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 <title>Cathédrale de Notre Dame du Puy-en-velay</title>
 <subtitle><![CDATA[Espace d'information et de découverte spirituelle, culturelle, touristique de la cathédrale de Notre Dame du Puy-en-velay]]></subtitle>
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 <updated>2012-05-18T06:50:53+02:00</updated>
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   <title>Rencontres musicales du 16 au 20 mai 2012</title>
   <updated>2012-05-04T22:07:00+02:00</updated>
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   <category term="Vie culturelle" />
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   <published>2012-05-04T22:02:00+02:00</published>
   <author><name>Pierre Gauer</name></author>
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      <strong>Télécharger le programme </strong>(format PDF)
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   <title>2ème DIMANCHE DE PÂQUES HOMELIE prononcée par PERE FLORENT DE RUGY</title>
   <updated>2012-04-18T20:00:00+02:00</updated>
   <id>http://www.cathedraledupuy.org/2eme-DIMANCHE-DE-PAQUES-HOMELIE-prononcee-par-PERE-FLORENT-DE-RUGY_a684.html</id>
   <category term="Prédications" />
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   <published>2012-04-18T17:00:00+02:00</published>
   <author><name>Maryline Reymond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
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      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/art/default/4106385-6231673.jpg" alt="2ème DIMANCHE DE PÂQUES HOMELIE prononcée par PERE FLORENT DE RUGY" title="2ème DIMANCHE DE PÂQUES HOMELIE prononcée par PERE FLORENT DE RUGY" />
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      <strong>2<sup>ème</sup> DIMANCHE DE PÂQUES HOMELIE prononcée par PERE FLORENT DE RUGY</strong> <br />  <strong>&nbsp;LE 15 AVRIL 2012</strong> <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;Heureux ceux qui croient sans avoir vu.&nbsp;» <br />  Vous irez faire votre petit pèlerinage à St Laurent pour voir ce magnifique tableau de Guy François où nous voyons Saint Thomas s’approcher du Christ pour toucher les saintes plaies. Nous avons touché les saintes plaies dans la célébration du mystère de Pâques, dans la célébration de la Passion, dans tout ce temps des fêtes pascales. <br />  &nbsp; <br />  Nous découvrons avec cette rencontre du Christ et de saint Thomas que cette tradition du dimanche nous est donnée à Pâques. Si nous sommes chrétiens, c’est parce que le dimanche nous est donné. C’est le dimanche qui nous fait chrétiens. C’est de répondre à cet appel du Christ qui fait de nous des chrétiens. Si je ne suis plus là le dimanche, je suis chrétien mais… Le dimanche, le huitième jour, Jésus est là&nbsp;: «&nbsp;La paix soit avec vous&nbsp;» Depuis la première semaine cela n’a jamais cessé. Le premier chemin par lequel je deviens chrétien&nbsp;: c’est en vivant ce temps du dimanche. Le Seigneur ne se lasse jamais de nous le répéter. C’est ce que nous avons entendu dans la prière d’ouverture&nbsp;: «&nbsp;Dieu de miséricorde infini…&nbsp;» Dans les célébrations pascales, le Seigneur nous rappelle quel baptême nous a purifiés, quel Esprit nous a fait renaître, et quel sang nous a rachetés. Dieu ne se lasse jamais de nous attirer à Lui et de nous faire découvrir, redécouvrir, approfondir ce qui nous sauve, c’est peut-être cela la profondeur de sa miséricorde. Nous, nous nous décourageons, nous mettons des limites, nous sommes limités. Je pense souvent à cette parole de saint Pierre&nbsp;: «&nbsp;Maître si mon frère pèche contre moi, est-ce que je dois lui pardonner jusqu’à sept fois.&nbsp;», sous-entendu «&nbsp;là c’est déjà la plénitude du pardon, après ce n’est plus possible.&nbsp;» Jésus répond&nbsp;: «&nbsp;Jusqu’à 70 fois 7 fois.&nbsp;» Si tu veux être saint comme Dieu est saint, miséricordieux, comme Dieu est miséricordieux, le pardon est infini. Non pas pour dire, «&nbsp;bon ben tant pis&nbsp;» mais pour pouvoir continuer d’aimer et permettre à celui qui offense de revenir pour aimer. Le Seigneur permet à chacun d’entre nous qui sommes pécheurs de revenir pour vivre de son amour, même si nous sommes tombés, même si nous nous sommes éloignés. Pour le Seigneur, il y a toujours un chemin pour retrouver cet amour. C’est ce que nous disent les lectures, saint Jean dans l’évangile&nbsp;: «&nbsp;Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a fait en présence des disciples mais tous ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux là y ont&nbsp; été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.&nbsp;»&nbsp;; saint Jean, dans sa première lettre&nbsp;: «&nbsp;L’amour de Dieu c’est cela&nbsp;: garder ces commandements. Ces commandements ne sont pas un fardeau, car tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde et ce qui nous fait vaincre le monde c’est notre foi.&nbsp;» <br />  Par notre foi, nous avons la vie en son nom et sommes vainqueurs du monde. «&nbsp; Qui donc est vainqueur du monde&nbsp;? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu. C’est lui, Jésus Christ,&nbsp; qui est venu par l’eau et par le sang. Pas seulement l’eau mais l’eau et le sang&nbsp;», avons-nous entendu dans la première lettre de saint Jean. Il est important de se rappeler cela&nbsp;: par notre foi, nous avons la vie en son nom. Nous vivons déjà de la vie du Christ ressuscité par notre foi, nous pouvons aimer comme Dieu aime par notre foi, nous sommes vainqueurs du monde, et, par notre foi nous pouvons être fidèles à la parole du Christ et à ses commandements. C’est ce que nous avons entendu dans la première lecture où nous voyons la première communauté chrétienne vivre par la foi de la grâce que le Seigneur donne. «&nbsp;C’est avec une grande force que les apôtres portaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et la puissance de la grâce était sur eux tous.&nbsp;» Quand on lit ce petit passage rapidement on se dit&nbsp;: «&nbsp;C’est vraiment la vie idyllique, le paradis… Tout le monde donne tout à tout le monde, personne n’est propriétaire de rien… On mettait tout en commun… C’est formidable, c’est gentil mais maintenant passons aux choses un peu concrètes de notre quotidien.&nbsp;» Oui, mais c’est la première communauté et nous voyons que par la grâce du Seigneur, la première communauté se construit et que se construit une société dans laquelle les disciples vont pouvoir vivre pleinement et faire connaître cet amour qui vient de Dieu et faire connaître la foi au Christ Jésus. <br />  Alors nous allons garder tout cela dans notre cœur, méditer cela pour avoir la paix en notre cœur. Je dis cela en pensant aux événements tout proches qui nous attendent&nbsp;: les élections, présidentielles et législatives. Ce n’est pas pire que les élections municipales, qui généralement donnent lieu à de grandes batailles dans des petits villages, plus c’est petit, plus c’est difficile. Donc nous allons garder dans notre cœur cet don de Jésus&nbsp;: «&nbsp;La paix soit avec vous.&nbsp;» Qui est vainqueur du monde&nbsp;? Celui qui croit au Christ Jésus. Le Seigneur sait bien que nous n’allons pas vaincre en une seconde, lui, il ne se lasse jamais. Avec lui ne nous lassons jamais de persévérer, de revenir, d’être patient, de garder cette paix, de garder les commandements, de garder l’Amour de Dieu. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;Alors en conclusion pour nous introduire, non pas au temps pascal, mais au temps des élections, qui commencent dimanche prochain et se finissent au mois de juin avec les législatives, je vais vous lire une lettre de nos évêques intitulée «&nbsp;Elections&nbsp;: un vote pour quelle société&nbsp;?&nbsp;». Peut-être ne vous en souvenez-vous pas parce qu’elle date d’octobre, le 3 octobre 2011. Ils ont pensé à ce moment à l’avance. Je vais vous lire un petit passage qui donne un peu les tenants et aboutissants. Rassurez-vous ce n’est pas du tout un meeting de campagne électorale où à la fin on va sortir avec un bulletin de vote qui vous sera distribué à la sortie. Non, il n’est pas question de cela, il est question de faire entrer dans notre cœur la Parole de l’Evangile, pour que nous puissions la mettre en œuvre dans notre vie, très concrètement dans la construction de notre société, de nous permettre de vivre cette foi, et de nous permettre de faire connaitre cet Amour de Dieu qui se donne et veut se faire connaître à travers le monde. <br />  &nbsp; <br />  Ce sont les évêques qui parlent&nbsp;: <br />  «&nbsp;Dans ce contexte [ils décrivent les situations de crise], notre devoir d'évêques est de rappeler la haute importance que l'Église, depuis ses origines, reconnaît à la fonction politique [Nous allons lire les actes des apôtres pendant ce temps pascal où vous trouverez les références qui confirment cela]. Dans une démocratie représentative, le vote est la manière par laquelle chacun peut participer à l'exercice du pouvoir. Il est donc essentiel d'y prendre part, de la manière la plus sérieuse possible. Un vote ne peut être simplement dicté par l'habitude, par l'appartenance à une classe sociale ou par la poursuite intérêts particuliers. Il doit prendre en compte les défis qui se présentent et viser ce qui pourra rendre notre pays plus agréable à vivre et plus humain pour tous. <br />  Comme chrétiens, nous devons être confiants : les crises qui traversent les sociétés humaines peuvent être des occasions de renouveau et des expériences qui réorientent l'avenir. Elles ne doivent pas nous empêcher de viser toujours et en toutes circonstances le respect de la dignité de toute personne humaine, l'attention particulière aux plus faibles, le développement des coopérations avec d'autres pays, et la recherche de la justice et de la paix pour tous les peuples. <br />  Cependant, nous ne pouvons pas attendre du pouvoir politique plus qu'il ne peut donner. Élire un président de la République et choisir des représentants ne suffira pas à relever les défis qui se présentent à nous aujourd'hui. Les déséquilibres actuels, avec leurs dimensions sociales, culturelles et économiques, nous font mesurer l'apport considérable de la production industrielle et de la société de consommation, mais aussi leurs limites et leurs fragilités. Le mode de vie qui est le nôtre depuis quelques décennies ne pourra pas être celui de tous les pays du monde, ni même se maintenir perpétuellement tel quel chez nous. <br />  Depuis longtemps, avec d'autres, les papes et les évêques appellent chacun à reconsidérer sa manière de vivre, à privilégier l'être plus que l'avoir, à chercher et promouvoir un « développement intégral » pour tous. Sous des termes variés, c'est la même invitation pressante à un changement de mode de vie. Chrétiens, à bien des égards, nous sommes mieux équipés que beaucoup d'autres pour choisir ce changement plutôt que de le subir seulement. <br />  &nbsp; <br />  Je vous invite à aller chercher cette lettre. Elle est accompagnée de quelques éléments de discernement, des points d’attention. Comme le dit le texte, une élection ne va pas tout résoudre. Mais nous pouvons les garder dans notre cœur pour construire&nbsp;: la vie naissante, la famille, l’éducation, la jeunesse, les banlieues et les cités, l’environnement, l’économie et la justice, la coopération internationale et l’immigration, le handicap, la fin de vie, le patrimoine et la culture, l’Europe, la laïcité et la vie en société. <br />  Vous pouvez retrouver cette lettre sur internet sans difficulté sur le site de l’Eglise catholique, (http://www.eglise.catholique.fr) - il y aussi un site où cette lettre est présentée qui s’intitule&nbsp;: quelle societe2012.fr <br />  &nbsp; <br />  Chacun va vivre ce que nous voyons dans les actes des apôtres, chacun écoute sa conscience&nbsp; et l’éclaire par la parole de l’Evangile. Et si nous nous trompons, nous reviendrons et Dieu nous fera miséricorde pour repartir et, sans cesse, sans jamais nous lasser, progresser <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.quellesociete2012.fr/">http://www.quellesociete2012.fr/</a>  <br />  
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   <title>Homélie de Mgr Barbarin, le 12 avril 2012, à l'occasion du pélerinage des étudiants</title>
   <updated>2012-04-19T07:45:00+02:00</updated>
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   <category term="Actualités" />
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   <published>2012-04-16T14:24:00+02:00</published>
   <author><name>Maryline Reymond</name></author>
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    <![CDATA[
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      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/art/default/4098731-6220347.jpg" alt="Homélie de Mgr Barbarin, le 12 avril 2012, à l'occasion du pélerinage des étudiants" title="Homélie de Mgr Barbarin, le 12 avril 2012, à l'occasion du pélerinage des étudiants" />
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      &nbsp; <br />  La Passion de Notre-Seigneur, une lecture immense, démesurée&nbsp;! C’est étrange, car chaque dimanche, nous lisons un miracle, une parabole. Des miracles, il y en a environ quarante dans l’Evangile, et autant de paraboles, mais quand arrive le dimanche de la Passion, l’événement central de notre foi, on nous fait lire d’un seul coup tout le récit de notre salut, alors que nous aimerions le méditer ligne par ligne. Deux chapitres entiers&nbsp;! Chez saint Marc, c’est presque disproportionné&nbsp;; cela correspond à un cinquième de son Evangile. On a même dit parfois que les Evangiles n’étaient que les récits de la Pâque du Christ auxquels on avait fait quelques ajouts préalables. <br />  &nbsp; <br />  Pourtant, je me dis souvent que c’est un beau choix de la liturgie, parce que des foules de gens entrent dans nos églises le jour des Rameaux. Ils se considèrent ou on les regarde parfois comme éloignés de l’Eglise, mais ils viennent fidèlement chaque année. Ils entendent le récit de la Passion et de la mort du Christ, puis ils vont au cimetière et déposent un rameau béni sur la tombe de ceux qui leur sont chers. Dans ce geste, ils expriment notre grande espérance&nbsp;: «&nbsp;Avec la mort, la vie n’est pas détruite, elle est transformée.&nbsp;» Dans la mort du Christ, il y a une folie d’amour, que Dieu a transformée en victoire. Jésus meurt en se remettant entre les mains de son Père, et, dans ses mains, il retrouvera la vie au matin de Pâques&nbsp;! <br />  &nbsp; <br />  Tout nous dépasse dans ce récit. Nous sommes scandalisés et, finalement, perdus devant tant de haine et de jalousie, tant de cruauté, tant de jugements hâtifs et de décisions si injustes, de violences, de trahisons, de reniements, de lâchetés... Tout cela nous égare, nous accable. Peut-être vaut-il mieux, au fond, que nous ne nous arrêtions pas aux détails de ce récit…, nous ne le supporterions pas&nbsp;! Encore que la méditation de la Passion, comme la manifestation d’un amour inépuisable, peut devenir pour nous une source nouvelle,&nbsp; et nous permettre ainsi de &nbsp;découvrir cet amour et le partager, de le recevoir au fond de nos cœurs et le transmettre aux autres. <br />  &nbsp; <br />  Pour nous préparer à la Passion, dans la première lecture, on nous a fait entendre un passage du prophète Isaïe, tiré du troisième chant du Serviteur. Il ne se dérobe pas devant les coups qui s’abattent sur lui&nbsp;:<em> «&nbsp;J’ai tendu le dos à ceux qui me frappaient et les joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.&nbsp;»</em> Mais auparavant, on nous dit&nbsp;: <em>«&nbsp;Chaque matin, le Seigneur éveille mon oreille&nbsp;pour que j’écoute comme un disciple. »</em> On a l’impression de suivre le parcours de la Parole de Dieu en lui. Elle vient à son oreille, descend au fond de son cœur, puis elle monte jusqu’à ses lèvres. Texte magnifique qui peut s’adresser à nous&nbsp;tous : nous mettre chaque matin à l’écoute de sa Parole, de sorte qu’au long de la journée, nous ayons «&nbsp;<em>une langue de</em> <em>disciple&nbsp;</em>» pour dire aux autres des paroles de réconfort, des mots qui nous dépassent, certes, mais dont nous sommes sûrs qu’ils sont vrais, car ils viennent du cœur de Dieu. <br />  &nbsp; <br />  Quel beau programme&nbsp;: nous mettre chaque matin à l’écoute de sa Parole, commencer notre journée en ouvrant l’Evangile, dans le silence&nbsp;! La Parole fera son chemin intérieur pour devenir une fontaine de miséricorde, et ceux que nous allons croiser dans la journée pourront s’y désaltérer. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Des tableaux successifs </strong> <br />  &nbsp; <br />  Chez Saint Marc, le récit de la Passion est construit, non pas tellement comme une histoire qu’on nous raconte tout en son long, mais plutôt comme des tableaux successifs. Ainsi, chacun de nous peut se sentir concerné par l’un ou l’autre. On peut relever une bonne douzaine de petites scènes&nbsp;: Jésus et Judas, Jésus et les gardes, Jésus et ses disciples qui prennent peur et s’enfuient, &nbsp;à part ce petit jeune homme (on imagine que c’est Marc lui-même puisque son Evangile est le seul à en parler). Un jeune homme qui suivait Jésus, plus décidé, plus courageux que les autres… il est peut-être là dans la cathédrale, aujourd’hui. Il n’avait pour vêtement qu’un drap, on a voulu le saisir... et finalement il a réussi à s’enfuir… <br />  &nbsp; <br />  Puis les tableaux continuent&nbsp;: Jésus devant le sanhédrin, Jésus et Pierre&nbsp;: quelle souffrance&nbsp;! Il avait fait des promesses sincères, comme nous … et il faut voir comment il les a tenues… Mais enfin, béni soit Pierre, qui, après avoir compris la gravité de son reniement, éclate en sanglots, de belles larmes&nbsp;! Puis Jésus et Ponce Pilate, Jésus et Barrabas, Jésus et les soldats, Jésus et Simon de Cyrène, Jésus et les deux autres crucifiés à ses côtés, Jésus et ceux qui le tournent en dérision.<em> «&nbsp;Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  Ensuite, nous voyons Jésus et son Père, Jésus et le centurion, Jésus et les femmes au calvaire, Jésus et ses amis… J’énonce patiemment ces scènes, parce que chacun de nous peut se retrouver dans l’une ou l’autre. Tous ceux qui défilent dans ce récit étaient des gens très bien&nbsp;: Pierre et Judas, des apôtres choisis par Jésus lui-même, les femmes qui sont là au pied de la croix, et Ponce Pilate, c’était un enfant de Dieu lui aussi… Cela me rappelle la parabole du semeur&nbsp;: les hommes sont tous une bonne semence sortie de la main du Semeur. Seulement voilà, il y a la semence qui a donné trente et soixante pour un, mais il y a aussi celle qui s’est laissé dévorer, étouffer par les chardons et les épines, et celle qui est tombée sur le chemin ou sur la pierre et n’a pas pu s’enraciner ... elle n’a porté aucun fruit. <br />  &nbsp; <br />  Peut-être aurez-vous le désir de réécouter ce récit de la Passion pour comprendre le mystère de votre appel personnel. Au moment où Jésus avance vers sa mort pour le salut du monde, chacun d’entre nous peut se positionner&nbsp;; à tel détour du récit, nous voyons, en vérité, qui nous sommes. Ceux qui, au cours d’une retraite, ont fait cette méditation de la Passion savent à quel point elle est brûlante. Mais nous avançons dans la foi, assurés que ces événements sont la source de notre salut. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le cri de Jésus </strong> <br />  &nbsp; <br />  Evidemment, tout change lorsque nous voyons Jésus, non plus avec les uns et les autres, mais tourné vers son Père&nbsp;: <em>«&nbsp;Mon Dieu, Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné&nbsp;?&nbsp;»</em> Ce cri veut-il dire que Jésus se met à désespérer&nbsp;? En tout cas, il ne cache pas sa détresse&nbsp;; on le sent au bord du précipice. D’une certaine manière, cela nous réconforte, car nous aussi, nous nous sentons parfois perdus, quand la vie nous malmène. Nous pourrons ainsi avancer dans l’espérance, en pensant que le Christ a été dans une situation monstrueusement plus injuste. <br />  &nbsp; <br />  Parce qu’en fait, dans tout ce récit, il reste une seule question&nbsp;: «&nbsp;Comment est-ce possible&nbsp;?&nbsp;» Comment peut-on vouloir tant de mal à quelqu’un qui n’a fait que du bien à tout le monde&nbsp;? Pourquoi tant de haine et de jalousie&nbsp;? La réponse ne viendra pas des personnages qui sont là, &nbsp;ni de nos cœurs. Au fond, elle nous est donnée dans l’Ecriture, dans la lecture d’Isaïe, dans tout le récit de la Passion, dans le cœur de Jésus lui-même&nbsp;: Il s’est offert parce qu’il l’a voulu. Il a voulu nous aimer jusqu’à l’extrême, disons même jusqu’à la folie. Voilà la vérité de la Passion. C’est un amour qui sera capable d’emporter et de dépasser tous ces débordements de colère et de violence. Il sera victorieux même de la mort, voilà notre assurance et notre foi. <br />  &nbsp; <br />  Alors pourquoi Jésus crie-t-il sa détresse&nbsp;? En fait, vous le savez, il est en train de prier. Comme tout juif et comme beaucoup d’entre vous, j’espère, il connait les psaumes, et dans cette heure suprême, il les récite par cœur. Evidemment, quand il arrive sur ce premier verset du psaume 21, il est saisi jusqu’au plus profond de sa chair, car c’est exactement ce qu’il est en train de vivre. Et cette phrase devient pour lui un cri&nbsp;: <em>«&nbsp;Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné&nbsp;?... Les chiens me cernent…&nbsp;»</em> La suite de ce psaume nous décrit le désastre qui entoure ce croyant que l’on voit se tourner vers Dieu&nbsp;: «&nbsp;Serait-ce donc que tu m’as abandonné&nbsp;?&nbsp;<em>»</em> Voilà bien la détresse de Jésus au Golgotha. <br />  &nbsp; <br />  <strong>«&nbsp;Entre tes mains, je remets ma vie&nbsp;»</strong> <br />  &nbsp; <br />  Pourtant si nous poursuivons la lecture du psaume, nous entendons un peu plus loin&nbsp;: <em>«&nbsp;Maintenant tu m’as répondu, tu es avec moi, tu ne m’abandonneras pas.&nbsp;»</em> Je pense à la dernière phrase que la Passion selon saint Luc met sur les lèvres de Jésus&nbsp;: <em>«&nbsp;Père, en tes mains je remets ma vie[<strong>[1]</strong>]url:http://www.cathedraledupuy.org/admin/page/4098731/#_ftn1 &nbsp;.»</em> Certes, Jésus a le sentiment d’être abandonné&nbsp;; on parle de son état de «&nbsp;déréliction&nbsp;». Mais, en même temps, il sait qu’il ne peut pas s’en remettre aux mains des hommes. On voit ce qu’elles ont fait de lui, comment elles l’ont malmené et cruellement traité. C’est pourquoi il s’en remet au Père. Dans ses mains, la vie continuera de venir et de jaillir. Car Dieu est éternellement Père et il fera ressurgir la vie du premier-né de toute créature, même si on l’a mise au tombeau. <br />  &nbsp; <br />  D’ailleurs, après ce passage, dans le récit pourtant cruel de la Passion, tout devient doux. Le centurion, un homme qui n’est pas tellement aimé des juifs, dit cette parole admirable&nbsp;: <em>«&nbsp;Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu.&nbsp;»</em> Un autre a compris la souffrance de Jésus et s’est approché pour humecter ses lèvres. Les dernières scènes sont encore plus douces&nbsp;: Jésus et les femmes qui sont au pied de la croix, Marie Magdala, Marie la mère de Jacques et Salomé, qu’on verra au matin de Pâques, présentes et silencieuses. Et puis, un ami qui est resté fidèle, Joseph d’Arimathie&nbsp;; c’était un homme influent, &nbsp;membre du conseil. Il n’a pas eu peur de se faire mal voir&nbsp;; hardiment, il est allé demander à Pilate le corps de Jésus, et il a obtenu de le traiter dignement, au moment de le mettre au tombeau. <br />  &nbsp; <br />  En fait, la grande vérité de la Passion, c’est cette phrase de Jésus. Au long du récit de Marc, il ne dit presque rien, une phrase devant les grands prêtres et quelques mots seulement devant Ponce Pilate. Pour le reste on signale qu’il se taisait, qu’il ne répondait rien. C’est pourquoi ce verset du Psaume, clamé par Jésus dans un grand cri de prière, est éclatant de beauté, de lumière et de vérité. C’est véritablement son salut et donc le nôtre. Vous le savez, mes amis&nbsp;: dans votre vie, il y a des épreuves et il y en aura encore. Je souhaite, bien sûr, qu’il y ait surtout beaucoup d’amour, mais chacun sait que l’amour et la souffrance se mêlent toujours, dans notre existence. Il ne faut pas mentir et laisser croire à un avenir où tout serait douceur. Quand arrive l’heure de la Passion, des difficultés ou des obstacles graves, nous sommes tous plus ou moins perdus. Les souffrances des autres, nous essayons de les accompagner avec délicatesse. La seule souffrance que nous ne supportons pas, c’est justement celle qui nous écorche, la nôtre. <br />  &nbsp; <br />  Alors, du récit de la Passion nous pouvons retenir ces mots&nbsp;: «&nbsp;<em>Mon Dieu, mon</em> <em>Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné&nbsp;?</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>Père, en tes mains je remets mon esprit</em>.&nbsp;» En fait, tout cela tient dans le «&nbsp;Notre Père&nbsp;» et en découle. Si c’est vraiment notre Père, il ne risque pas de nous lâcher, même lorsqu’à l’instar de Jésus, nous en avons l’impression. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le Notre-Père, un chemin pour la Semaine Sainte&nbsp; </strong> <br />  &nbsp; <br />  Puis-je vous proposer un petit exercice spirituel pour la Semaine Sainte que nous commençons aujourd’hui&nbsp;? &nbsp;Pour réveiller en vous le «&nbsp;Notre Père&nbsp;» et renouveler votre manière de le prier, attribuez à chaque jour une phrase de cette prière. <br />  Aujourd’hui donc, pour les <em>Rameaux</em>, la première&nbsp;: «&nbsp;Notre Père, qui es aux cieux.&nbsp;» Tout va se dérouler &nbsp;sous la miséricorde et la bénédiction de Dieu. <br />  Demain, <em>lundi saint</em>, l’Evangile nous invitera à regarder cette femme, avec ses cheveux, avec son flacon d’albâtre et ce parfum qu’elle verse sur les &nbsp;pieds de Jésus. Toute silencieuse et remplie d’amour, elle incarne bien la deuxième phrase&nbsp;: «&nbsp;Que ton nom soit sanctifié&nbsp;». Ce geste chante la louange et la sainteté du Nom de Dieu. <br />  Après, c’est la seconde demande&nbsp;: «&nbsp;Que ton Règne vienne. » Ce jour-là, le <em>mardi saint</em>, &nbsp;l’Evangile nous présente Judas et Pierre. Ils avaient été choisis pour faire avancer son Royaume, mais ils ont plutôt fait le contraire. Et moi, comment je fais avancer le Règne de Dieu&nbsp;sur la terre, comme au ciel&nbsp;? <br />  Dans l’Evangile du <em>mercredi saint</em>, les disciples demandent à Jésus : <em>«&nbsp;Où veux-tu que nous fassions les préparatifs&nbsp;?&nbsp;»</em> C’est la troisième phrase&nbsp;: «&nbsp;Que ta volonté soit faite.&nbsp;» Je voudrais tellement faire Ta volonté… Pourtant, parfois quand je dis «&nbsp;Ta volonté&nbsp;», je pense plutôt à la mienne&nbsp;! Ah, si tu pouvais me convertir et m’aider à mener le même combat spirituel que Jésus&nbsp;: <em>«&nbsp;Non pas ce que je veux, mais comme Toi tu le veux&nbsp;» </em>(Mc 14, 36). <br />  Puis, viennent les très grands jours. Le <em>jeudi saint</em>, jour du pain&nbsp;:<em> «&nbsp;Donne-nous aujourd’hui notre pain.&nbsp;»</em> <em>«&nbsp;Je suis le pain vivant descendu du ciel&nbsp;»</em>, dit le Seigneur. Ce pain, je viens le recevoir comme un mendiant, ce pain d’amour et de foi dont j’ai besoin pour tenir jusqu’à demain. <br />  Le lendemain, c’est le <em>vendredi Saint</em>, jour du grand pardon que nous avons hérité de nos frères aînés, les juifs.<em> «&nbsp;Pardonne-nous nos offenses. &nbsp;»</em> Lorsque Jésus est sur la croix et que son sang est versé, le monde entier est pardonné. J’irai demander et recevoir ce pardon. <br />  Le <em>samedi saint</em> c’est l’abîme. Plus personne n’est croyant, à part la Vierge Marie. Jésus est «&nbsp;<em>descendu aux enfers</em>&nbsp;» et son corps est enfermé dans le tombeau, mort. Alors, Seigneur, «&nbsp;délivre-nous de la tentation&nbsp;» suprême qui est celle du désespoir. Nous te prions pour tous ceux qui pensent qu’’ils ne s’en sortiront jamais,&nbsp; et Dieu sait s’ils sont nombreux &nbsp;sur &nbsp;terre. Délivre-les de ces ténèbres, Seigneur&nbsp;! <br />  Et puis vient l’éblouissement de la Résurrection, comme une promesse. «&nbsp;Oui je vais vous délivrer de tout mal&nbsp;: du démon, du Mauvais, de la Mort.&nbsp;» Le <em>jour de</em> <em>Pâques</em>, c’est celui de notre libération. <br />  &nbsp; <br />  Ensuite, pendant les cinquante jours du Temps pascal, vous pourrez chanter la belle acclamation qui vient comme une doxologie à la fin du notre Père&nbsp;: «&nbsp;Car c’est à Toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire.&nbsp;» <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  Bonne et fervente Semaine sainte&nbsp;à nous tous ! <br />  <div>  	<br clear="all" />  	<hr align="left" size="1" width="33%" />  	<div id="ftn1">  		&nbsp;&nbsp; [1] Nous sommes invités à la chanter chaque soir avant de nous endormir, à l’office des Complies&nbsp;: <em>«&nbsp;En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.&nbsp;»</em> <br />  		&nbsp;</div>  </div>  
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   <link rel="alternate" href="http://www.cathedraledupuy.org/Homelie-de-Mgr-Barbarin-le-12-avril-2012-a-l-occasion-du-pelerinage-des-etudiants_a683.html" />
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   <title>La Maîtrise des Bouches du Rhône au Puy-en-Velay</title>
   <updated>2012-04-06T12:53:00+02:00</updated>
   <id>http://www.cathedraledupuy.org/La-Maitrise-des-Bouches-du-Rhone-au-Puy-en-Velay_a682.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2012-04-06T12:50:00+02:00</published>
   <author><name>Maryline Reymond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/art/default/4071638-6177598.jpg" alt="La Maîtrise des Bouches du Rhône au Puy-en-Velay" title="La Maîtrise des Bouches du Rhône au Puy-en-Velay" />
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      &nbsp; <br />  En ce week-end pascal, les enfants de la Maîtrise de la Cathédrale du Puy-en-Velay sont heureux d’accueillir le jeune chœur de la Maîtrise des Bouches du Rhône, dirigé par Samuel Coquard. Ce chœur est déjà venu il y a quelques années, pour un échange fort sympathique. Mais les enfants grandissants, il s’avère indispensable de souder de nouveaux liens avec la nouvelle génération&nbsp;! <br />  Ces jeunes Marseillais vont donc redécouvrir notre région et notre patrimoine&nbsp;: visite guidée de la ville, du Rocher Saint Michel d’Aiguilhe, de la cathédrale et de l’Hôtel Dieu. Ils auront des répétitions communes avec les maitrisiens du Puy et seront à leur côté pour les animations des liturgies de ces jours de Pâques. <br />  Venez nombreux les écouter lors des Vêpres données en la Cathédrale Notre Dame du Puy ce dimanche 8 avril à 17h00&nbsp;: outre les psalmodies et cantiques, chantés en alternance avec un chœur de chantres, les maitrises chanteront <br />  le Surrexit pastor bonus de Felix Mendelssohn, <br />  des extraits du Magnificat du premier ton de Dumont, <br />  le motet Sicut cervus de Palestrina <br />  le graduel grégorien Haec dies <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  
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   <title>Homélie de Mgr Henri Brincard, le mardi 3 avril 2012 pour la messe chrismale</title>
   <updated>2012-04-05T19:24:00+02:00</updated>
   <id>http://www.cathedraledupuy.org/Homelie-de-Mgr-Henri-Brincard-le-mardi-3-avril-2012-pour-la-messe-chrismale_a681.html</id>
   <category term="Prédications" />
   <photo:imgsrc>http://www.cathedraledupuy.org/photo/art/imagette/4066619-6170279.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-04T20:05:00+02:00</published>
   <author><name>Maryline Reymond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/art/default/4066619-6170279.jpg" alt="Homélie de Mgr Henri Brincard, le mardi 3 avril 2012 pour la messe chrismale" title="Homélie de Mgr Henri Brincard, le mardi 3 avril 2012 pour la messe chrismale" />
     </div>
     <div>
      &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chers frères prêtres, <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chaque année, au cours de la Grande Semaine, nous vivons un temps fraternel suivi d’un moment exceptionnel pour votre vie sacerdotale et pour votre évêque.&nbsp; Ce moment est celui du renouvellement de vos engagements sacerdotaux au cours de la messe chrismale, célébrée dans notre cathédrale.&nbsp; Je suis certain que vous éprouvez une émotion intérieure ravivée par de nombreux souvenirs.&nbsp; C’est aussi pour vous, je le souhaite de tout cœur, un temps d’espérance.&nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous vivons une année à la fois passionnante et difficile.&nbsp; <strong>Passionnante d’abord.</strong> &nbsp;Diakonia, la célébration du 5Oème anniversaire du Concile Vatican II, le synode annoncé de l’Eglise universelle, synode réuni sur le thème de la Nouvelle Evangélisation, enfin, le commencement&nbsp; à l’automne de l’Année de la Foi sont autant d’événements marquants, autant de chemins de renouveau pour nos communautés chrétiennes.&nbsp; &nbsp;Comment ne pas nous réjouir aussi de la générosité de tant de fidèles laïcs, de l’ardeur aussi de ceux et de celles qui, consacrés ou fidèles de nos paroisses, s’engagent de diverses manières au service du Peuple de Dieu.&nbsp; <br />  Pour ma part, chers frères dans le sacerdoce, je m’émerveille de votre charité pastorale que rien ne rebute, que rien n’effraie, que rien ne décourage. Heureux évêque d’avoir un tel presbyterium&nbsp;!&nbsp; Après mes nombreuses années d’épiscopat au milieu de vous, je tiens à redire mon vif désir &nbsp;d’être de plus en plus pour chaque confrère le père, le frère et l’ami dont il a besoin pour remplir avec sérénité sa grande et indispensable mission.&nbsp; Vous comprenez dès lors pourquoi, avec une insistance particulière, je me recommande à votre prière.&nbsp; <br />  L’année que nous vivons n’est pas de tout repos pour notre ministère. &nbsp;Je ne veux pas m’y attarder sinon pour dire ceci.&nbsp; Certes, le bonheur d’avoir été appelé à être prêtre du Seigneur trouve de multiples raisons de croître, mais nous devons aussi regarder en face l’ampleur des défis à relever, avec la grâce de Dieu. Dans le contexte d’un monde qui, chez nous, après des siècles de chrétienté se sécularise rapidement, les défis pastoraux sont nombreux. Ils concernent ce que le bienheureux Jean-Paul II a appelé la «&nbsp;Nouvelle Evangélisation&nbsp;».&nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les évêques de France en ont parlé à leur dernière assemblée à Lourdes. Lors du prochain synode autour du successeur de Pierre, la Nouvelle Evangélisation sera aussi le thème d’une réflexion enrichie par de nombreux échanges entre évêques venus du monde entier.&nbsp; Alors la question est celle-ci&nbsp;: «&nbsp;Que signifie, pour nous prêtres et évêques, la Nouvelle Evangélisation dont nous sommes à la fois les heureux bénéficiaires et les serviteurs infatigables&nbsp;?&nbsp;» <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour nous, comme pour tout chrétien, la Nouvelle Evangélisation est d’abord un appel fort à la conversion permanente.&nbsp; En effet, pour être vraiment l’apôtre du Ressuscité, il nous faut être auparavant son disciple, disciple de Celui qui nous invite à «&nbsp;le suivre partout où Il est allé&nbsp;».&nbsp; Autrement dit, être disciple du Christ, signifie que notre appel à la sainteté est indissolublement lié à l’exercice même de notre ministère sacerdotal. <br />  &nbsp;Parce qu’il participe de manière spécifique au mystère du grand Prêtre unique et éternel,&nbsp;la charité du prêtre se relie d’abord à celle de Jésus Christ, le Bon pasteur.&nbsp; Ecoutons le bienheureux Jean-Paul II nous dire&nbsp;: «La charité pastorale est la vertu par laquelle nous imitons le Christ&nbsp;dans son don de soi et dans son service.&nbsp; Ce n’est pas seulement ce que nous faisons mais c’est le don de nous-mêmes qui manifeste le don du Christ pour son troupeau.&nbsp; La charité pastorale détermine notre mode de pensée et d’agir, notre mode de relation avec les gens.&nbsp; Cela devient particulièrement exigeant pour nous&nbsp;". <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; Permettez-moi de rappeler à ce propos que la charité pastorale a comme destinataire l’Eglise et, selon les mots mêmes du dernier concile, cette charité «&nbsp;exige des prêtres, s’ils ne veulent pas courir pour rien, un travail vécu en communion permanente avec les évêques et leurs autres frères dans le sacerdoce&nbsp;" Le concile Vatican II a également insisté sur la fait que la charité pastorale «&nbsp;découle surtout du sacrifice eucharistique&nbsp;; celui-ci est donc le centre et la racine de toute la vie du prêtre dont l’esprit sacerdotal s’efforce d’intérioriser tout ce qui se fait sur l’autel du sacrifice&nbsp;" <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chaque jour, à la messe, nous rendons présente l’offrande de la croix, ce soleil autour duquel tournent l’Eglise et le monde. &nbsp;&nbsp;Le cardinal Charles Journet, ami et conseiller très écouté de Paul VI, l’a écrit en des termes qui expriment avec profondeur&nbsp; notre expérience de prêtre&nbsp;: «Le mystère de l’eucharistie est le mystère où bat le cœur de l’Eglise, où Dieu touche notre terre, de la manière la plus immédiate, pleine de la brûlure de son amour.&nbsp; Chaque messe est, à travers la croix du Christ, une grande bénédiction, une explosion silencieuse de l’Amour, une grande descente de Dieu dans le monde pour empêcher qu’il périsse et que le mal en lui l’emporte en lui sur le bien.&nbsp; Et, en retour, chaque messe provoque, dans une partie cachée du monde, une réponse d’amour, qui, à travers la croix du Christ, monte jusqu’à Dieu&nbsp;».&nbsp; &nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous nous réjouissons d’avoir des séminaristes.&nbsp; Ils sont un signe d’espérance pour notre diocèse.&nbsp; Aujourd’hui, j’ai le grand bonheur de vous annoncer que j’appelle Pierre de Veyrac à être prêtre.&nbsp; Il sera ordonné dans notre cathédrale, le 1 juillet prochain.&nbsp; Avec vous et tout le peuple de Dieu, je rends grâce pour les familles au sein desquelles naisse une vocation sacerdotale.&nbsp; Coopérons avec le Maître de la moisson par la prière et pour nous, prêtres, d’une manière spéciale par notre charité pastorale.&nbsp; Celle-ci est sûrement une voie privilégiée par laquelle Jésus appelle jeunes et moins jeunes&nbsp; au sacerdoce.&nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je ne veux pas conclure sans vous dire que j’unis ma prière à la vôtre pour les confrères fatigués ou éprouvés de diverses manières.&nbsp; Que la Vierge Marie, Notre-Dame du Puy, leur apporte réconfort et espérance&nbsp;!&nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En ce jour, où nous renouvelons nos promesses sacerdotales, demandons à la Mère de l’Eglise que notre «&nbsp;Fiat&nbsp;» devienne «&nbsp;Magnificat&nbsp;»&nbsp;! <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; + Henri Brincard <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Evêque du Puy-en-Velay <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  <div>  	<br clear="all" />  	<hr align="left" size="1" width="33%" />  	<div id="edn1">  		&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
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