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 <title>Cathédrale de Notre Dame du Puy-en-velay</title>
 <subtitle><![CDATA[Vie artistique, culturelle et spirituelle autour de la Cathédrale de Notre Dame du Puy, étape et point de départ du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle.]]></subtitle>
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 <updated>2010-03-12T21:42:38+01:00</updated>
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   <title>PRESENTATION DE LA SEMAINE SAINTE</title>
   <updated>2010-03-11T14:29:00+01:00</updated>
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   <category term="Vie de la cathédrale" />
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   <published>2010-03-11T14:05:00+01:00</published>
   <author><name>Maryline Reymond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/1936461-2661329.jpg" alt="PRESENTATION DE LA SEMAINE SAINTE" title="PRESENTATION DE LA SEMAINE SAINTE" />
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     <div>
      <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="3"><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;">Pendant la Semaine Sainte, l’Eglise célèbre les mystères du salut accomplis par le Christ les derniers jours de sa vie terrestre, à partir de son entrée messianique à Jérusalem. Ces quelques jours entre les Rameaux et Pâques sont appelés en Orient «&nbsp;la Grande Semaine&nbsp;». La Tradition rappelle que «&nbsp;ce saint <i style="mso-bidi-font-style: normal">Triduum</i> est celui de la crucifixion, de l’ensevelissement et de la résurrection du Christ&nbsp;» (Saint Augustin). Chaque événement du <i style="mso-bidi-font-style: normal">Triduum</i> a pour nous une résonance eucharistique quotidienne car la Cène du Jeudi Saint «&nbsp;contient&nbsp;» la Croix (acte unique anticipé) et la Messe (action rituelle éternellement renouvelable sur l’ordre du Christ). Nous sommes ainsi mystérieusement présents à chaque eucharistie au dernier repas du Christ, au pied de sa croix et à l’entrée du tombeau vide. A partir du <i style="mso-bidi-font-style: normal">Triduum</i> Pascal, comme de sa source de lumière, le temps nouveau de la Résurrection emplit toute l’année liturgique de sa clarté (</span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;">Catéchisme n°</span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;">1168). «&nbsp;La Semaine Sainte ne peut donc pas être<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>une parenthèse sacrée dans le contexte d’une vie mue exclusivement par des intérêts humains&nbsp;; elle doit être une occasion de pénétrer dans la profondeur de l’amour de Dieu, pour pouvoir ainsi, par notre parole et par nos œuvres, le montrer aux hommes&nbsp;» (Saint Josémaria Escriva).  <br /></span></font></font> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Forts de notre longue marche quadragésimale vécue comme une ascension, poussés et accompagnés par l’Esprit de notre Baptême et de notre Confirmation, nous devons aborder ces quelques heures de la vie du Christ (qui remplissent à elles seules le quart des récits évangéliques) comme le sommet de notre année liturgique, temps de grâces et de bienfaits accordés par le Seigneur, à la manière de l’Eucharistie, source et sommet de notre vie chrétienne (Vatican II).  <br /></font></font></span> <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Depuis les premiers siècles, l’Eglise nourrit abondamment les fidèles d’intenses célébrations pendant les jours saints. Un certain nombre de pieux exercices (processions, <i style="mso-bidi-font-style: normal">Via Crucis</i>, <i style="mso-bidi-font-style: normal">Via Matris</i>, adoration…) aident les fidèles à mieux apprécier les actions liturgiques. S’il fallait choisir, l’action liturgique devra toujours conserver la priorité&nbsp;: le vendredi saint, la participation à l’office de la Passion prime fondamentalement sur le chemin de croix ou sur la neuvaine de la Miséricorde.  <br /></font></font></span> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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      <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="3"><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;">La confession pascale est un élément fondamental de notre démarche de Semaine Sainte. </span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;">L’Eglise demande depuis 1215 à tous ses membres ayant atteint l’âge de raison, une confession annuelle et cette exigence fait encore partie de ses commandements (Catéchisme n°2042). C’est un rendez-vous avec la Miséricorde qui doit être préparé soigneusement dans un esprit de liberté filiale. Cette rencontre avec le Christ sera fructueuse dans la mesure de cette préparation intérieure, en évitant à la fois une comptabilité scrupuleuse des fautes et une énonciation vague de manquements trop généraux. </span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;">Elle ne peut être un acte formel ou pire un chapelet inaudible de péchés non commis ponctué d’accusations aussi vastes qu’imprécises&nbsp;: ce type de démarche a pour seul effet d’user les confesseurs. Une telle rencontre se prépare dans le silence par un examen de conscience précis. Elle est un tête-à-tête avec le Christ où celui-ci nous demande&nbsp;: «&nbsp;M’aimes-tu&nbsp;?&nbsp;» Notre réponse est celle de Pierre (Jn 21, 15-17), elle porte la douleur de l’offense faite à Dieu, la soif de pardon et la volonté du repentir.</span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;">  <br /></span></font></font> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Tout chrétien peut examiner depuis sa dernière confession ses fautes par rapport aux Commandements de Dieu et de l’Eglise mais aussi les sept péchés capitaux. Il relit également sa vie dans un triple rapport, à Dieu, aux autres et à lui même. Il peut rendre grâce pour ses progrès spirituels et moraux dans certains domaines de sa vie ou découvrir des fautes nouvelles ou qu’il ne considérait pas comme telles. Mettre sur le papier les principaux points de l’aveu n’a rien d’infantile, au contraire, cela évite les omissions et permet une première expression du péché. Un grand maître comme saint Ignace de Loyola le recommandait affirmant que «&nbsp;l’on se convertit en écrivant&nbsp;». Il en va de ce sacrement de guérison comme d’un remède régulier&nbsp;: un regard quotidien, lucide et courageux de la journée écoulée –examen de conscience du soir- constitue la meilleure préparation, même lointaine, à la confession, acte d’amour inouï où le Christ en croix déverse sa grâce sur l’homme pécheur.  <br /></font></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Il ne peut s’agir seulement de remplir le précepte pour «&nbsp;faire ses Pâques&nbsp;» mais de vivre ces riches heures en vérité, comme des pécheurs aimés et rachetés. C’est le sang du Christ qui lave notre âme, sang répandu depuis l’agonie, la flagellation, la couronne d’épines, la <i style="mso-bidi-font-style: normal">Via Dolorosa</i> jusqu’à la croix. Le Christ se livre à ce moment-là pour notre âme et pour l’Eglise (Eph 5,25).  <br /></font></font></span> <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Cette souffrance est portée par un amour personnel qui dépasse notre entendement&nbsp;: «&nbsp;Jésus a aimé beaucoup plus encore qu’il n’a souffert&nbsp;» (Saint Alphonse de Liguori). Notre rencontre avec sa miséricorde devra trouver sa place au début de la Semaine Sainte afin d’être en état objectif de recevoir la grâce de chaque jour du <i style="mso-bidi-font-style: normal">Triduum</i>&nbsp;: nous ne sommes ni esclave ni mercenaire mais fils. La confession est un acte filial de retour au Père par l’offrande du Fils sous la motion de l’Esprit afin d’être «&nbsp;comblé de la grâce que tu réserves à tes fils&nbsp;» (Première Préface de Carême). Elle est celle de l’amour fragile et blessant à l’Amour infini et blessé. A certains égards, la qualité spirituelle de notre Semaine Sainte, par là même de toute notre année liturgique, dépend dans une large mesure de la profondeur de notre confession. </font></font></span> <br /> <br /> <br /> <br />
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/1936461-2661332.jpg" alt="PRESENTATION DE LA SEMAINE SAINTE" title="PRESENTATION DE LA SEMAINE SAINTE" />
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      <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;"><font color="#000000"><font size="3">La participation à la Messe Chrismale (célébrée le Jeudi Saint mais souvent anticipée à un autre jour pour des raisons pastorales) est un évènement largement inusité par les fidèles&nbsp;: elle est pourtant un moment fondamental de la vie de l’Eglise. Au seuil du <i style="mso-bidi-font-style: normal">Triduum</i>, elle voit se rassembler tout le presbyterium d’un diocèse autour de son évêque.  <br /></font></font></span> <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font color="#000000"><font size="3"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;">Par sa Préface (Première Préface de l’Eucharistie), elle est une méditation sur le sacerdoce ministériel «&nbsp;</span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; COLOR: black">C’est lui, le Christ,[...] qui choisit, dans son amour pour ses frères, ceux qui, recevant l’imposition des mains, auront part à son ministère. Ils offrent en son nom l’unique sacrifice du salut à la table du banquet pascal ; ils ont à se dévouer au service de ton peuple pour le nourrir de ta Parole et le faire vivre de tes sacrements ; ils seront de vrais témoins de la foi et de la charité, prêts à donner leur vie comme le Christ pour leurs frères et pour toi&nbsp;».</span></font></font><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; COLOR: black; FONT-SIZE: 13pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> </span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; COLOR: black"><font size="3">Ce don fait à des hommes choisis et configurés au Christ s’exprime par le renouvellement des promesses sacerdotales autour de l’évêque&nbsp;: «&nbsp;Cette liturgie tournée vers la vie interne, vers le coeur de l'Eglise, rappelle que le coeur de l'Eglise est traversé par le don que le Christ fait de son Eglise au monde&nbsp;» (Mgr Albert Rouet, Poitiers). Elle réaffirme la vocation sacramentelle de l’Eglise par la bénédiction des huiles (le saint-chrême pour le baptême, la confirmation et l’ordination, l’huile des malades pour le sacrement des malades et l’huile des catéchumènes)&nbsp;: «&nbsp;Il s'agit de la fête du Peuple de Dieu, qui fixe aujourd'hui son regard sur le mystère de l'onction, qui marque la vie de chaque chrétien, à partir du jour du Baptême…Ce rite suggestif tire sa lumière, pour ainsi dire, du Cénacle, c'est-à-dire du mystère du Christ-Prêtre qui, au cours de la dernière Cène, se consacre lui-même, anticipant le sacrifice sanglant du Golgotha. C'est de la Table eucharistique que descend l'onction sacrée» (Jean-Paul II en 2001). Cette Messe Chrismale manifeste ce qu’est l’Eglise tout entière réunie autour du Christ, qui se donne par les sacrements. Tout fidèle qui le peut est encouragé à y participer de par son sacerdoce baptismal.  <br /></font></span> <br /> <br /> <br /> <br />
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/1936461-2661333.jpg" alt="PRESENTATION DE LA SEMAINE SAINTE" title="PRESENTATION DE LA SEMAINE SAINTE" />
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      <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; COLOR: black"><font size="3">Le Jeudi Saint marque la fin du Carême et l’entrée dans le <i style="mso-bidi-font-style: normal">Triduum</i> Pascal par la Messe <i style="mso-bidi-font-style: normal">in Cena Domini</i>: c’est un jour de fête (on chante le Gloria lors de la Messe du soir, les ornements sont blancs ou dorés). L’Eglise célèbre l’institution par le Christ lors de son dernier repas, des sacrements de l’Ordre (Préface de la Messe Chrismale) et de l’Eucharistie (Préface de la Messe <i style="mso-bidi-font-style: normal">in Cena Domini</i>) tout en mettant davantage l’accent sur le sacerdoce (la Première Communion ne peut être faite à cette occasion). Dans de nombreux presbytères, les prêtres se rassemblent pour célébrer le don reçu lors de leur ordination. Certaines paroisses organisent un repas paroissial festif. Ce fut l’occasion pour le Pape Jean-Paul II, à partir de 1979, d’envoyer à chaque prêtre, une lettre annuelle de méditation sacerdotale. Il n’est pas rare que des fidèles adressent leurs vœux à leurs pasteurs. En ce moment décisif, une prière unanime monte vers le Christ-Prêtre pour la sainteté des prêtres et l’abondance des vocations sacerdotales. L’action de grâce ne peut faire oublier le caractère éminement sacrificiel de cette Passion qui commence&nbsp;: déjà l’ombre de la Croix plane sur la dernière Cène (Antienne d’ouverture&nbsp;: «&nbsp;Que notre seule fierté soit la croix de notre Seigneur Jésus Christ&nbsp;»).  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;"><font color="#000000"><font size="3">La dernière Cène de Jésus «&nbsp;contient&nbsp;» l’acte historique de la Croix qu’elle anticipe et dont la Messe sera l’action rituelle éternellement renouvelée. Par chaque Eucharistie nous sommes ainsi mystérieusement présents au dernier repas du Christ, au pied de sa croix et à l’entrée du tombeau vide. Ce mystère est si grand que nous n’aurons pas assez d’une vie pour le pénétrer et en jouir par le développement spirituel de notre vie. C’est pourquoi le Jeudi Saint est le jour par excellence où l’Église nous invite à renouveler notre ferveur eucharistique. Sans oublier, surtout en cette Année sacerdotale, de remercier le Seigneur pour le don qu’il fait à son Église du sacerdoce qui rend possible la permanence de la Présence réelle, sacrifiée et rédemptrice.  <br /></font></font></span> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; COLOR: black"><font size="3">Voici l’heure&nbsp;! Cette heure désirée, attendue, brûlante est sonnée par les cloches qui désormais se tairont jusqu’au matin de Pâques. Cette heure est nôtre&nbsp;: il est capital pour chaque chrétien de vivre cette heure en s’étant au préalable nourri des textes du jour&nbsp;: la première Pâque des Hébreux en Egypte qui mangent en toute hâte l’agneau immolé (Ex 12, 1-14), le repas du Seigneur qu’est l’Eucharistie transmise par Paul aux premiers chrétiens de Corinthe (1 Co 11, 23-26) et le lavement des pieds qui inaugure le sacerdoce ministériel (Jn 13, 1-15). Tout bascule&nbsp;: le Bon Pasteur donne sa vie, il offre et s’offre, le Prêtre devient Victime, le Christ se livre «&nbsp;lui-même à la mort&nbsp;» (Collecte de la Messe). «&nbsp;Cette liberté, avec laquelle Jésus se livre, est un des aspects de son sacrifice qui touchent le plus profondément notre cœur humain&nbsp;» (Bx Dom Marmion). A l’issue de la Messe, le Saint-Sacrement est porté en procession jusqu’à une chapelle ornée où la réserve eucharistique sera gardée. Notre présence au reposoir est une expression de notre qualité de disciple, nous suivons le Christ (ultime étape de la «&nbsp;sequella Christi&nbsp;») avec Pierre, Jacques et Jean, nous adorons silencieusement et longuement l’incomparable Sacrement institué en ce jour (Tantum ergo), nous prions alors pour la conversion des pécheurs (à&nbsp;commencer par la nôtre et celle de nos proches), pour le salut du monde, en réparation des blasphèmes et des communions sacrilèges. Ce reposoir n’est pas un sépulcre, il est présence du Corps du Seigneur en vue de la communion des fidèles le lendemain et du viatique pour les malades. Après minuit, l’adoration se fait sans solennité car le jour de la Passion a déjà commencé. </font></span> <br /> <br /> <br /> <br />
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/1936461-2661335.jpg" alt="PRESENTATION DE LA SEMAINE SAINTE" title="PRESENTATION DE LA SEMAINE SAINTE" />
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      <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; COLOR: black"><font size="3">Le soleil du Vendredi Saint n’est pas encore celui de la Résurrection mais celui du jugement et de la mort. Ce jour est celui de notre Rédemption et reste marqué pour tous les chrétiens par le jeûne et l’abstinence de viande&nbsp;Le précepte de jeûne oblige tous ceux qui ont dix-huit ans et moins de soixante ans ; l'abstinence est obligatoire pour tous ceux qui ont quatorze ans ou plus. Le jeûne consiste à limiter la prise de nourriture à un seul repas maigre au cours de la journée et une collation. Ces deux démarches ne sont ni symboliques ni «&nbsp;folkloriques&nbsp;» et ne répondent à aucune tendance actuelle&nbsp;; elles sont l’expression pluri-millénaire de la pénitence d’un peuple de croyants. Elles sont précieuses pour notre sanctification «&nbsp;Ce qui met le démon en déroute, c’est la privation de nourriture&nbsp;» (Saint Curé d’Ars). Elles sont communion au Christ qui a eu faim et soif ce jour-là, au pauvre qui a faim et soif tous les jours. S’imposer des privations permet à Dieu de nous donner un esprit nouveau (Collecte du 1<sup>er</sup> Mercredi de Carême). Ce sacrifice que nous vivons nous renvoie au sacrifice du Christ en ce jour&nbsp;: «&nbsp;Tout est parfait dans le sacrifice de Jésus, l'amour qui l'inspire, la liberté avec laquelle il l'accomplit. Parfait aussi est le don offert : le Christ s'offre lui-même, tout lui-même&nbsp;» (Bienheureux Dom Marmion). Nous pourrons vivre aussi le sacrifice du silence en proscrivant musique, radio, télévision pour vivre le silence de Dieu&nbsp;: le Père se tait et désormais le Verbe ne prononce plus un mot (Mc 15,5). Vont résonner seulement les sept Paroles du Christ<b style="mso-bidi-font-weight: normal"> </b>en croix que nous apprendrons par cœur et qui seront notre viatique spirituel jusqu’à l’office de la Passion. Ce silence ne sera pas brisé par le Chemin de Croix&nbsp;: ce pieux exercice, cher à Jean-Paul II qui le méditait chaque vendredi de l’année, ne se limite pas à exprimer des sentiments humains face à la souffrance du Christ et à la douleur de Marie mais nous fait poser un acte de foi en la Résurrection et mieux comprendre la grandeur de l’amour rédempteur du Christ. «&nbsp;Le chemin de Croix, comme la représentation de la Passion, est une répétition commémorative d’une action passée alors que l’office de la Passion, action liturgique, est une anamnèse, c’est-à-dire la présence mystérieuse de l’événement unique de la Passion, durant laquelle s’est accomplie la Rédemption de l’humanité&nbsp;» (Directoire sur la piété populaire et la liturgie).  <br /></font></span> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; COLOR: black"><font size="3">Il est un préambule à l’Office de la Passion, événement unique dans l’année liturgique, appelée encore «&nbsp;Messe des Présanctifiés&nbsp;»&nbsp;car le prêtre n’y consacre pas, mais consomme seulement l’Hostie consacrée le jour précédent : «&nbsp;le souvenir du grand sacrifice accompli aujourd’hui sur le calvaire occupe tellement la pensée de l’Eglise en ce douloureux anniversaire qu’elle renonce à renouveler sur l’autel l’immolation de la divine victime; elle se borne à participer au mystère sacré par la Communion&nbsp;» (Frère Pierre de Vérone).  <br /></font></span> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Cet Office se caractérise par une Liturgie de la Parole particulièrement longue puisqu’on y proclame le récit de la Passion selon saint Jean. C’est une invitation faite par l’Église à ses enfants d’entrer dans les sentiments du Christ Jésus. Cette compassion ne joue pas sur le même registre émotif que celui du Chemin de Croix. Elle prend forme dans une réception renouvelée de l’Histoire de l’Alliance, proposée par Dieu aux hommes, dont la prophétie du Serviteur Souffrant représente comme le sommet de la Promesse.  <br /></font></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Voici l’Homme&nbsp;! L’autel est nu (comme le Christ et le sépulcre qui accueillera son corps mort), les ornements rouges (couleur du sang), les cierges éteints. Après la grande prostration des ministres qui évoquent l’anéantissement du Christ (Phil 2, 7), une grande liturgie de la Parole se déploie à partir du quatrième chant du serviteur souffrant (Is 52, 13 – 53, 12) qui rachètera la multitude des hommes, la catéchèse de l’auteur de l’épitre aux Hébreux explicitant le sens et la portée du sacrifice de Jésus, grand-prêtre éternel (He 4, 14-16&nbsp;; 5, 7-9) et la lecture de la Passion selon saint Jean (Jn 18-19). Elle s’achève par une Prière Universelle, d’une très haute antiquité, qui se déploie en dix intentions, de l’Eglise catholique jusqu’aux pouvoirs publics et aux hommes dans l’épreuve. Comme prière officielle de l’Eglise, elle nourrit de manière surabondante la prière personnelle et rejoint à cet instant la prière du Christ sur la croix pour tous les hommes. Cette première partie de l’Office requiert une préparation minutieuse des textes afin de goûter, non de manière seulement psychologique et affective, l’extraordinaire richesse du sacrifice du Christ. La vénération de la Croix est accompagnée des impropères, chant d'inspiration biblique (Ps 30) qui exprime les reproches du Christ à son peuple «&nbsp;O mon peuple, que t’ai-je fait&nbsp;? En quoi t’ai-je contristé&nbsp;? Réponds-moi&nbsp;». Comme la pécheresse (Lc 7,36-38), nous embrassons les pieds du Christ qui vient d’être dévoilé en trois étapes. Ses larmes sont nôtres, exprimant à la fois la douleur de notre péché et la joie du pardon donné sur la croix, le baiser n’est pas celui de Judas mais s’apparente plutôt à celui échangé par le père et le fils prodigue (Lc 15, 20). C’est le crucifié, porté par les ministres, qui vient à notre rencontre plus que nous qui nous approchons de lui.  <br /></font></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="3"><font color="#000000">L’office s’achève par la communion aux <i style="mso-bidi-font-style: normal">Présanctifiés</i>, c’est à dire les pains d’autel consacrés la veille. En effet, et aussi paradoxal que cela paraisse, l’Église a toujours fait abstinence de la célébration eucharistique en ce jour où elle fait mémoire du Sacrifice de son Epoux. Cependant elle ne souhaite pas priver ses enfants du viatique nécessaire pour se conformer en ce saint jour à l’Amour sacrifié. C’est donc par la communion que chaque fidèle renouvelle son engagement à mourir avec Lui pour ressusciter avec Lui dans une vie nouvelle.  <br /></font></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Après la communion, le Saint-Sacrement est ôté du maître-autel et replacé dans la réserve.  <br /></font></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Les deux oraisons qui concluent l’Office mentionnent déjà la résurrection du Christ et celle du peuple des croyants&nbsp;: une faible lueur perce les ténèbres, ce ne sont pas les flambeaux de Jérusalem annonçant la Pâque juive, c’est la promesse du Fils de l’homme, trois fois faite aux apôtres, «&nbsp;Après trois jours, il&nbsp;ressuscitera&nbsp;». </font></font></span> <br /> <br /> <br /> <br />
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/1936461-2661337.jpg" alt="PRESENTATION DE LA SEMAINE SAINTE" title="PRESENTATION DE LA SEMAINE SAINTE" />
     </div>
     <div>
      <p class="MsoBodyText" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Le Samedi Saint prolonge le Vendredi Saint dans le silence du tombeau. L’Eglise demeure auprès du tombeau de son Seigneur, méditant la Passion et la Mort du Christ, ainsi que sa descente aux enfers et elle attend sa Résurrection dans la prière et le jeûne.&nbsp;A la différence des églises orthodoxes qui en font un jour de fête, jeûne et abstinence sont conseillés pour parvenir, avec un coeur élevé et libéré, aux joies de la Résurrection. L’Eglise s'abstient strictement de célébrer le sacrifice de la messe, et refuse la célébration des mariages ainsi que des autres sacrements, à l'exception de la pénitence et de l'onction des malades. C’est un «&nbsp;jour parfaitement a-liturgique&nbsp;» suivant l’expression chère à Monsieur l’Abbé. Le Samedi Saint n’est pas une journée triste. Le Christ a vaincu le démon et le péché, et dans quelques heures, il vaincra également la mort par sa glorieuse résurrection.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span> <br /></font></font></span> <br /><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;"><font size="3">Il nous a réconciliés avec le Père et nous sommes de nouveau enfants de Dieu</font></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 13pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt">.  <br /></span></font> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Cette adoption divine se fait lors de notre baptême&nbsp;: la liturgie baptismale évoque explicitement le mystère de ce jour&nbsp;: «&nbsp;Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous vivions, nous aussi, d’une vie nouvelle&nbsp;» (Rm 6,4). «&nbsp;Ensevelis avec lui lors du baptême, vous êtes aussi ressuscités avec lui" (Col 2, 11-13). Dom Marmion commente ainsi cette affirmation paulinienne&nbsp;: «&nbsp;Le tombeau du Christ est une image de la fontaine baptismale. Les eaux du baptême sont comme un sépulcre où nous devons laisser le péché, et d'où nous sortons, animés d'une nouvelle vie, la vie de la grâce&nbsp;».  <br /></font></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;"><font size="3"><font color="#000000">L’agitation de l’arrestation, le procès et la crucifixion de Jésus sont passés. Le sabbat naît silencieux et serein. Beaucoup de choses se sont produites ces deux derniers jours. Aujourd’hui est un jour d’attente tranquille, de méditation, un jour pour se rendre en un endroit isolé et contempler la perte d’un ami et d’un maître. La vie ne sera plus jamais la même. Le Samedi Saint est un jour pour assimiler, faire nôtre tout ce qui s’est passé. C’est un jour de douleur et d’espoir. Ne laissons pas le Samedi Saint se dérouler comme n’importe quel autre jour, juste comme un jour entre deux. Ce n’est pas le moment de nous laisser accaparer par les préparatifs matériels de la fête à venir. En ce jour, enveloppons-nous d’un silence de recueillement. Le silence du Samedi Saint n’est pas celui du désespoir mais plutôt d’une grande espérance prête à éclater dans la joie de Pâques. Rester le plus possible en silence pendant cette journée nous permettra de préparer intérieurement la célébration de Pâques. Nous nous rendrons demain au tombeau avec les saintes femmes, non pas pour voir le corps d’un homme mort mais pour entendre les paroles des anges, " Il n’est pas ici, il est ressuscité".«&nbsp;Seigneur, aide-moi pendant cette méditation à me préparer à la Résurrection. Je viens chez toi dans la prière, dans une attente silencieuse et patiente de la nouvelle aube de Pâques, sachant que ce qui semble être la fin est en fait le début d’une ère nouvelle. Seigneur, viens chez moi dans cette prière ; aide-moi à saisir l’importance de ta mort et de ta résurrection&nbsp;». (Prière du mouvement <i style="mso-bidi-font-style: normal">Regnum Christi</i>).  <br /></font></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;"><font size="3"><font color="#000000">La Tradition enseigne que Marie réunit en quelque sorte en sa personne le corps de l’Eglise toute entière, elle est la «&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">credentium collectio universa</i>&nbsp;» (Rupert de Deutz). Ainsi la Vierge Marie représentée par de nombreux artistes se tenant près du sépulcre de son Fils, est l’icône de l’Eglise Vierge qui veille près du tombeau de son Epoux, dans l’attente de la célébration de la Résurrection&nbsp;: la Vierge, anticipant et personnifiant l’Eglise, attend la victoire de son Fils sur la mort en faisant preuve d’une foi inaltérable.  <br /></font></font></span> <br /> <br /> <br /> <br />
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     <br style="clear:both;"/>
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      <p class="MsoBodyText" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Dans quelques heures, l’Eglise invitera «&nbsp;tous ses enfants disséminés de par le monde à se réunir pour veiller et prier, en cette nuit très sainte où Notre Seigneur Jésus Christ est passé de la mort à la vie » (Salutation inaugurale de la Vigile Pascale)&nbsp;: nous mettrons nos pas dans ceux des premiers chrétiens qui veillaient toute la nuit à l'Eglise, en attendant le moment où le Christ triomphant de la mort s'échappera du sépulcre. Paul Claudel remarquait non sans humour que «&nbsp;la nuit du Samedi Saint à Pâques n'est pas faite pour dormir&nbsp;».  <br /></font></font></span> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoBodyText" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;"><font size="3"><font color="#000000">Nous prendrons part en même temps, comme témoins, à l'administration solennelle du Baptême conféré aux catéchumènes, par laquelle se manifeste le passage de la mort spirituelle à la vie de la grâce. Saint Augustin fut baptisé à Milan, lors de la Vigile Pascale de 387. Le moment était unique et, pourtant, une seule phrase, brève et dépouillée, suffit dans les Confessions pour rapporter l'événement : « Nous fûmes baptisés et s'enfuit loin de nous l'inquiétude pour notre vie passée&nbsp;».  <br /></font></font></span> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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   <link rel="alternate" href="http://www.cathedraledupuy.org/PRESENTATION-DE-LA-SEMAINE-SAINTE_a520.html" />
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   <title>Homélie du père Emmanuel Gobilliard 28 février 2010</title>
   <updated>2010-03-06T23:10:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cathedraledupuy.org/Homelie-du-pere-Emmanuel-Gobilliard-28-fevrier-2010_a519.html</id>
   <category term="Prédications" />
   <photo:imgsrc>http://www.cathedraledupuy.org/photo/imagette-1926742-2646169.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-03-06T23:03:00+01:00</published>
   <author><name>Maryline Reymond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/1926742-2646169.jpg" alt="Homélie du père Emmanuel Gobilliard 28 février 2010" title="Homélie du père Emmanuel Gobilliard 28 février 2010" />
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      <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">La pédagogie de la liturgie est merveilleuse, réconfortante, rassurante. Elle nous donne une force, celle d’avancer vers Pâques. Elle succède aujourd’hui à l’épisode du désert. </font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">La semaine dernière le Seigneur, comme je l’ai dit au début de la célébration, nous a entrainé avec lui au désert&nbsp;; aujourd’hui, il nous emmène sur la montagne. Il y a un sens profond dans cette succession désert-montagne. </font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">D’abord, revenons sur ce qu’est le désert. Le désert, ce sont trois réalités dans la Bible.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">C’est d’abord la présence de Dieu. Nous trouvons le Seigneur dans le désert, nous le trouvons dans le silence, nous le trouvons dans l’immensité de création qui s’offre à nous, nous le rencontrons dans l’intimité de notre cœur. «&nbsp;Je t’emmènerai au désert et je parlerai à ton cœur&nbsp;» nous dit le Seigneur par le prophète Osée. Le désert est un lieu de rencontre avec le Seigneur, une rencontre particulière, intime, discrète, profonde, parfois une rencontre éprouvante parce que si discrète que nous le voyons pas.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Deuxième réalité du désert&nbsp;: c’est le lieu du désir. Le lieu du désir parce qu’on éprouve la soif, la chaleur, le manque et puisque c’est un lieu solitude, on peut éprouver aussi le manque de tout ce qui nous rassure&nbsp;: notre confort, nos amis, notre télévision, notre portable. Il y a rien de tout cela au désert. C’est désertique. On est obligé de rencontrer Dieu et cette rencontre, ce fait à travers le désir qui est d’abord un désir physique, de soif, de faim, de fraicheur. Et derrière ce désir physique ce sont tous nos désirs profonds qui doivent s’exprimer. Désir d’aimer, d’être aimé, de réussite. Tout cela nous devons les présenter au Seigneur au désert pour qu’il les purifie et les comble à sa manière. Le désir est un lieu de présence du Seigneur c’est Sainte Catherine de Sienne et Saint Thomas d’Aquin qui nous le rappellent&nbsp;: le Seigneur n’aurait pas mis dans notre cœur des désirs infinis si lui-même n’avait pas la volonté de les combler. Hors lui seul est infini, lui seul peut les combler. Le désir profond du cœur nous renvoie nécessairement à Dieu et ces désirs infinis sont toujours des désirs d’amour.  <br /></font></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000"></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Troisième réalité du désert&nbsp;: c’est le lieu de la tentation, nous l’avons vu la semaine dernière où le Seigneur nous a offert une pédagogie de la lutte contre la tentation en s’y soumettant lui-même. La tentation n’est pas le péché mais la tentation est une épreuve.  <br /></font></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Le Seigneur nous a montré comment lutter contre cette tentation. Il lutte lui-même par l’humilité&nbsp;: ne jamais se croire trop fort, ne jamais se croire seul. L’humilité c’est la référence à la parole de Dieu. Jésus dans cet épisode au désert ne parle pas lui-même mais il parle toujours en présentant la parole de Dieu. Il parle au nom de son Père, il parle avec l’aide de son père, il n’est pas seul, il est soutenu par l’amour paternel.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">De même lorsque nous sommes dans le temps de la tentation, nous devons accepter d’être faibles et d’avoir recours au Seigneur dans sa parole, dans la prière, la direction spirituelle, dans la confession, dans l’Eucharistie, aller mendier au Seigneur ce dont nous avons besoin pour lutter dans cette période du carême, période de désert.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Donc, trois grandes réalités du désert auxquelles vont correspondre les réalités de la montagne.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Aujourd’hui le Seigneur nous conduit à la montagne. Montagne, lieu de la présence de Dieu même si Elie a rencontré le Seigneur dans le souffle d’une brise discrète, la montagne est synonyme d’épiphanie importante du Seigneur&nbsp;: don de la loi, rencontre avec Moïse. C’est aussi le lieu d’une rencontre, mais d’une rencontre plus satisfaisante, plus exaltante. Nous avons le sentiment de le voir, de l’approcher, de comprendre sa gloire, d’imaginer sa résurrection. Rencontre plus éclatante avec le Seigneur. Le lieu de la montagne, c’est le lieu du don. Au désert le Seigneur nous demande. Il nous demande de lutter contre la tentation, de lui offrir nos désirs, nous demande de vivre ce carême comme un temps de privation et de jeune.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">A la montagne, le Seigneur nous donne. Il nous donne sa gloire. Il nous donne sa vie, il nous donne tout ce qu’il a et tout ce qu’il est. Dans le désert, nous allons entrevoir la passion, dans la montagne nous allons espérer la résurrection. Deux grandes réalités dans lesquelles <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>le Seigneur veut nous conduire, sachant une chose, c’est ce que nous voyons dans l’Evangile d’aujourd’hui, c’est que notre lot reste le désert&nbsp;; les disciples veulent planter leur tente sur la montagne, ils se sentent bien mais le Seigneur les invite à retourner dans la plaine. Le lot de notre vie, c’est donc le désert et le Seigneur parfois nous fait don de quelques moments de gloire et de satisfaction pour affermir notre espérance et pour nous donner la force de marcher dans le désert.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">La transfiguration, ici dans l’Evangile nous introduit à une intimité que nous ne connaissions pas, l’intimité de la prière de Jésus avec son Père. Saint Luc est le seul à mentionner le fait qu’il priait. «&nbsp;Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques et il alla sur la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, son visage apparut tout autre.&nbsp;» Dans l’Evangile nous voyons que la transfiguration n’est pas un acte magique du Seigneur qui se dit&nbsp;: «&nbsp;Tiens je vais leur montrer qui je suis,&nbsp;comme je suis puissant et glorieux, je vais leur montrer que bientôt je vais ressusciter&nbsp;» non, ce n’est pas cela d’abord, mais il nous introduit dans la prière du Père et du Fils, c’est cela le mystère de la transfiguration. Nous sommes introduits dans une intimité, dans une relation intime, le Père et le Fils et cette relation intime transfigure toujours Jésus sauf que nous ne le voyons pas toujours.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Nous voyons dans l’Evangile le Seigneur s’écarter sur la montagne pour prier et il est toujours transfiguré. La nouveauté est que, ici, cette transfiguration apparait, donc le Seigneur nous invite, nous introduit dans cette prière intime.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">La résurrection n’est pas d’abord une grande lumière, une grande gloire telle qu’on l’imagine avec ses dorures, c’est d’abord l’intimité d’une relation d’amour et c’est à cette intimité que correspondent nos désirs profonds exprimés dans le désert. Au désert nous avons exprimé ce désir d’aimer et d’être aimé, à la transfiguration le Seigneur nous introduit dans son amour mais la joie profonde, la satisfaction et la consolation plénière nous ne l’aurons qu’au ciel. C’est une touche d’espérance que le Seigneur nous donne et met au cœur de notre vie pour nous montrer ce qu’est la vie éternelle, la vie avec le Père. Mais cela est passager, c’est fugitif et c’est <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>très important de comprendre cela pour la vie spirituelle.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Dans la vie spirituelle, nous voulons toujours nous souvenir des moments de conversion grandioses que nous avons vécu, des moments de prières intenses où on avait l’impression que le Seigneur se répandait dans notre cœur au moment d’une veillée d’adoration pour les jeunes, à l’occasion des JMJ, etc., une consolation formidable, un don du Seigneur, don passager pour ce temps, pour cette terre parce que notre lot reste le désert. Le Seigneur nous fait le don des ces touches spirituelles, de consolation profonde pour nous donner l’espérance et ensuite il nous demande de lui offrir notre vie, notre prière surtout quand elle est sèche, quand c’est dur, quand nous ne ressentons pas grand-chose parce que c’est là que nous aimons en vérité, si non, nous aurions le risque d’aimer le Seigneur pour ce qu’il nous donne.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">J’aime le Seigneur pour toutes les consolations qu’il m’apporte, toutes ces satisfactions, ce petit confort intérieur que je vis à l’intérieur de mon petit cœur. Mais dans la sécheresse et dans le désert, nous pouvons dire, Seigneur, je t’aime gratuitement, pas pour ce que tu m’apportes mais pour ce que tu es et je t’offre toutes mes difficultés que je rencontre et que je vis qui sont les difficultés de la vie quotidienne parce que dans la plaine c’est le lieu du bouillonnement de la civilisation, de la rencontre avec les autres. C’est le lieu de la tentation, pas seulement de la tentation telle que le Seigneur l’avait vécue, c’est la tentation d’un saint qu’il a vécu. Nous, nous vivons la tentation de l’orgueil, de la jalousie, la tentation des querelles intestines entres nous, nous vivons la tentation des petites guerres, des volontés de puissance, des volontés de réussir, tout cela nous le vivons dans la plaine de notre vie, les tentations ce sont celles là que nous vivons.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Le Seigneur nous donne quelques touches d’espérance, de force, quelques images de sa résurrection à travers les consolations, les forces nouvelles pour que nous apprenions à lutter dans ce désert qui est notre lot. Il ne faut pas prendre le désert pour une montagne et c’est Saint Paul qui nous le dit.  <br /></font></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">«&nbsp;Beaucoup de gens vivent en ennemi de la croix du Christ&nbsp;», ennemi de tout ce qui fait le désert, la lutte, la passion du Seigneur, la souffrance, les efforts que nous avons le désir de rejeter parce qu’ils sont difficiles, «&nbsp;ils vont tous à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne tendent que vers les choses de la terre&nbsp;». Voilà ce qui me rappelle le désert prit pour une montagne. Ils marchent vers le désert mais comme ils ne voient que le désert, ils ne voient pas la montagne, ils s’imaginent que le désert est une montagne, qu’ils vont trouver dans leur vie quotidienne et dans leur petit confort et dans leur volonté de puissance tout ce qui pourra remplir leur cœur. A ces gens là, il faut leur dire, levez les yeux et vous verrez en haut il y a une montagne et vous êtes dans la plaine. Si vous prenez le désert pour une montagne, vous allez prendre toutes les satisfactions de ce monde pour des consolations éternelles et vous allez en faire un Dieu&nbsp;:&nbsp;leur dieu, c’est leur ventre parce qu’ils sont incapables de regarder vers le haut, d’espérer, de comprendre que le Seigneur nous invite à une intimité qui remplit profondément notre vie, qui remplira notre éternité.  <br /></font></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Demandons au Seigneur la grâce de savoir espérer. Savoir espérer, c’est accepter de vivre dans la plaine, dans le désert, de vivre les relations, les luttes, la vie professionnelle, la vie familiale que nous avons à vivre avec courage en sachant que le Seigneur saura nous introduire dans cette intimité d’amour et de vie ou tout sera transfiguré, nos relations, notre vie, notre être, tout ce que nous sommes.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Amen  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Père Emmanuel GOBILLIARD  <br /></font></span> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Présentation du Centre de musique sacrée du Puy en Velay</title>
   <updated>2010-03-05T08:53:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cathedraledupuy.org/Presentation-du-Centre-de-musique-sacree-du-Puy-en-Velay_a518.html</id>
   <category term="Centre de musique sacrée" />
   <published>2010-03-05T08:48:00+01:00</published>
   <author><name>Maryline Reymond</name></author>
   <content type="html">
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      <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"> <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font color="#000000"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Créé en 1997</span></b><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">, sous l'impulsion du chef de chœur et musicien, <b style="mso-bidi-font-weight: normal">Emmanuel Magat</b> aujourd'hui maître de chapelle et directeur de la Maîtrise de la Cathédrale du Puy, le Centre de musique sacrée du Puy en Velay a pour objectif d'encourager la valorisation, la restitution, la diffusion et la création du patrimoine musical lié à la Cathédrale Notre Dame du Puy.  <br /></span></font> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">A l’origine de sa création&nbsp;:  <br /></font></span> <br /> <br /><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 12pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"><span style="mso-list: Ignore">·<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">L'étude et la restitution d'un fonds de musique ancienne comprenant plus de 700 partitions inédites du XVIIIe siècle  <br /></span></font> <br /><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 12pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"><span style="mso-list: Ignore">·<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">La diffusion des œuvres appartenant à ce fonds  <br /></span></font> <br /><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 12pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"><span style="mso-list: Ignore">·<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">L'organisation de colloques internationaux avec le concours de l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.  <br /></span></font> <br /><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 12pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"><span style="mso-list: Ignore">·<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">La formation diocésaine des acteurs musicaux de la liturgie.  <br /></span></font> <br /> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">La création contemporaine est également au coeur des activités du Centre de musique sacrée. Plusieurs commandes, comme la Messe du Puy de M. Godard ou la Messe du Jubilé de N.-D. du Puy 2005 de Y. Lafargue lui ont été ainsi confiées par le diocèse du Puy et ont fait l’objet d’enregistrements. </font></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"> <br /></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">En <b style="mso-bidi-font-weight: normal">2009</b>, le Centre de musique sacrée du Puy en Velay s’est restructuré et continue son action autour de 4 missions qui lui ont été confiées par le diocèse du Puy&nbsp;:  <br /></font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; TEXT-INDENT: -21.25pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 42.55pt; mso-add-space: auto; mso-list: l2 level1 lfo3"><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 12pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"><span style="mso-list: Ignore">·<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Valoriser</span></b><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"> le patrimoine musical de la Cathédrale Notre-Dame du Puy&nbsp;: <b style="mso-bidi-font-weight: normal"> <br /></b></span></font> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; TEXT-INDENT: -14.2pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 70.9pt; mso-add-space: auto; mso-list: l2 level2 lfo3"><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Courier New&quot;; FONT-SIZE: 12pt; mso-fareast-font-family: &quot;Courier New&quot;"><span style="mso-list: Ignore">o<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp; </span></span></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">un fonds de partitions manuscrites du XVIII<sup>e</sup> siècle </span></b><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"> <br /></span></font> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Il s'agit probablement de la découverte archéologique musicale la plus importante faite en France depuis plus d'un siècle&nbsp;: peu de fonds sont aussi riches que celui de la Cathédrale du Puy, constitué de plus de 700 œuvres dont certaines demeuraient inconnues.  <br /></font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">On a même redécouvert des compositeurs dont on avait oublié jusqu'à l'existence : c'est le cas de Louis Grénon (1734-1769), maître de musique à la Cathédrale du Puy de 1754 à 1763, puis à la Cathédrale de Clermont-Ferrand. Le fonds de partitions a fait l'objet d'une convention signée en 2006 entre le Conseil général de la Haute-Loire, le Centre de musique sacrée du Puy-en-Velay, l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand et le Centre de musique baroque de Versailles, afin de mettre en valeur ce patrimoine exceptionnel dont l'étude se poursuit grâce aux travaux du Centre d'Histoire "Espace et Culture" qui en assure l’inventaire.  <br /></font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Dès sa découverte, l'Association Diocésaine du Puy, affectataire du fonds, a confié au Centre de musique sacrée du Puy-en-Velay la responsabilité d'assurer la conservation des partitions, d'en garantir l'accessibilité aux chercheurs, enfin d'initier les actions nécessaires à sa valorisation, en particulier de favoriser la recréation des œuvres, grâce au concours de la Maîtrise de la Cathédrale du Puy.  <br /></font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">En parallèle, et dans le même désir de mettre en commun les connaissances et axes de recherches, le Centre de musique sacrée du Puy-en-Velay et le Centre Histoire "Espace et Culture", grâce au soutien du Conseil général de la Haute-Loire, organisent tous les quatre ans un colloque international, au Puy-en-Velay, avec des chercheurs venus du monde entier. Le prochain colloque est prévu en octobre 2010.  <br /></font></span> <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoListParagraph" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; TEXT-INDENT: -15.3pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 72pt; mso-add-space: auto; mso-list: l2 level2 lfo3"><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Courier New&quot;; FONT-SIZE: 12pt; mso-fareast-font-family: &quot;Courier New&quot;"><span style="mso-list: Ignore">o<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp; </span></span></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">le grand orgue historique </span></b><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">(cf rubrique orgue)  <br /></span></font> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoListParagraph" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-add-space: auto; mso-list: l1 level1 lfo2"><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 12pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"><span style="mso-list: Ignore">·<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Former</span></b><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"> les acteurs musicaux de la liturgie&nbsp;: chefs de chœur, animateurs de chant, chantres, organistes liturgiques du diocèse du Puy.  <br /></span></font> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Cette formation est fondée sur deux axes&nbsp;: la connaissance de la liturgie et le travail technique de l’instrument (voix, orgue ou autre)<b style="mso-bidi-font-weight: normal">  <br /></b></font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoListParagraph" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-add-space: auto; mso-list: l1 level1 lfo2"><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 12pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"><span style="mso-list: Ignore">·<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Animer</span></b><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"> une saison de concert de musique sacrée&nbsp;:  <br /></span></font> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Le concile Vatican II affirme dans son paragraphe sur la musique sacrée que «&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">la tradition musicale de l’Église universelle a créé un trésor d’une valeur inestimable qui l’emporte sur les autres arts</i>&nbsp;» (SC 112)  <br /></font></span> <br /> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Le Centre de musique sacrée du Puy en Velay a ainsi pour vocation de faire découvrir ce trésor en dehors de la liturgie dans le cadre de concerts.  <br /></font></span> <br /> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Ainsi le Centre de musique sacrée organise durant l’année plusieurs concerts en lien avec le temps liturgique&nbsp;: Concert de Noël, Auditions de Carême à la Cathédrale, Programme marial lors des fêtes du 15 août…  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Le Centre de musique sacrée du Puy propose également durant l’été des concerts d’orgue tous les dimanche à 17h entre le 11 juillet, fête de la Dédicace de la Cathédrale et le 22 août.  <br /></font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoListParagraph" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-add-space: auto; mso-list: l1 level1 lfo2"><font color="#000000"><span style="FONT-FAMILY: Symbol; FONT-SIZE: 12pt; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol"><span style="mso-list: Ignore">·<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Chanter</span></b><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"> avec les chœurs d’adultes.  <br /></span></font> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt; mso-bidi-font-weight: bold"><font color="#000000">Créés en 1999 par <b>Emmanuel Magat</b>, les chœurs d’adultes du Centre de Musique Sacrée ont pour vocation d’accompagner les liturgies à la Cathédrale et dans le diocèse du Puy et de se produire lors de concerts de musique sacrée.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt; mso-bidi-font-weight: bold"><font color="#000000">Ils ont ainsi participé à de grands moments musicaux notamment dans le cadre de la valorisation et la recréation des œuvres extraites du fonds de partitions manuscrites de la Cathédrale du Puy (XVIIIe siècle) : avec <b>Martin Gester</b>, directeur musical du Parlement de musique de Strasbourg (2002), à la Chapelle de la Trinité à Lyon (2003), à la Cathédrale de Vaison la Romaine (<b>Choralies 2007</b>).  <br /></font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt; mso-bidi-font-weight: bold"><font color="#000000">Les chœurs d’adultes ont également participé à la création du <b><i style="mso-bidi-font-style: normal">Salve Regina</i></b>, spectacle de découverte historique, poétique et musicale de la Cathédrale Notre-Dame du Puy autour d’une mise en espace et en lumière originale.  <br /></font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt; mso-bidi-font-weight: bold"><font color="#000000">Aux côtés de la Maîtrise de la Cathédrale, les chœurs d’adultes du C.M.S. ont également participé aux grandes heures du Jubilé de Notre-Dame du Puy 2005 et notamment le 15 août lors de la Messe de clôture et du concert avec <b>l’orchestre symphonique lyonnais (direction Philippe Fournier)</b> sur la place du Breuil.  <br /></font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt; mso-bidi-font-weight: bold"><font color="#000000">Depuis septembre 2008, la direction des chœurs a été confiée à Julien Courtois.  <br /></font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Les chœurs se composent d’un chœur mixte, d’un chœur de femmes, d’un chœur d’hommes et d’une schloa grégorienne.  <br /></font></span> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <div style="BORDER-BOTTOM: windowtext 1pt solid; BORDER-LEFT: windowtext 1pt solid; PADDING-BOTTOM: 1pt; PADDING-LEFT: 4pt; PADDING-RIGHT: 4pt; BORDER-TOP: windowtext 1pt solid; BORDER-RIGHT: windowtext 1pt solid; PADDING-TOP: 1pt; mso-element: para-border-div; mso-border-alt: solid windowtext .5pt">  <p align="center" class="MsoNormal" style="BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-BOTTOM: 0cm; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Centre de musique sacrée du Puy en Velay  <br /></font></span></b> <br /> <br /> <br />  <p align="center" class="MsoNormal" style="BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-BOTTOM: 0cm; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Rue Isabelle Romée  <br /></font></span> <br /> <br /> <br />  <p align="center" class="MsoNormal" style="BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-BOTTOM: 0cm; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">43000 Le Puy en Velay  <br /></font></span> <br /> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Email&nbsp;: </font><a href="mailto:cms-du-puy@wanadoo.fr"><font color="#0000ff">cms-du-puy@wanadoo.fr</font></a>  <br /></span> <br /> <br /> <br />  <p align="center" class="MsoNormal" style="BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-BOTTOM: 0cm; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt"><font color="#000000"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Président</span></b><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">&nbsp;: Michel Teyssonnier  <br /></span></font> <br /> <br />  <p align="center" class="MsoNormal" style="BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-BOTTOM: 0cm; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt"><font color="#000000"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Trésorier</span></b><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">&nbsp;: Jean Ramousse  <br /></span></font> <br /> <br /> <br />  <p align="center" class="MsoNormal" style="BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-BOTTOM: 0cm; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt"><font color="#000000"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Chef de chœur</span></b><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">&nbsp;: Julien Courtois  <br /></span></font> <br /> <br /> <br /> <br /></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.cathedraledupuy.org/Presentation-du-Centre-de-musique-sacree-du-Puy-en-Velay_a518.html" />
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   <title>Homélie de dimanche 21 février prononcée par Monseigneur Brincard</title>
   <updated>2010-03-02T15:11:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cathedraledupuy.org/Homelie-de-dimanche-21-fevrier-prononcee-par-Monseigneur-Brincard_a516.html</id>
   <category term="Prédications" />
   <published>2010-03-02T15:03:00+01:00</published>
   <author><name>Maryline Reymond</name></author>
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      <p align="left" class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: left; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Chers amis, chers catéchumènes  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Je voudrais aujourd’hui que dans nos intentions de prière, nous n’oublions pas notre recteur, le père Emmanuel Gobilliard qui fait sa retraite annuelle. Nous prions tout particulièrement pour nos catéchumènes et nous sommes très heureux qu’elles marchent vers le baptême avec un grand enthousiasme intérieur. </font></span> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Le carême est un temps de quarante jours qui a commencé mercredi dernier, qu’on appelle le mercredi des cendres parce qu’on fait un geste très particulier au cours de la liturgie, qui nous rappelle que nous sommes pécheurs et fragiles. Nous avons besoin de changer notre cœur.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">En effet le but du carême, c’est de progresser dans la connaissance de Jésus et cela nous concerne tous, baptisés ou préparant au baptême. Le second but du carême est d’ouvrir notre cœur à la vie du Christ par une vie de plus en plus fidèle c'est-à-dire par une manière de vivre. Nous sommes invités à mieux connaitre le Christ et à changer notre manière de vivre.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Aujourd’hui dans la parole de Dieu que nous venons de proclamer, il nous est rappelé que nous sommes appelés à la conversion&nbsp;: c’est une progression dans la connaissance du Christ, et si nous voulons changer notre manière de vivre, il faut d’abord changer notre cœur. Ce changement, Jésus seul peut le faire&nbsp;! Il est important dans le monde d’aujourd’hui de se souvenir que nous pouvons faire de très belles choses avec les dons que Dieu nous a donnés mais il y a une chose que nous ne pouvons pas faire sans que Dieu le fasse d’abord, c’est changer notre cœur. Donc, ce changement du cœur profond s’appelle la conversion. La parole de Dieu nous encourage à vivre cette conversion dans la confiance en nous appuyant sur un amour que nous appelons l’amour miséricordieux de Dieu. Nos péchés seraient-ils écarlates, ils deviendront comme de la neige. C’est très bon de se souvenir qu’en dépit de la lourdeur du péché en nous, ce péché peut fondre comme neige au soleil. Le soleil est la miséricorde de Dieu reçu dans notre cœur.  <br /></font></span> <br /> <br />
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      <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Je pense que ce temps du carême est un temps où il nous faut acquérir un cœur et un esprit nouveaux. Je voudrais seulement ajouter comme conseil pratique&nbsp;: ne perdons pas de temps&nbsp;! Le carême, depuis mercredi dernier a correspondu un désir de changement.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Est-ce que ce désir de changement s’est manifesté et de quelle manière&nbsp;? Ou bien avons-nous continué à vivre comme si de rien n’était&nbsp;?  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">C’est vrai, la société ne nous y aide plus beaucoup&nbsp;: il n’y a plus de signe extérieur que le carême a commencé. Nous admirons nos frères musulmans qui font le ramadan et nous oublions le carême mais qu’est ce que c’est cette admiration&nbsp;?  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Le ramadan est un signe respectable bien que porteur d’un message différent et d’un message chrétien sur beaucoup de points. Ce que nous devons admirer c’est le signe qui nous renvoie à une question&nbsp;: «&nbsp;Est ce que le Carême le manifeste dans la vie quotidienne et comment&nbsp;?&nbsp;»  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Ajoutons simplement un mot par rapport à l’Evangile d’aujourd’hui.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Cette conversion du cœur à laquelle je viens de faire allusion, elle ne va pas sans combat car la vie chrétienne est un combat, c’est ce que Jésus nous rappelle et il dit&nbsp;: «&nbsp;N’ai pas peur du combat, je suis avec toi&nbsp;». Si Jésus a accepté d’aller au désert pendant 40 jours, de pratiquer le jeune ce n’est pas parce qu’il en avait besoin c’est pour nous montrer qu’il est présent dans nos combats. Ce n’est pas inutile de nous en souvenir car quelquefois on se sent un peu seul. Jésus combattant avec nous, nous dit «&nbsp;Ne te trompe pas&nbsp;d’adversaire». Le combat est d’abord intérieur, il se déroule dans ton cœur&nbsp;» Satan c’est celui qui s’oppose, qui dit non à l’amour qui l’a créé et le démon, en s’opposant il divise, il sème la pagaille partout&nbsp;; et dans une division il y a toujours un peu sa présence. C’est celui qu’on appelle aussi Lucifer, celui qui a été créé pour porter la lumière et à cause de son orgueil sème les ténèbres partout dans le monde et la confusion.  <br /></font></span> <br /> <br />
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      <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Nous combattons avec Jésus, nous avons un adversaire et la foi de l’Eglise- c'est-à-dire cette certitude qui lui vient d’une lumière que lui a donné Jésus-, la foi de l’Eglise affirme l’existence du démon. Le cardinal Lustiger interrogé par un journaliste avec un petit sourire sur les lèvres lui demande&nbsp;: «&nbsp;Mr le cardinal, vous croyez encore au démon&nbsp;?&nbsp;» le cardinal a été redoutable, il regarde le journaliste avec un air étonné et lui dit&nbsp;: «&nbsp;Je n’ai pas besoin d’y croire, son existence est évidente&nbsp;», le journaliste très déstabilisé se demande ce qu’il va lui arrivé et le cardinal répond&nbsp;: «&nbsp;Oui monsieur, je l’ai vu&nbsp;». Il faut se rappeler que la maman du cardinal était morte à </font><span style="COLOR: #333333">Auschwitz</span><font color="#000000">.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Nous combattons contre ce grand agité comme l’appelait le curé d’Ars, nous combattons aussi contre les complicités qui permettent aux grandes avidités de trouver une prise sur nous&nbsp;; ce sont toutes ces complicités que Jésus va énumérer en les appelant des tentations.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">La tentation c’est une incitation au mal qui a une prise sur nous à cause de fragilités, de faiblesses et de complicités surtout. Je voudrais terminer sur ce point en ajoutant&nbsp;: qu’elle est la première tentation&nbsp;? C’est ce qu’on appelle le messianisme temporaire. On veut bien que Jésus soit notre sauveur pourvue qu’il nous apporte les biens que nous cherchons, biens nécessaires mais qui ne sont pas les premiers. Cela se traite aujourd’hui par une question souvent entendue&nbsp;: «La religion cela sert à quoi&nbsp;?&nbsp;» à rien si vous pensez à des biens immédiats que vous devez vous procurer et procurer aux autres en coopérant avec Dieu.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000"></font>&nbsp;</span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Cette tentation il faut la combattre en méditant la parole de Dieu. L’homme ne vit pas seulement de biens matériels, il vit aussi de ce dont son cœur a besoin. «&nbsp;Médite ma parole et tu comprendras&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;nous dit Jésus.&nbsp;  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Deuxième tentation, Jésus est transporté au sommet d’un point élevé du temple de Jérusalem c’est impressionnant -les pères de l’Eglise vont beaucoup méditer cela- et on lui montre toutes les richesses de la terre. Impressionnant aussi.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Elles sont à toi, si tu te prosternes devant moi, si tu m’adores c'est-à-dire si tu considères que ce que je vais te donner est le plus important. Aujourd’hui cela prend quelle forme&nbsp;? La réussite à tout prix.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Attention la vraie réussite ne s’obtient pas à tout prix, comment combattre cette tentation qui est en moi, tout simplement en adorant, et en lui disant&nbsp;: «&nbsp;Dieu, premier servi&nbsp;».  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Je peux me confesser et vous aussi.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000"></font>&nbsp;</span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">La troisième tentation est très concrète. Faire ce qu’on veut de sa vie et se justifier.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Je fais ce que j’ai décidé, je fais à ma convenance. Cela peut avoir une grande conséquence par rapport à la vie humaine surtout quand elle a besoin d’être protégée. Cela peut avoir des conséquences sur notre manière de vivre. Comment combattre cette tentation&nbsp;? Tout simplement en obéissant c'est-à-dire en unissant notre volonté à celle du Christ et en lui demandant non pas ce que je veux mais ce que tu veux.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Cela nous permettra de mieux s’entendre et se comprendre.&nbsp;  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">&nbsp;</span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Chers amis, voilà le combat chrétien.&nbsp;  <br /></font></span> <br /> <br />
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      <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Je vais conclure maintenant en adressant un petit mot à nos chères catéchumènes.  <br /></font></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000"></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">J’ai lu vos lettres, elles sont très belles et vous remercierez Dieu de vous les avoir inspirées.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Vous avez exprimé votre reconnaissance pour toute l’aide que vous avez eue. Vous avez parlé de vos grands parents et cela me touche profondément parce que c’est beau de dire merci. Vous avez évoqué le désir du baptême, comment l’idée de se faire baptiser s’était développée et en exprimant des choses toujours très profondes. Finalement ce désir a augmenté car vous avez vécu d’une manière ou d’une autre que l’homme ne vit pas seulement de pain, il a besoin pour son cœur d’une nourriture qui est l’amour et la seule nourriture qui peut combler notre cœur c’est l’amour de Dieu pour nous, on l’appelle l’amour miséricordieux parce que c’est un amour compatissant et tout puissant.  <br /></font></span> <br /><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Qu’est ce que Jésus vous demande chères catéchumènes&nbsp;? Ce qu’il nous demande à chacun d’entre nous et aidez nous à être plus fidèles au Christ par la ferveur que vous avez déjà dans votre cœur. Jésus nous demande d’abord la foi et dans la seconde lecture de ce jour, cette foi c'est-à-dire cette confiance en Jésus, elle nous est précisée. Nous devons avoir la certitude que Dieu a ressuscité Jésus d’entres les morts c'est-à-dire que Jésus est plus puissant que la mort, il est Dieu qui a vaincu la mort. La mort du corps mais aussi la mort du cœur qu’on appelle le péché et pour tout cela nous allons dire&nbsp;: «&nbsp;Jésus est Seigneur&nbsp;». Voilà l’acte de foi. Seigneur veut dire&nbsp;: de toi, je tiens tout et je me remets totalement à toi. Jésus nous demande aussi d’espérer en lui, c'est-à-dire de désirer les biens qu’il veut nous donner et enfin Jésus nous demande de rendre l’amour que nous avons reçu d’abord à lui&nbsp;: cela s’appelle la prière et ensuite à lui encore mais à travers les autres cela s’appelle la charité fraternelle.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Prière et charité fraternelle nous sont demandées et bien évidement vous savez que Jésus se donne à nous d’une manière toute particulière à travers les sacrements.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Chères catéchumènes, voilà ce que Jésus vous demande et nous demande et la conséquence concrète c’est une nouvelle manière de vivre. Il faudra se poser la question et je la pose à vos accompagnateurs&nbsp;: «&nbsp;Qu’est ce que le baptême change dans mes relations&nbsp;?&nbsp;». Le changement du cœur doit s’accompagner d’un changement par rapport aux relations que nous avons. Il y a beaucoup de points à éclaircir et il faudra qu’on en parle.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Dans vos lettres, j’ai beaucoup apprécié que vous parliez de l’Eglise, c’est une grande famille dans laquelle vous rentrez et de vos responsabilités par rapport à cette famille. En effet, l’Eglise a besoin de vous pour accomplir sa mission dont on vous a parlé. Je comprends que dans vos lettres vous disiez que vous voulez continuer avec l’aide de votre équipe ou avec vos accompagnateurs à réfléchir sur tout ce que vous avez déjà appris et que vous avez besoin d’approfondir.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Je cite quelques extraits de vos lettres. «&nbsp;J’ai commencé mon petit chemin avec des étincelles de foi au fond de moi que je ne savais pas gérer&nbsp;; mes accompagnateurs en catéchuménat ont fait jaillir un feu. L’appel décisif et le baptême, la communion et la confirmation entretiendront ce feu afin qu’il ne s’éteigne jamais, ce sera à moi de continuer un chemin car je ne suis qu’au début de ce très beau chemin. Je pense en disant cette phrase que je résume à toutes les autres que je médite et qui sont dans vos diverses lettres.  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Chères catéchumènes, vous êtes notre joie, puissions nous être aussi la votre en manifestant l’amour de Jésus pour vous et en vous manifestant l’amour de Jésus pour nous.  <br /></font></span><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000"></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Amen  <br /></font></span> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000">Monseigneur Henri Brincard  <br /></font></span> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"><font color="#000000"></font> <br /></span> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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   <link rel="alternate" href="http://www.cathedraledupuy.org/Homelie-de-dimanche-21-fevrier-prononcee-par-Monseigneur-Brincard_a516.html" />
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   <title>MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI POUR LE CARÊME 2010</title>
   <updated>2010-02-19T11:48:00+01:00</updated>
   <id>http://www.cathedraledupuy.org/MESSAGE-DU-PAPE-BENOIT-XVI-POUR-LE-CAREME-2010_a515.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2010-02-19T11:39:00+01:00</published>
   <author><name>Maryline Reymond</name></author>
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      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/1894009-2594996.jpg" alt="MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI POUR LE CARÊME 2010" title="MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI POUR LE CARÊME 2010" />
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       <br />Le 04 février 2010&nbsp;- Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Ce jeudi 4 février 2010 à 11h30, dans la Salle Jean Paul II de la Salle de presse du Saint-Siège, s'est tenue la Conférence de presse pour la présentation du Message du pape Benoît XVI pour le Carême, sur le thème : « La justice de Dieu s'est manifestée par la foi en en Jésus-Christ » (Rm 3, 21-22).  <br /> <br />MESSAGE DE SA SAINTETÉ  <br />BENOÎT XVI  <br />POUR LE CARÊME 2010  <br /> <br />La justice de Dieu s’est manifestée  <br />moyennant la foi au Christ (Rm 3, 21-22)  <br /> <br />Chers frères et sœurs,  <br /> <br />Chaque année, à l’occasion du carême, l’Église nous invite à une révision de vie sincère à la lumière des enseignements évangéliques. Cette année j’aimerais vous proposer quelques réflexions sur un vaste sujet, celui de la justice, à partir de l’affirmation de saint Paul : « La justice de Dieu s’est manifestée moyennant la foi au Christ. » (Rm 3, 21-22)  <br /> <br />Justice : « dare cuique suum »  <br /> <br />En un premier temps, je souhaite m’arrêter sur le sens du mot « justice » qui dans le langage commun revient à « donner à chacun ce qui lui est dû - dare cuique suum » selon la célèbre expression d’Ulpianus, juriste romain du III siècle. Toutefois cette définition courante ne précise pas en quoi consiste ce « suum » qu’il faut assurer à chacun. Or ce qui est essentiel pour l’homme ne peut être garanti par la loi. Pour qu’il puisse jouir d’une vie en plénitude il lui faut quelque chose de plus intime, de plus personnel et qui ne peut être accordé que gratuitement : nous pourrions dire qu’il s’agit pour l’homme de vivre de cet amour que Dieu seul peut lui communiquer, l’ayant créé à son image et à sa ressemblance. Certes les biens matériels sont utiles et nécessaires. D’ailleurs, Jésus lui-même a pris soin des malades, il a nourri les foules qui le suivaient et, sans aucun doute, il réprouve cette indifférence qui, aujourd’hui encore, condamne à mort des centaines de millions d’êtres humains faute de nourriture suffisante, d’eau et de soins. Cependant, la justice distributive ne rend pas à l’être humain tout ce qui lui est dû. L’homme a, en fait, essentiellement besoin de vivre de Dieu parce que ce qui lui est dû dépasse infiniment le pain. Saint Augustin observe à ce propos que « si la justice est la vertu qui rend à chacun ce qu’il lui est dû... alors il n’y a pas de justice humaine qui ôte l’homme au vrai Dieu » (De Civitate Dei XIX, 21)  <br /> <br />D’où vient l’injustice?  <br /> <br />L’évangéliste Marc nous transmet ces paroles de Jésus prononcées à son époque lors d’un débat sur ce qui est pur et ce qui est impur : « Il n’est rien d’extérieur à l’homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller... ce qui sort de l’homme voilà ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, du cœur des hommes que sortent les desseins pervers. » (Mc 7, 14-15 ; 20-21) Au-delà du problème immédiat de la nourriture, nous pouvons déceler dans la réaction des pharisiens une tentation permanente chez l’homme : celle de pointer l’origine du mal dans une cause extérieure. En y regardant de plus près, on constate que de nombreuses idéologies modernes véhiculent ce présupposé : puisque l’injustice vient du dehors, il suffit d’éliminer les causes extérieures qui empêchent l’accomplissement de la justice. Cette façon de penser, nous avertit Jésus, est naïve et aveugle. L’injustice, conséquence du mal, ne vient pas exclusivement de causes extérieures ; elle trouve son origine dans le cœur humain où l’on y découvre les fondements d’une mystérieuse complicité avec le mal. Le psalmiste le reconnaît douloureusement : « Vois dans la faute je suis né, dans le péché ma mère m’a conçu. » (Ps 51,7). Oui, l’homme est fragilisé par une blessure profonde qui diminue sa capacité à entrer en communion avec l’autre. Naturellement ouvert à la réciprocité libre de la communion, il découvre en lui une force de gravité étonnante qui l’amène à se replier sur lui-même, à s’affirmer au-dessus et en opposition aux autres : il s’agit de l’égoïsme, conséquence du péché originel. Adam et Eve ont été séduits par le mensonge du Satan. En s’emparant du fruit mystérieux, ils ont désobéi au commandement divin. Ils ont substitué une logique du soupçon et de la compétition à celle de la confiance en l’Amour, celle de l’accaparement anxieux et de l’autosuffisance à celle du recevoir et de l’attente confiante vis-à-vis de l’autre (cf. Gn 3, 1-6) de sorte qu’il en est résulté un sentiment d’inquiétude et d’insécurité. Comment l’homme peut-il se libérer de cette tendance égoïste et s’ouvrir à l’amour ?  <br />
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      <font color="#800000">Justice et Sedaqah  <br /> <br /></font>Au sein de la sagesse d’Israël, nous découvrons un lien profond entre la foi en ce Dieu qui « <i>de la poussière relève le faible </i>»<b><font size="2"> (Ps 113,7) </font></b>et la justice envers le prochain. Le mot sedaqah, qui désigne en hébreux la vertu de justice, exprime admirablement cette relation. Sedaqah signifie en effet l’acceptation totale de la volonté du Dieu d’Israël et la justice envers le prochain <b><font size="2">(cf. Ex 20,12-17)</font></b>, plus spécialement envers le pauvre, l’étranger, l’orphelin et la veuve<b><font size="2"> (cf. Dt 10, 18-19)</font></b>. Ces deux propositions sont liées entre elles car, pour l’Israélite, donner au pauvre n’est que la réciprocité de ce que Dieu a fait pour lui : il s’est ému de la misère de son peuple. Ce n’est pas un hasard si le don de la Loi à Moïse, au Sinaï, a eu lieu après le passage de la Mer Rouge. En effet, l’écoute de la Loi suppose la foi en Dieu qui, le premier, a écouté les cris de son peuple et est descendu pour le libérer du pouvoir de l’Égypte<b><font size="2"> ( cf. Ex 3,8)</font></b>. Dieu est attentif au cri de celui qui est dans la misère mais en retour demande à être écouté : il demande justice pour le pauvre<b><font size="2"> (cf. Sir 4,4-5. 8-9)</font></b>, l’étranger <b><font size="2">(cf. Ex 22,20)</font></b>, l’esclave<b><font size="2"> (cf. Dt 15, 12-18)</font></b>. Pour vivre de la justice, il est nécessaire de sortir de ce rêve qu’est l’autosuffisance, de ce profond repliement sur-soi qui génère l’injustice. En d’autres termes, il faut accepter un exode plus profond que celui que Dieu a réalisé avec Moïse, il faut une libération du cœur que la lettre de la Loi est impuissante à accomplir. Y a-t-il donc pour l’homme une espérance de justice ?  <br /> <br /><font color="#800000">Le Christ, Justice de Dieu  <br /></font> <br />L’annonce de la bonne nouvelle répond pleinement à la soif de justice de l’homme. L’apôtre saint Paul le souligne dans son Épître aux Romains : «<i> Mais maintenant sans la Loi, la justice de Dieu s’est manifestée...par la foi en Jésus Christ à l’adresse de tous ceux qui croient. Car il n’y a pas de différence : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie par le Christ Jésus. Dieu l’a exposé instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi. </i>»<b><font size="2"> (3, 21-25)  <br /></font></b> <br />Quelle est donc la justice du Christ ? C’est avant tout une justice née de la grâce où l’homme n’est pas sauveur et ne guérit ni lui-même ni les autres. Le fait que l’expiation s’accomplisse dans « le sang » du Christ signifie que l’homme n’est pas délivré du poids de ses fautes par ses sacrifices, mais par le geste d’amour de Dieu qui a une dimension infinie, jusqu’à faire passer en lui la malédiction qui était réservée à l’homme pour lui rendre la bénédiction réservée à Dieu <b><font size="2">(cf. Gal 3, 13-14).</font></b> Mais immédiatement pourrait-on objecter : de quel type de justice s’agit-il si le juste meurt pour le coupable et le coupable reçoit en retour la bénédiction qui revient au juste ? Est-ce que chacun ne reçoit-il pas le contraire de ce qu’il lui est dû ? En réalité, ici, la justice divine se montre profondément différente de la justice humaine. Dieu a payé pour nous, en son Fils, le prix du rachat, un prix vraiment exorbitant. Face à la justice de la Croix, l’homme peut se révolter car elle manifeste la dépendance de l’homme, sa dépendance vis-à-vis d’un autre pour être pleinement lui-même. Se convertir au Christ, croire à l’Évangile, implique d’abandonner vraiment l’illusion d’être autosuffisant, de découvrir et accepter sa propre indigence ainsi que celle des autres et de Dieu, enfin de découvrir la nécessité de son pardon et de son amitié.  <br /> <br />On comprend alors que la foi ne soit pas du tout quelque chose de naturel, de facile et d’évident : il faut être humble pour accepter que quelqu’un d’autre me libère de mon moi et me donne gratuitement en échange son soi. Cela s’accomplit spécifiquement dans les sacrement de la réconciliation et de l’eucharistie. Grâce à l’action du Christ, nous pouvons entrer dans une justice « plus grande », celle de l’amour <b><font size="2">(cf. Rm 13, 8-10)</font></b>, la justice de celui qui, dans quelque situation que ce soit, s’estime davantage débiteur que créancier parce qu’il a reçu plus que ce qu’il ne pouvait espérer.  <br /> <br />Fort de cette expérience, le chrétien est invité à s’engager dans la construction de sociétés justes où tous reçoivent le nécessaire pour vivre selon leur dignité humaine et où la justice est vivifiée par l’amour.  <br /> <br />Chers frères et sœurs, le temps du carême culmine dans le triduum pascal, au cours duquel cette année encore, nous célébrerons la justice divine, qui est plénitude de charité, de don et de salut. Que ce temps de pénitence soit pour chaque chrétien un temps de vraie conversion et d’intime connaissance du mystère du Christ venu accomplir toute justice. Formulant ces vœux, j’accorde à tous et de tout cœur ma bénédiction apostolique.  <br />
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