Jean Eustache. Le buffet en noyer est confié au menuisier Alagnon et aux sculpteurs François Tireman puis Pierre Vaneau (entre autres) dont on retrouve d'autres œuvres en Haute-Loire et en particulier au Puy. Il sera classé en 1862.

Cet orgue ne cessera d’évoluer et même d’être déplacé (cinq emplacements en tout) au fil du temps.

En 1776, l’orgue est restauré par Jean-Baptiste Isnard, neveu du grand facteur Jean-Esprit Isnard à qui l'on doit notamment l'orgue de St-Maximin-la-Ste-Beaume.

En 1781, Mgr de Galard fait démolir le jubé. L’orgue est alors déplacé contre le mur ouest de la cathédrale et il perd une façade et des sculptures.

Mrg de Bonald fait appel au célèbre facteur Joseph Callinet en 1828 pour refaire l’instrument (soufflets, claviers, tuyaux en bois) puis à Claude-Ignace Callinet en 1839.

En 1846, d’importants travaux dans la cathédrale, en particulier sur la façade ouest et sur les deux premières travées, occasionnent un troisième déplacement de l’orgue qui trouvera sa place sur la tribune nord (actuelle tribune de St Michel archange). Le grand facteur Aristide Cavaillé-Coll aurait effectué ce travail mais aucun document nous permet de l'affirmer actuellement.

Les interventions de Ducroquet, qui rajoute un récit expressif de 5 jeux, puis celles de  Merklin (1893) et de Puget (1931) transforment radicalement l'esthétique de l'instrument.

En 1938, à la demande de Mgr Rousseau, la maison Gloton-Debierre le déplace une nouvelle fois et l’installe au fond du chœur (actuel emplacement de la Vierge noire). L’orgue subit des transformations drastiques : électrification de la transmission, étendue des claviers de 50 à 58 notes dont le premier Do dièse pour 48 jeux en tout. Le positif de dos est placé dans le soubassement et le récit au dessus du grand orgue. La console, indépendante, est électrique et posée au sol (actuel emplacement du maître autel). Enfin, un relevage est effectué en 1971.

1994-1999 : devant l’afflux croissant des pèlerins de St Jacques de Compostelle, Mgr Brincard et les monuments historiques réaménagent la cathédrale. La reconstitution du grand escalier central, disparu au XVIIIe siècle, oblige l’orgue à ‘‘déménager’’ à nouveau.

Le démontage est alors confié au facteur Simon pour la partie instrumentale, et à la maison Müller pour l’ébénisterie.

L’instrument est restauré par la maison Boisseau-Cattiaux qui lui redonne son caractère classique français. Pour des raisons pratiques (déplacement du chœur dû à l’arrivée de l’escalier reconstitué, acoustique, affluence des pèlerins, meilleure adaptation à la liturgie), l’instrument est déplacé à nouveau à l’extrémité ouest de la cathédrale mais, afin de retrouver sa deuxième façade, en partie conservée à la sacristie, il sera avancé d’une travée. La maison Férignac la reconstitue et la complète. Le tout est installé sur une tribune neuve en noyer, située au-dessus de la nef centrale.

L’orgue a donc retrouvé sa disposition et son esthétique d’origine : double façade, positif de dos, console en fenêtre, jeux d'esthétique classique française, diapason à 415 Hz et tempérament d'Alembert-Rousseau...

Actuellement, cet orgue est particulièrement bien adapté à l'interprétation des œuvres des XVIIe et XVIIIe siècles, voire du XXe siècle. Sa singularité et sa personnalité en font un instrument prisé des connaisseurs. Il a d'ailleurs fait l'objet de plusieurs enregistrements discographiques.

Son utilisation est partagée entre sa fonction cultuelle et des activités culturelles :

  • Accompagnement des offices : seul ou avec la maîtrise et les choeurs d'adultes du Centre de musique sacrée.
  • Formations d’organistes liturgiques pour tout l'ensemble du diocèse.
  • Cours de la classe d’orgue des Ateliers des arts (conservatoire à rayonnement départemental de la communauté d’agglomération du Puy-en-Velay). Même les plus petits, respectueux et conscients de la valeur de cet instrument, viennent s’éveiller à la beauté de ses timbres.
  • Concerts : l’orgue est joué seul ou avec d'autres instruments, ou des voix, un orchestre. Les rendez-vous de l’été sont particulièrement attendus par les mélomanes (nombreux dans cette terre de festivals) tout comme les journées du patrimoine ou encore la fête de la musique. Les touristes curieux de découvrir ce magnifique instrument et les passionnés d’orgue viennent de toute la France, et de bien plus loin encore, écouter l’un des plus beaux fleurons de la région Auvergne.

2011 : L’orgue étant un instrument vivant, sensible au passage intense des pèlerins et visiteurs, aux vicissitudes du climat de notre belle Haute-Loire et au fait qu’il est très souvent utilisé, il a besoin d’un relevage qui sera effectué à l’automne par le facteur Bertrand Cattiaux.