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homélie du troisième dimanche de Paques le 06/04/08

prononcée par Monseigneur Henri Brincard




Chers amis, en ce temps de pâques, nous sommes rassemblés dans cette cathédrale qui est aussi un sanctuaire en vue d'une rencontre avec Jésus dans le mystère de l'eucharistie.

Nous formons une grande famille à partir de l'offrande de la croix. Une grande famille qui a une même vie à partir d'une unique source et d'une même mission : celle  du Christ lui-même et du Christ ressuscité. C'est pourquoi aujourd'hui je me réjouis qu'il y ait autant de familles qui évoquent le mystère de cette grande famille qu'est l'Eglise et du cÅ“ur blessé de l'agneau.

Je suis heureux que cette cathédrale, ce sanctuaire, nous rappelle que cette famille a une mère qui nous a été donné par celui qui est la source même de notre vie. Ici, depuis des décennies voire des siècles, des familles viennent en pèlerinage et aussi cette famille de l'Eglise qu'on appelle la paroisse et j'aime à dire que la paroisse qui est profondément une famille est appelée, au niveau de l'accueil et du service de la mission, à être la famille des sans familles.

Chères familles, chers diocésains, et chers paroissiens, c'est une joie de vivre le mystère pascal dans le mystère de l'eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l'église comme l'a dit le dernier concile.


Bien évidement, en tant que serviteur de cette famille que nous formons ici, je me réjouis des groupes qui viennent en pèlerinage et tout particulièrement du groupe de la communauté de  l'Emmanuel présent parmi nous, de la famille des béatitudes présente dans le diocèse par un apostolat dont je me réjouis, et aussi de tant d'autres familles dans l'église qui sont au service de la mission. C'est merveilleux d'être si profondément unis et aussi étonnement divers.

Nous avons entendu la parole de Dieu, la parole du père de famille. Cette parole nous invite à nous tourner vers le mystère du Christ ressuscité, vers le mystère du fils unique du Père en lequel nous devenons tous fils. Le récit que l'évangile nous rapporte est un récit très important dont vous retiendrez ce que l'esprit saint vous aidera à retenir, mais je voudrais seulement souligner ceci : c'est le troisième jour après la mort de Jésus. Le signe qui est donné manifeste que la croix est une victoire et c'est pourquoi il me plait de souvent regarder la croix qui est au dessus de cet autel car elle est traversée d'une lumière qui nous rappelle qu'elle a été le chemin par lequel l'amour est venu jusqu'à nous, le chemin par lequel il nous a libéré, le chemin par lequel il veut que nous le suivions, le chemin qui nous conduit vers la gloire définitive.

Les deux disciples discutent entre eux et Jésus arrive. Il est présent brusquement au milieu  d'eux sans qu'ils s'aperçoivent que Jésus est là. Très souvent dans nos vies, il en va ainsi. Nous parlons beaucoup de Dieu, et c'est bien, mais n'oublions pas de l'écouter et de lui parler avant de parler de lui. Les deux disciples commentent ce qui s'est passé avec une vision humaine. Il faudra que Jésus se révèle pour qu'ils regardent le mystère de la passion dans la lumière de Dieu, une lumière qui glorifie Dieu. Ce qui est étonnant c'est que Jésus les questionne avec de les éclairer : « de quoi causiez vous donc tout en marchant ? Â». Je ne serais pas étonné que Jésus en fasse autant dans nos vies : « de quoi parliez vous donc ? Â» Par exemple, pendant une messe le dimanche, on peut se parler à soi même, au lieu d'écouter celui qui veut nous remplir de sa lumière. Et pourtant la question de Jésus, pleine de bonté vient provoquer un arrêt des disciples. C'est un détail très important à souligner. J'aime à dire que dans les évangiles tout est symbolique, non pas mythique, mais symbolique c'est-à-dire nous éclaire sur un amour qui se donne par la parole de Dieu. A partir de cette question, il y a cet échange que l'évangile nous rappelle.

Je voudrais souligner que Jésus va commenter la parole de Dieu : c'est Dieu qui commente sa parole ! C'est ce qui est à l'origine de la lecture que nous faisons de l'ancien testament, une lecture dans la lumière du Christ, à partir du Christ et qui nous conduit au Christ. Il y a une lecture chrétienne de l'ancien testament et elle est fondée sur Jésus lui-même. Jésus fait un commentaire de l'ancien testament pour nous éclairer sur le sens de sa mission et sur son mystère de sauveur.

Je le redis aujourd'hui cette lecture chrétienne de l'ancien testament n'est pas factice, n'est pas exagérée, elle est vraiment la lecture en profondeur de l'ancien testament et il est très important au niveau de la catéchèse de ne jamais l'oublier quand nous présentons aux enfants l'histoire de la première alliance qui trouve son achèvement dans la seconde c'est-à-dire sa pleine signification, sa réalisation parfaite aussi.

Jésus va se faire reconnaître, et c'est le troisième point que je veux souligner, à un moment très précis. Tout d'abord, le commentaire que Jésus fait de la parole de Dieu donne le désir de rester avec lui, la parole entendu à l'église et par l'Eglise doit nous donner le désir de rester avec lui c'est là l'effet profond et essentiel de sa parole. Est-ce que après avoir entendu la parole de Dieu, vous avez le désir de rester avec Jésus ?



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Homélie du 27 juillet 2008 par Mgr Henri Brincard