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Cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay
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Marie-Joseph sonnera bien pour le Jubilé de Notre-Dame du Puy

 

Depuis Noël, la plus vénérable cloche de la cathédrale, le bourdon Marie-Joseph se taisait en attendant qu'on lui rende sa voix, en l'occurence : son battant.

            Comme sa jeune soeur Anne-Marie (1836), il avait dû se taire pendant plusieurs semaines pour un renforcement du point de fixation du battant à l'intérieur de la cloche, un point sensible soumis à de puissantes tractions. Une rupture, comme cela a failli être le cas pour Anne-Marie par le passé, pouvait provoquer un accident : éjection du battant, danger pour les autres cloches, voire pour la bâtisse du clocher ou l'environnement immédiat en cas de projection à l'extérieur du beffroi.

 

            C'est l'entreprise Bodet qui a effectué la remise en place de ce battant le lundi 15 mars, une dizaine de jours avant l'ouverture du XXXIe Jubilé de N-D du Puy.

 

            Suspendu en 1788 dans le grand clocher, ce bourdon n'a pu échapper à la destruction révolutionnaire que grâce à sa puissance sonore qui le rendait apte aux sonneries républicaines et aux tocsins et alarmes publiques. Les onze autres cloches furent jetées à bas du clocher et fondues pour faire des canons.

 

            Le premier jubilé que ce bourdon aurait pu annoncer joyeusement n'eut aucun retentissement à la cathédrale elle-même. C'était en 1796, elle était aux mains de l'évêque "jureur" Delcher et considérée comme profannée. L'évêque de Gallard de Téraube de qui ce bourdon tient son nom – "Marie-Joseph" était le prénom de Mgr de Gallard – organisa le jubilé depuis la Suisse où il avait émigré. Personne ne devait célébrer le Jubilé à la cathédrale elle-même, mais dans les granges à travers le diocèse, autour des prêtres restés fidèles au Pape et à l'évêque désigné par le Pape.

            Il aurait été domage que le bourdon de ND du Puy qui a donc sonné pour son premier jubilé en 1842, ne se fasse pas entendre pour la huitième occasion depuis sa fonte par Etienne Barrard. Il pèse 3170 kg. Le poids du battant lui-même, en fer, avoisine le quintal. Il sonne un magnifique Si bémol 2, enrichi d'un halo d'harmoniques.

 

            C'est le mercredi 23 mars aux environs de 18 heures, qu'il se fera entendre avant que les autres cloches de la cathédrale et de la ville ne le rejoignent pour annoncer l'ouverture du Jubilé.

Ci-joint :

deux photos du remontage du battant de Marie-Joseph.
Un enregistrement de la volée de Marie-Joseph

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