Bien évidement, en tant que serviteur de cette famille que nous formons ici, je me réjouis des groupes qui viennent en pèlerinage et tout particulièrement du groupe de la communauté de l'Emmanuel présent parmi nous, de la famille des béatitudes présente dans le diocèse par un apostolat dont je me réjouis, et aussi de tant d'autres familles dans l'église qui sont au service de la mission. C'est merveilleux d'être si profondément unis et aussi étonnement divers.
Nous avons entendu la parole de Dieu, la parole du père de famille. Cette parole nous invite à nous tourner vers le mystère du Christ ressuscité, vers le mystère du fils unique du Père en lequel nous devenons tous fils. Le récit que l'évangile nous rapporte est un récit très important dont vous retiendrez ce que l'esprit saint vous aidera à retenir, mais je voudrais seulement souligner ceci : c'est le troisième jour après la mort de Jésus. Le signe qui est donné manifeste que la croix est une victoire et c'est pourquoi il me plait de souvent regarder la croix qui est au dessus de cet autel car elle est traversée d'une lumière qui nous rappelle qu'elle a été le chemin par lequel l'amour est venu jusqu'à nous, le chemin par lequel il nous a libéré, le chemin par lequel il veut que nous le suivions, le chemin qui nous conduit vers la gloire définitive.
Les deux disciples discutent entre eux et Jésus arrive. Il est présent brusquement au milieu d'eux sans qu'ils s'aperçoivent que Jésus est là . Très souvent dans nos vies, il en va ainsi. Nous parlons beaucoup de Dieu, et c'est bien, mais n'oublions pas de l'écouter et de lui parler avant de parler de lui. Les deux disciples commentent ce qui s'est passé avec une vision humaine. Il faudra que Jésus se révèle pour qu'ils regardent le mystère de la passion dans la lumière de Dieu, une lumière qui glorifie Dieu. Ce qui est étonnant c'est que Jésus les questionne avec de les éclairer : « de quoi causiez vous donc tout en marchant ? ». Je ne serais pas étonné que Jésus en fasse autant dans nos vies : « de quoi parliez vous donc ? » Par exemple, pendant une messe le dimanche, on peut se parler à soi même, au lieu d'écouter celui qui veut nous remplir de sa lumière. Et pourtant la question de Jésus, pleine de bonté vient provoquer un arrêt des disciples. C'est un détail très important à souligner. J'aime à dire que dans les évangiles tout est symbolique, non pas mythique, mais symbolique c'est-à -dire nous éclaire sur un amour qui se donne par la parole de Dieu. A partir de cette question, il y a cet échange que l'évangile nous rappelle.