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  <title>Cathédrale de Notre Dame du Puy-en-velay</title>
  <description><![CDATA[Espace d'information et de découverte spirituelle, culturelle, touristique de la cathédrale de Notre Dame du Puy-en-velay]]></description>
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  <dc:date>2012-02-10T07:36:22+01:00</dc:date>
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   <title>Cathédrale de Notre Dame du Puy-en-velay</title>
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   <title>Les collégiens de la Maîtrise à la maison de retraite Saint Joseph</title>
   <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 12:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Maryline Reymond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Maîtrise]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/art/default/3703879-5478255.jpg" alt="Les collégiens de la Maîtrise à la maison de retraite Saint Joseph" title="Les collégiens de la Maîtrise à la maison de retraite Saint Joseph" />
     </div>
     <div>
      <strong>Audition de Noël 2011, suite et fin&nbsp;!</strong> <br />  C’est en ce vendredi 20 janvier que les collégiens de la Maîtrise de la Cathédrale du Puy se sont rendus à la maison de retraite Saint Joseph au Puy afin d’offrir une dernière audition de Noël&nbsp;! Les résidentes semblent avoir apprécié le programme, avec peut-être une préférence pour «&nbsp;les anges dans nos campagnes&nbsp;»&nbsp;! <br />  C’est ainsi que ce clôture ce temps de Noël 2011 qui aura été largement chanté par nos maitrisiens, comme chaque année&nbsp;: messes à la Mapad et à la maison de retraite Nazareth, audition dans le cadre des animations de la ville dans le hall du théâtre, concert à Monistrol-sur-Loire au retour de tournée en Alsace, sans oublier la messe de Minuit et le concert traditionnel de Noël à la cathédrale Notre Dame du Puy. S’il est un temps heureux pour chanter, les enfants ont répondu présents en offrant une variété de chants sacrés et populaires à nos ainés, toujours heureux de les encourager&nbsp;! <br />  Prochain concert le dimanche 5 février à 15h à la cathédrale du Puy pour un «&nbsp;concert en chœur&nbsp;» avec les Petits Chanteurs de Saint-Thomas d’Aquin d’Oullins. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  Renseignements sur le site de la Maîtrise www.maitrisedupuy.com. <br />  
     </div>
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   <title>HOMELIE DU 22 JANVIER 2012, 3ème dimanche du temps ordinaire par le Père Roland Bresson</title>
   <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 12:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Maryline Reymond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/art/default/3703860-5478232.jpg" alt="HOMELIE DU 22 JANVIER 2012, 3ème dimanche du temps ordinaire par le Père Roland Bresson" title="HOMELIE DU 22 JANVIER 2012, 3ème dimanche du temps ordinaire par le Père Roland Bresson" />
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     <div>
      Frères &amp; Soeurs, <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <em>"</em><em>T</em><em>ous, nous serons transformés</em> <br />  <em>par la victoire de Notre Seigneur Jésus Christ"</em> <br />  (cf. 1 Co 15, 51-58) <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Voilà la devise de la semaine 2012 de prière pour l'unité des chrétiens, tirée de la première épître aux corinthiens et choisie par le comité œcuménique polonais. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Etre transformés, se laisser transformer, se convertir (comme les habitants de Ninive), progresser, devenir saints, voilà ce à quoi il nous faut nous atteler avec conviction, si nous ne voulons pas être des chrétiens passifs, conventionnels, superficiels... <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Heureux sommes-nous d'être invités au repas du Seigneur. Et de répondre à l'invitation ! mais&nbsp; il ne faudrait pas que nous communions sans nous laisser toucher par le Seigneur et transformer par sa victoire : "<em>Tous, nous serons transformés par la victoire de Notre Seigneur Jésus Christ"</em>. Notre transformation n'est pas qu'un travail sur nous-mêmes, c'est le travail du Christ : ...&nbsp; <em>transformés <u>par</u> la victoire de NSJC.</em> <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et nous savons tout ce que lui coûte ce travail : son Incarnation pour venir épouser nos joies mais aussi nos lourdeurs et souffrances humaines ; sa Passion pour venir éprouver notre finitude et notre mort ; sa Résurrection qui est à la fois son exaltation glorieuse et aussi l'immense action divine pour nous tirer de l'abîme de la mort et du péché. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il nous est bon de croire que Jésus travaille à nous transformer, à nous convertir, à nous faire progresser, à nous sanctifier... et de croire qu'il accompli ce travail chez tous nos frères chrétiens de toutes les confessions. Désormais, s'il est une compétition valable entre Catholiques, Orthodoxes, Orientaux de tous horizons, Protestants, Evangélistes de tous poils, ce n'est pas : "qui va convaincre les autres que sa manière de croire est la meilleure ?" mais la seule valable, c'est la compétition pour savoir : "qui va se laisser vraiment transformer le plus possible par <em>la victoire de Notre Seigneur Jésus Christ</em> ?" <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pourquoi ne pas méditer, à partir de ce que nous faisons à la messe, comment le Seigneur s'y prend, dans son oeuvre de sanctification hebdomadaire pour nous transformer. Comment est-ce qu'il signifie et réalise l'unité durant la messe ? Par quelles actions liturgiques, Jésus nous transforme-t-il ? <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Prenons simplement trois rites qui s'accomplissent durant la messe, à la communion. Trois rites qui nous convoquent à une plus grande unité, à une plus grande disponibilité à la transformation. Le chant du Notre-Père est le premier de ces rites. Vient ensuite le rite de la Paix et ensuite : La Fraction du Pain pour la Communion eucharistique elle-même. <br />  &nbsp; <br />  <strong>1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Nous récitons ou chantons ensemble le <strong>Notre Père</strong> et c'est une préparation à la communion : <em><u>Unis</u> dans le même esprit, nous pouvons dire avec confiance la prière que nous avons appris du Sauveur. </em>C'est dans l'unité que nous devons prier le Notre Père : c'est pour cela que le chant bien connu de cette prière doit être repris par tous. C'est dans ce sens que nous essayons de l'apprendre aussi en latin, ce chant latin qui nous est proposé systématiquement dans les célébrations internationales, aux côtés de multiples chants dans toutes nos langues. Nous prions le Notre Père avant d'aller communier, certainement parce que cette prière contient la demande : <em>Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour</em>, mais aussi parce que prier cette prière du Seigneur lui-même, c'est se laisser transformer par elle. Nous n'avons pas à informer Dieu de nos besoins, il n'apprend rien en nous écoutant : à tel point que c'est lui-même qui nous enseigne : <em>comme nous l'avons appris du Sauveur... la prière que nous avons reçu du Sauveur </em>! C'était déjà le cas dans les psaumes : l'Esprit saint inspire ce qu'il faut lui demander. Car la Prière chrétienne est une transformation de notre être profond, un accordage de notre volonté à la volonté divine : <em>Que ta volonté soit faite</em>.&nbsp; "Tu veux notre unité, Seigneur, tu veux l'unité de tous les baptisés, alors <em>que ta volonté soit faite</em>, que nous soyons transformés : accordée à ta volonté, que notre volonté veuille et construise cette unité." C'est pourquoi, comme le Credo, le Pater est le patrimoine commun de tous les chrétiens quelles que soient leur confession. Laissons-nous transformer par les sept demandes que nous faisons dans le Notre Père : demandons-lui que son règne vienne dans notre propre coeur transformé par Jésus, puis dans notre monde transformé par lui à travers les membres de son corps que sont les baptisés. <br />  &nbsp; <br />  <strong>2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>La deuxième grande action liturgique durant les rites de la communion à la messe c'est le <strong>rite de la Paix</strong>. <em>Frères, dans la charité du Christ, donnez-vous la paix</em>. Que fait Jésus dans cette action liturgique ? Il ne bénit pas simplement notre bonne entente qui serait une donnée naturelle, humaine, mais il nous donne véritablement sa paix. Nous nous donnons la paix non pas parce que nous nous trouverions à priori et mutuellement tous sympathiques ou bien parceque nous aurions une capacité à &nbsp;oublier à ce&nbsp; moment-là&nbsp; tout&nbsp; ce&nbsp; qui&nbsp; nous&nbsp; divise. Non ! nous essayons dans ces gestes, d'accueillir le don de la Paix du Christ. Ce qui fera l'unité des chrétiens n'est pas seulement une bonne volonté nécessaire, mais l'accueil du don précieux de la paix du Christ, chèrement acquise et révélée sur la croix. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C'est pourquoi, nous essayons à la cathédrale de réaliser ce rite d'une façon liturgique : la paix est transmise au nom du Christ par le prêtre aux concélébrants, aux servants, qui la transmettent aux servantes de la liturgie, qui la transmettent au premier fidèle de chaque rang, le long de l'allée centrale, qui la transmet à son voisin immédiat, etc. Tout ceci n'est pas par goût du formalisme ou d'une hiérarchisation de mauvais alois. <em>Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix : </em>chacun la recoit d'un frère en Eglise qui l'a lui même reçu d'un autre : c'est une paix dynamique, ce n'est pas un dépôt statique, c'est une relation toujours nouvelle. Et lorsque nous l'échangeons, nous ne nous disons pas des civilités mais nous disons, je le répète pour que nous-nous le disions bien : <em>La paix du Christ</em> et celui qui la reçoit répond : <em>Amen. </em>Le symbolisme liturgique et la réalité spirituelle de cette paix n'entraîne pas qu'il faille absolument "toucher la main" de nos six ou huit voisins et disperser notre attention par des déplacement et des manoeuvres de préséances qui rompraient le recueillement nécessaire à ce qui va suivre. <br />  &nbsp; <br />  <strong>3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Car vient alors le rite dont le nom à suffit à nommer la messe pendant des siècles : <strong>La fraction du Pain</strong>. Alors que nous demandons justement dans l'<em>Agnus Dei</em> qu'il nous donne la Paix, le prêtre fait le geste que Jésus lui-même a fait à la Cène : il rompt le Pain. Quel mystère d'unité dans ce geste apparemment secondaire et utilitaire ! Ce pain : formé de la farine d'une multitude de grains qui furent autrefois dispersés sur les collines,&nbsp; puis rassemblés dans un grenier,&nbsp; puis moulus ensemble, puis agglomérés et pétris avec de l'eau, puis passés au feu dans le four. Ce pain, à la fraction du Pain, est à nouveau partagé pour nourrir une foule bigarrée, d'hommes, de femmes, d'enfants, de jeunes, d'anciens, dispersés par leurs métiers, leurs milieux sociaux, leurs choix de vie, leurs confessions chrétiennes différentes parfois, mais qui ont été rassemblés dans le grenier du Seigneur comme les douze apôtres si différents ont tous été appelés par le même Jésus, tous ces frères qui travaillent à se laisser convertir par la Parole de Dieu comme s'ils étaient moulus en une bonne farine, tous ces frères et soeurs qui ont été pétris ensemble avec l'eau d'un même baptême, tous ces baptisés qui ont été cuits au feu du saint Esprit à la Confirmation. Oui, <em>Il y a un seul pain et nous sommes tous un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.</em> <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et voila que, le Pain ayant été rompu, nous pouvons communier, chacun ayant sa part du Christ, notre unique pain, pour former un seul corps du Christ qui est l'Eglise. Et c'est un grand mystère de transformation : <em>Tous, nous serons transformés par la victoire de Notre Seigneur Jésus Christ</em>. Une trans-formation, reconnaissons-le, qui n'est pas encore réalisée : que de déchirures encore entre nous, comme nous avons be-soin de dire, redire, encore et encore : <em>Pardonne-nous nos offenses, délivre-nous du mal</em>, pour nous et pour toute l'Eglise. Comme nous avons besoin de recevoir toujours dans une attention croyante la Paix du Christ, pour chacun et pour notre famille, et pour notre communauté, et pour nos paroisses, et pour notre diocèse et pour toute l'Eglise. Comme nous avons be-soin encore de communier et de nous laisser pardonner nos offenses dans le sacrement de réconciliation afin de pouvoir réaliser la parole de saint Augustin : <em>Deviens ce que tu contemples&nbsp;; contemple ce que tu reçois&nbsp;; reçois ce que tu es&nbsp;: le corps du Christ.</em> <br />  
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   <title>HOMELIE DU 1e JANVIER 2012, SOLENNITE DE SAINTE MARIE, MERE DE DIEU par le Père Roland Bresson</title>
   <pubDate>Sun, 08 Jan 2012 17:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Maryline Reymond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Vie de la cathédrale]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/art/default/3639589-5325598.jpg" alt="HOMELIE DU 1e JANVIER 2012, SOLENNITE DE SAINTE MARIE, MERE DE DIEU par le Père Roland Bresson" title="HOMELIE DU 1e JANVIER 2012, SOLENNITE DE SAINTE MARIE, MERE DE DIEU par le Père Roland Bresson" />
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      &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Frères et sœurs, tout se passe, en ce 1<sup>er</sup> janvier, comme si la liturgie ne savait pas comment nous combler de motifs d'action de grâce. Bien des événements de notre salut et des réalités qui nous touchent, se sont superposées, accumulées, remplacées les unes les autres au fil de l’histoire, dans la liturgie de ce jour. Aujourd'hui, c'est à la fois : l’Octave de la Nativité, la Circoncision, le Saint Nom de Jésus, La Journée de Prière pour la Paix, le début de l'année civile, et la solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu. Rappelons-nous le sens de chacune de ces commémorations d'aujourd’hui. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le fait que nous fêtions, comme à Pâques, pendant huit jours, la fête de la Nativité nous rappelle que la joie de Noël est pour toujours. Le «&nbsp;huit&nbsp;» est le symbole de l’éternité. Vous voyez, par exemple, les coupoles au-dessus de nos têtes ont huit parties, les coupoles dans la cathédrale représentent le ciel, et elles sont découpés en huit parties. Cela nous indique que nous avons à nous élever vers l’éternité du Christ qui règne dans le ciel auprès du Père dans l’unité du Saint Esprit. Le huitième jour de la célébration de Noël nous dit que cette joie, qui a rempli nos cœurs à l’occasion de la Nativité, doit être une joie qui se renouvelle éternellement. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La commémoration de la circoncision du Christ nous est suggérée par l'Evangile lui-même. Jésus est entré dans un peuple pour lequel le rite de la circoncision l’agrégeait au peuple d’Abraham, le père des croyants. Les Pères de l’Eglise ont vu aussi dans ce rite l’annonce de sa Passion. En effet, pour la première fois de sa vie terrestre, Jésus a versé son sang. Il est venu non pas pour faire semblant d’être un homme, il est né comme un homme et il connaîtra la mort, comme un homme. La circoncision a été fêté dans cette cathédrale, durant le Moyen Age, de façon très solennelle au cours d’un office qui est encore conservé dans ce qu'on appelle le <em>Manuscrit du Puy</em> et qui contient de très belles pages de musique. Une musique vocale toute à la gloire de cette fête de la circoncision du Seigneur que nous commémorons aujourd’hui. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C’est aussi, ne l’oublions pas et la liturgie nous le rappellera mardi, la commémoration du nom qui a été donné à Jésus. Le nom de Jésus, nous dit l’Evangile, lui a été imposé légalement le huitième jour de sa naissance. C’est toujours le huitième jour que les petits juifs reçoivent leur nom, comme nous : le jour de notre baptême. Or le Nom de Jésus dit, de lui-même, qui est Jésus. «&nbsp;Jésus&nbsp;» signifie : «&nbsp;Dieu Sauve.&nbsp;» Dans ce nom lui-même, nom que nous prononçons si souvent, il y a, non seulement une évocation, une espèce de jeu de mots à propos de Jésus qui est un Sauveur, mais encore la présence totale et réelle du Salut qui est signifiée. Pas d'autre nom par lequel nous puissions être sauvés. Quand nous disons si souvent dans le «&nbsp;Je vous salue Marie&nbsp;» : «&nbsp;Jésus, le fruit de vos entrailles&nbsp;» nous affirmons «&nbsp;le Dieu Sauveur est le fruit de vos entrailles, ô Marie&nbsp;». Quand nous disons «&nbsp;Jésus&nbsp;» nous disons «&nbsp;Dieu sauve, Dieu me sauve&nbsp;». Dans le Magnificat, quand nous chantons « exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur&nbsp;», l'expression «&nbsp;Mon sauveur&nbsp;» pourrait être remplacée par «mon Jésus&nbsp;». «&nbsp;Exulte mon esprit en Dieu, mon Jésus&nbsp;». Commémorons donc avec joie le Saint Nom de Jésus, «&nbsp;le nom qui est au-dessus de tout nom, le nom devant qui tout genou fléchit&nbsp;». Puissions-nous toujours aimer, adorer, respecter Jésus, notre Sauveur et son Nom porteur de Salut. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette journée est aussi l’occasion depuis quarante-cinq années, de prier pour la paix. Le fruit de la venue du Fils de Dieu, le premier fruit est un fruit de paix. Et nous ne commençons pas une année sans prier d’abord pour la paix. Le pape a écrit un message sur la Paix, notre évêque nous le rappelait hier soir, qui s’adresse spécialement cette année aux jeunes. Alors, en cette journée de bonnes résolutions, les jeunes et les moins jeunes que nous sommes, allons lire ce message pour la journée mondiale de la paix. Nous trouverons cela très facilement sur Internet. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Oui, nous devons demander au Seigneur cette paix. Une paix intérieure, grâce à la foi, grâce à des relations meilleures, à construire dans nos familles, dans nos milieux professionnels, dans notre Eglise.&nbsp; Une Paix que nous prions le Seigneur de répandre autour de nous grâce à l’Esprit Saint tout au long de cette année. Prions à l’unisson de l’Eglise qui prie pour la paix aujourd’hui. C'est le meilleur bien que nous puissions demander&nbsp;: «&nbsp;Paix aux hommes qu’il aime, paix aux hommes de bonne volonté&nbsp;» chantaient les anges dans la nuit de Noël. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous nous offrons aussi nos vœux. Et la Liturgie ne l'ignore pas : en ce jour, elle voit que cela est bon ! La Parole de Dieu, dans le livre des Nombres, nous dit comment nous offrir les vœux. Que pouvons-nous nous souhaiter mutuellement&nbsp;? J’ai déjà souhaité la bonne année à quelques personnes, qui étaient arrivées à l’avance (c’est bien de venir à l’avance à la messe, voilà peut être une résolution d’année, venir à l’avance pour être prêt à entrer dans la louange de l’Eucharistie) Qu'est que la Parole de Dieu nous souhaite aujourd'hui&nbsp;? «&nbsp;Que le Seigneur te bénisse&nbsp;» Que le Seigneur répande sa bénédiction sur chacun pendant cette année. «&nbsp;Qu’il te garde, qu’il te protège&nbsp;» Il ne s'agit pas ici de l’instinct de conservation bien sûr, mais la Parole nous souhaite que Dieu nous garde avec Lui, qu’il fasse briller sur nous son visage. C’est-à-dire que nous reconnaissions toujours cette présence divine du Christ qui brille face à nous : contemplée dans la prière, qui agit en nous : dans la charité, qui nous attire au Ciel : par l'Etoile de l'Espérance. La lecture disait encore : «&nbsp;Que Dieu se penche vers toi&nbsp;» Regardez comme est beau ce geste évoqué par la bénédiction du livre des Nombres. Que Dieu se penche vers nous comme il s’est penché sur son humble servante. Que le Seigneur tourne vers nous son visage, que nous n’ayons jamais l’impression, en aucun des jours de cette année, que le Seigneur s’est détourné de nous. Non, qu’il tourne vers nous son visage et qu’il apporte la paix. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Enfin la liturgie concentre notre regard, depuis peu d’années, il est vrai, en ce premier janvier, sur Marie. La Vierge Marie invoquée comme Mère de Dieu. Il serait intéressant de dire comment cette fête est apparue récemment dans notre calendrier liturgique. On a cru, au milieu du XX<sup>e</sup> siècle, qu’il y avait eut une fête à Rome en l’honneur la Vierge Marie, le premier janvier vers le VII<sup>e</sup> siècle. Depuis quelques années, de nouvelles recherches ont démontré que cette fête n’avait eut qu'une très brève existence. Mais tant pis, le Saint Esprit s’est servi de cette erreur pour mettre le premier janvier sous la protection de Marie. Pourtant cette fête, si elle est nouvelle, est l'héritière d'une vénérable tradition. Depuis longtemps, en Orient, les chrétiens fêtent aussi Marie au temps de Noël, en une liturgie de félicitations à la Théotokos pour nous avoir donné Jésus. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp;Théotokos&nbsp;» voilà comment on dit «&nbsp;Mère de Dieu&nbsp;» en grec. Voilà comment le concile d’Ephèse disait qui était Marie, en 431, à l'époque où eut lieu ici : sur le mont Anis, l’apparition de la Vierge Marie. Elle est «&nbsp;Mère de Dieu&nbsp;». Quand le Concile d’Ephèse disait cela, ce n’était pas seulement pour encourager la dévotion mariale des fidèles. Mais pour annoncer qui est vraiment le Christ. Qui est Jésus&nbsp;? Il est Dieu. Qui est Marie&nbsp;? Elle est Mère de Dieu. Jésus est homme et Dieu, puisque qu'il est vraiment le fils de Marie, une femme, perle de notre humanité. Nous n’adorons pas un fantôme, nous adorons un vrai Dieu. Nous n’adorons pas un zombie, nous adorons le Fils de Dieu devenu vrai homme. Si bien que, quand nous attribuons ce beau titre que nous répétons très souvent aussi&nbsp;: «&nbsp;Sainte Marie, Mère de Dieu…&nbsp;» Quand nous invoquons Marie, nous disons quelque chose de très important pour notre foi, à propos de Jésus. Oui, elle est la Mère de Dieu et nous nous en réjouissons aujourd’hui. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous la prions, nous l’invoquons, nous la mettons à la première place en ce début d'année. Nous faisons cela parce que l'Evangile nous la décrit à la première place. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Marie, nous dit l’Evangile, méditait toutes ces choses dans son cœur. Avec Marie, cette médiation est la première activité à laquelle nous devons tous nous livrer. Non seulement en ce premier janvier, mais en chacune des journées de notre vie. «&nbsp;Elle méditait tout cela en son cœur.&nbsp;» Aujourd’hui, l’Evangile nous dit que Marie méditait la naissance de Jésus et l’adoration des bergers. Tous vivaient avec intensité ce qui se passait à Bethléem mais Marie, quant à elle, 'retenait' tous ces événements dans son cœur. Elle retenait&nbsp;; c’est-à-dire qu’elle activait sa mémoire, et puis elle méditait. Elle faisait non seulement une sorte de devoir de mémoire ou une&nbsp; commémoration intellectuelle : elle n'apprenait pas «&nbsp;par tête&nbsp;» mais «&nbsp;par coeur&nbsp;». Elle méditait, nous dit l’Evangile, c’est-à-dire qu’elle repassait d’une façon consciente tous ces événements. Voilà comment Marie peut être notre modèle en ce premier jour de l’année. Qu’elle nous aide à retenir durant cette année la lecture de la Parole de Dieu, la catéchèse, l’enseignement que nous recevrons. Il nous faut retenir tous ces événements, il nous faut les connaitre. Ne croyons jamais que nous connaissons l’Evangile. Pour retenir il nous faut d’abord mémoriser. Pourquoi ne pas décider cette année de mémoriser tel ou tel passage de l’Evangile. Cette année où nous lisons l’Evangile de Saint Marc, je vous conseille d’aller lire ce saint Evangile qui est tellement beau dans sa simplicité et qui est tellement facile à retenir. Elle retenait et elle méditait, les repassant sans cesse dans son coeur. Quand nous récitons le chapelet, nous méditons nous aussi sans cesse la vie du Christ. On peut dire souvent son chapelet, on peut le dire 366 fois cette année, en trouvant toujours quelque chose de nouveau. Car la méditation ce n’est pas seulement le rappel de quelque chose qu’on connait mais c’est l’actualisation de l'Histoire de Dieu avec nous, l'Incarnation en nous de l'Emmanuel. Méditer dans son cœur… Marie ne disait rien, elle était dans un silence absolu. Quand nous allons méditer auprès de la crèche, et la prière qui est au pied de la crèche cette année nous invite à ce silence, nous pouvons contempler Marie : elle est dans un silence absolu. Elle ne dit rien, elle reçoit. Et si, cette année, nous demandions au Seigneur de savoir recevoir nous-aussi. Vous entendez dans l'Evangile : les bergers qui se mettent à parler, les mages qui discutent entre eux, qui arrivent à Jérusalem, et c’est l’effervescence. Tout le monde en parle, tout le monde s’agite, on se demande qui sera cet enfant, les anges aussi parlent. De même aujourd'hui, on parle de Noël depuis huit jours, que dis-je, depuis deux mois pour en faire un grand commerce. Noël ! Noël !… Marie, elle, ne dit rien. Alors qu'elle en aurait à dire ! Qui mieux qu'elle en sait long sur ces événement ? Elle pourrait être la seule à parler légitimement... mais elle choisi de recevoir la Parole d'abord. Quelle leçon&nbsp;! <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais c'est une leçon d’évangélisation ! Et pour évangéliser aujourd’hui, pour approfondir la nouvelle évangélisation que Benoit XVI veut promouvoir activement… Cette nouvelle évangélisation, comme l’ancienne, passe d’abord par une contemplation. L’évangélisation, comme disait Saint Thomas d’Aquin, c’est ce qui déborde d’un cœur qui contemple. Et bien Marie, étoile de l’évangélisation, se révèle à nous comme celle qui contemple, et de son cœur tout rempli de ces événement, va déborder un témoignage, une évangélisation. Très peu par des paroles, elle ne parle jamais beaucoup. Elle nous dit simplement, comme à Cana par exemple&nbsp;: «&nbsp;faites tout ce qu’il vous dira&nbsp;». <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour nous, ce sera la même chose. Comment serons-nous évangélisateurs&nbsp;? Non pas en nous agitant d'abord, en parlant beaucoup comme je suis en train de la faire en ce moment, mais en contemplant et en laissant déborder chez ceux qui nous entourent, ce que nous avons contemplé. Demandons à «&nbsp;Sainte Marie, Mère de Dieu&nbsp;» de savoir être des contemplatifs, de savoir accueillir Dieu dans le silence, et cela demande du temps, or nous avons 366 jours devant nous. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C'est beaucoup et c’est toujours trop court, ne trouvez-vous pas&nbsp;? Le 31 décembre on a l’impression de n’avoir rien fait. Dans la grâce des commencements, si, cette année, nous accueillions la présence de Jésus avec plus de silence intérieur ! par une méditation plus régulière, avec un cœur plus disponible. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et si nous en témoignions en laissant déborder de ce cœur non pas des théories, des raisonnements sur Dieu, mais ce que nous aurons contemplé : ce petit enfant que nous aurons vu par la foi, que nous aurons entendu, touché... surtout dans l'Eucharistie où nous <em>goûtons et voyons comme est bon le Seigneur</em>. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Amen. <br />  
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   <link>http://www.cathedraledupuy.org/HOMELIE-DU-1e-JANVIER-2012-SOLENNITE-DE-SAINTE-MARIE-MERE-DE-DIEU-par-le-Pere-Roland-Bresson_a662.html</link>
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   <title>MESSAGE URBI ET ORBI DU PAPE BENOIT XVI 25 DECEMBRE 2012</title>
   <pubDate>Fri, 06 Jan 2012 16:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Maryline Reymond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Vie spirituelle]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/art/default/3623236-5272912.jpg" alt="MESSAGE URBI ET ORBI DU PAPE BENOIT XVI 25 DECEMBRE 2012" title="MESSAGE URBI ET ORBI DU PAPE BENOIT XVI 25 DECEMBRE 2012" />
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      <em>Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier !</em> <br />  Le Christ est né pour nous ! Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime. Qu’à tous parvienne l’écho de l’annonce de Bethléem, que l’Église Catholique fait retentir dans tous les continents, au-delà de toute frontière de nationalité, de langue et de culture. Le Fils de la Vierge Marie est né pour tous, il est le Sauveur de tous. <br />  Une antique antienne liturgique l’invoque ainsi : « O Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, espérance et salut des nations, viens, Seigneur, viens nous sauver ! » <em>Veni ad salvandum nos </em>! Viens nous sauver ! C’est le cri de l’homme de tous les temps, qui se sent incapable de surmonter tout seul difficultés et périls. Il a besoin de mettre sa main dans une main plus grande et plus forte, une main qui de là-haut se tende vers lui. Chers frères et sœurs, cette main c’est le Christ, né à Bethléem de la Vierge Marie. Il est la main que Dieu a tendue à l’humanité, pour la faire sortir des sables mouvants du péché et la faire reprendre pied sur le roc, le roc solide de sa Vérité et de son Amour (cf. <em>Ps </em>39 [40], 3). <br />  Oui, voici le sens du nom de cet Enfant, le nom que, par volonté de Dieu, lui ont donné Marie et Joseph : il s’appelle Jésus, c'est-à-dire « Le-Seigneur-sauve » (cf. <em>Mt</em>1, 21 ;<em> Lc </em>1, 31). Il a été envoyé par Dieu le Père pour nous sauver surtout du mal profond, enraciné dans l’homme et dans l’histoire : ce mal qui est la séparation d’avec Dieu, l’orgueil et la présomption d’agir par soi-même, de se mettre en concurrence avec Dieu et de se substituer à Lui, de décider ce qui est bien et ce qui est mal, d’être le maître de la vie et de la mort (cf. <em>Gn</em> 3, 1-7). C’est le grand mal, le grand péché, dont nous les hommes, nous ne pouvons pas nous sauver si nous ne nous en remettons pas à l’aide de Dieu, si nous ne crions pas vers Lui : « <em>Veni ad salvandum nos </em>! – Viens nous sauver ! » <br />  Le fait même d’élever vers le Ciel cette invocation, nous met déjà dans la juste condition, nous met dans la vérité de nous-mêmes : en effet, nous sommes ceux qui ont crié vers Dieu et qui ont été sauvés (cf. <em>Est</em> [<em>grec</em>] 10, 3f). Dieu est le Sauveur, nous sommes ceux qui sont en danger. Il est le médecin, nous sommes les malades. Le reconnaître est le premier pas vers le salut, vers la sortie du labyrinthe dans lequel nous nous enfermons nous-mêmes par notre orgueil. Lever les yeux vers le Ciel, tendre les mains et demander de l’aide c’est la voie de sortie, pourvu qu’il y ait Quelqu’un qui écoute, et qui peut venir à notre secours. <br />  Jésus Christ est la preuve que Dieu a écouté notre cri. Pas seulement ! Dieu nourrit pour nous un amour si fort qu’Il ne peut pas rester en Lui-même, qu’Il sort de Lui-même et vient en nous, partageant au plus profond notre condition (cf. <em>Ex </em>3, 7-12). La réponse que Dieu a donnée en Jésus au cri de l’homme dépasse infiniment notre attente, atteignant une solidarité telle qu’elle ne peut être seulement humaine, mais divine. Seul le Dieu qui est amour et l’amour qui est Dieu pouvait choisir de nous sauver par cette voie, qui est certainement la plus longue, mais qui est celle qui respecte sa vérité et la nôtre : la voie de la réconciliation, du dialogue, de la collaboration. <br />  C’est pourquoi, chers frères et sœurs de Rome et du monde entier, en ce Noël 2011, tournons-nous vers l’Enfant de Bethléem, vers le Fils de la Vierge Marie, et disons : « Viens nous sauver ! ». Nous le répétons en union spirituelle avec tant de personnes qui vivent des situations particulièrement difficiles, et en nous faisant la voix de celui qui n’a pas de voix. <br />  Ensemble, invoquons l’aide divine pour les populations de la Corne de l’Afrique qui souffrent de la faim et de la famine, souvent aggravées par une situation persistante d’insécurité. Que la Communauté internationale ne prive pas de son aide les nombreux réfugiés provenant de cette Région, durement éprouvés dans leur dignité. <br />  Puisse le Seigneur donner du réconfort aux populations de l’Asie du sud-est, particulièrement de la Thaïlande et des Philippines, qui sont encore dans de graves situations de souffrance à cause des récentes inondations. <br />  Puisse le Seigneur secourir l’humanité blessée par de nombreux conflits qui, aujourd’hui encore, ensanglantent la planète. Lui, qui est le Prince de la Paix, qu’il donne paix et stabilité à la Terre qu’il a choisie pour venir dans le monde, encourageant la reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens. Qu’il fasse cesser les violences en Syrie, où beaucoup de sang a déjà été versé. Qu’il favorise la pleine réconciliation et la stabilité en Irak et en Afghanistan. Qu’il donne une vigueur renouvelée, pour l’édification du bien commun, à toutes les composantes de la société dans les Pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. <br />  Puisse la naissance du Sauveur soutenir les perspectives de dialogue et de collaboration au Myanmar, pour la recherche de solutions partagées. Que la Nativité du Rédempteur garantisse la stabilité politique aux Pays africains de la Région des Grands Lacs et accompagne l’engagement des habitants du Sud-Soudan pour la sauvegarde des droits de tous les citoyens. <br />  Chers frères et sœurs, tournons notre regard vers la Grotte de Bethléem : l’Enfant que nous contemplons est notre salut ! Il a apporté au monde un message universel de réconciliation et de paix. Ouvrons-lui notre cœur, accueillons-le dans notre vie. Répétons-lui avec confiance et espérance : « <em>Vieni ad salvandum nos </em>! ». <br />  &nbsp; <br />  
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   <title>Message de Benoit XVI pour la journée mondiale de la paix 1er janvier 2012</title>
   <pubDate>Fri, 06 Jan 2012 16:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Maryline Reymond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Vie spirituelle]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.cathedraledupuy.org/photo/art/default/3623199-5272748.jpg" alt="Message de Benoit XVI pour la journée mondiale de la paix 1er janvier 2012" title="Message de Benoit XVI pour la journée mondiale de la paix 1er janvier 2012" />
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      <strong>ÉDUQUER LES JEUNES À LA JUSTICE ET À LA PAIX</strong> <br />  1. Le début d'une nouvelle année, don de Dieu à l’humanité, m’incite à adresser à tous, avec grande confiance et affection, un message spécial de vœux pour ce temps qui est devant nous, afin qu’il soit marqué concrètement par la justice et par la paix. <br />  Avec quelle attitude allons-nous envisager la nouvelle année? Dans le Psaume 130, nous trouvons une très belle image. Le psalmiste dit que l’homme de foi attend le Seigneur « plus que les veilleurs l’aurore » (v. 6), il l’attend avec une ferme espérance, parce qu’il sait qu’elle apportera lumière, miséricorde, salut. Cette attente naît de l’expérience du peuple élu, qui reconnaît que Dieu l’éduque à regarder le monde tel qu’il est en vérité et à ne pas se laisser abattre par les tribulations. Je vous invite à considérer l’année 2012 avec cette attitude confiante. Il est vrai qu’au cours de l’année qui s’achève, le sentiment de frustration suscité par la crise qui frappe la société, le monde du travail et l’économie a augmenté; une crise dont les racines sont avant tout culturelles et anthropologiques. Il semble presque qu’une chape d’obscurité soit venue recouvrir notre temps et ne permette pas de voir avec clarté la lumière du jour. <br />  Dans cette obscurité, le cœur de l’homme ne cesse toutefois d’attendre l’aurore dont parle le psalmiste. Cette attente est particulièrement vive et visible chez les jeunes, et c’est pourquoi ma pensée va vers eux en considérant la contribution qu’ils peuvent et doivent offrir à la société. Je voudrais donc présenter le Message pour la XLV<sup>e</sup> Journée Mondiale de la Paix dans une perspective éducative: <em>« Éduquer les jeunes à la justice et à la paix », </em>convaincu qu’ils peuvent par leur enthousiasme et leur ardeur en vue d’un idéal, offrir une nouvelle espérance au monde. <br />  Mon Message s’adresse également aux parents, aux familles, à toutes les composantes éducatives, formatives, comme aussi aux responsables dans les différents milieux de la vie religieuse, sociale, politique, économique, culturelle et de la communication. Être attentifs au monde des jeunes, savoir l'accueillir et le valoriser, n’est pas seulement une opportunité, mais un devoir fondamental de toute la société, pour la construction d’un avenir de justice et de paix. <br />  Il s’agit de communiquer aux jeunes une appréciation de la valeur positive de la vie, en suscitant en eux le désir de la dédier au service du Bien. C’est là une tâche qui nous engage tous personnellement. <br />  Les préoccupations exprimées par de nombreux jeunes ces derniers temps, dans différentes régions du monde, manifestent le désir de pouvoir regarder l’avenir avec une espérance fondée. Actuellement, les aspects qu’ils vivent avec appréhension sont nombreux : le désir de recevoir une formation qui les prépare de manière plus profonde à affronter la réalité, la difficulté de former une famille et de trouver un emploi stable, la capacité effective de participer au monde de la politique, de la culture et de l’économie pour construire une société ayant un visage plus humain et solidaire. <br />  Il est important que ces ferments, et l’élan vers un idéal qu’ils contiennent, trouvent l’attention qui leur est due de la part de tous les membres de la société. L’Église regarde les jeunes avec espérance ; elle a confiance en eux et elle les encourage à rechercher la vérité, à défendre le bien commun, à avoir des perspectives ouvertes sur le monde et des yeux capables de voir des « choses nouvelles » (<em>Is </em>42, 9; 48, 6)! <br />  <strong><em>Les responsables de l’éducation</em></strong> <br />  2. L’éducation est l’aventure la plus fascinante et difficile de la vie. Éduquer – du latin <em>educere – </em>signifie conduire hors de soi pour introduire à la réalité, vers une plénitude qui fait grandir la personne. Ce processus se nourrit de la rencontre de deux libertés, celle de l’adulte, et celle du jeune. Ceci demande la responsabilité du disciple qui doit être ouvert pour se laisser guider vers la connaissance de la réalité, et celle de l’éducateur qui doit être disposé à se donner lui-même. Plus que jamais sont nécessaires pour cela d’authentiques témoins et non pas de simples dispensateurs de règles et d’informations ; des témoins qui sachent voir plus loin que les autres, parce que leur vie embrasse des espaces plus vastes. Le témoin est celui qui vit en premier le chemin qu’il propose. <br />  <strong>Quels sont les lieux où mûrit la vraie éducation à la paix et à la justice? Il y a d’abord la famille, puisque les parents sont les premiers éducateurs. La famille est la cellule originaire de la société. « C’est dans la famille que les enfants apprennent les valeurs humaines et chrétiennes qui permettent une coexistence constructive et pacifique. C’est dans la famille qu’on apprend la solidarité entre les générations, le respect des règles, le pardon et l’accueil de l’autre »&nbsp;</strong><strong> Elle est la première école où on est éduqué à la justice et à la paix.</strong> <br />  Nous vivons dans un monde où la famille, et aussi la vie elle-même, sont constamment menacées et assez fréquemment brisées. Des conditions de travail souvent peu compatibles avec les responsabilités familiales, des préoccupations pour l’avenir, des rythmes de vie frénétiques, des migrations en recherche de moyens de subsistance adaptés – voire même de simple survivance –, finissent par rendre difficile la possibilité d’assurer aux enfants un des biens les plus précieux: la présence des parents; une présence qui permette un partage toujours plus approfondi du chemin afin de pouvoir transmettre l’expérience et les certitudes acquises avec les années, qui ne peuvent se communiquer que grâce au temps passé ensemble. Aux parents, je désire dire de ne pas perdre courage! Par l’exemple de leur vie, qu’ils exhortent leurs enfants à placer leur espérance avant tout en Dieu, de là seulement surgissent justice et paix authentiques. <br />  Je voudrais m’adresser aussi aux responsables des institutions qui ont un devoir éducatif : qu’avec un grand sens des responsabilités, ils veillent à ce que la dignité de chaque personne soit respectée et valorisée en toutes circonstances. Qu’ils aient soin que chaque jeune puisse découvrir sa propre vocation, en l’accompagnant pour faire fructifier les dons que le Seigneur lui a accordés. Qu’ils donnent aux familles l’assurance que leurs enfants puissent avoir un parcours de formation qui ne soit pas en contradiction avec leur conscience et leurs principes religieux. <br />  <strong>Que chaque structure éducative puisse être un lieu d’ouverture au transcendant et aux autres ;</strong> un lieu de dialogue, de cohésion et d’écoute, où le jeune se sente valorisé dans ses propres potentialités et ses richesses intérieures, et apprenne à estimer vraiment ses frères. Que ce lieu puisse enseigner aussi à goûter la joie qui jaillit du fait de vivre, jour après jour, dans la charité et dans la compassion envers le prochain, et dans la participation active à la construction d’une société plus humaine et fraternelle. <br />  Je me tourne ensuite vers les responsables politiques, en leur demandant d’aider concrètement les familles et les institutions éducatives à exercer leur droit et leur devoir d’éduquer. Un soutien adapté à la maternité et à la paternité ne doit jamais manquer. Qu’ils fassent en sorte que l’accès à l’instruction ne soit jamais nié à personne, et que les familles puissent choisir librement les structures éducatives qu’elles retiennent être plus conformes au bien de leurs enfants. Qu’ils s’engagent à favoriser le regroupement des familles qui sont divisées par la nécessité de trouver des moyens de subsistance. Qu’ils offrent aux jeunes une image limpide de la politique, comme un service véritable pour le bien de tous. <br />  En outre, je ne peux pas ne pas en appeler au monde des médias afin qu’il donne sa contribution éducative. Dans la société d’aujourd’hui, les moyens de communication de masse ont un rôle particulier: non seulement ils informent, mais ils façonnent aussi l’esprit de leurs destinataires et ils peuvent donc contribuer de façon notable à l’éducation des jeunes. Il est important de retenir que le lien entre éducation et communication est très étroit : l’éducation advient en effet par les moyens de communication, qui influent sur la formation de la personne d’une manière positive ou négative. <br />  Les jeunes aussi doivent avoir le courage de vivre en premier eux-mêmes ce qu’ils demandent à ceux qui les entourent. C’est une grande responsabilité qui les concerne: qu’ils aient la force de faire un usage bon et conscient de leur liberté. Ils sont eux aussi responsables de leur propre éducation et de votre formation à la justice et à la paix ! <br />  <strong><em>Éduquer à la vérité et à la liberté</em></strong> <br />  3. Saint Augustin se demandait: « <em>Quid enim fortius desiderat anima quam veritatem</em>? – Que désire l’homme plus fortement que la vérité?–» Le visage humain d’une société dépend beaucoup de la contribution de l’éducation à maintenir vive cette demande qu’on ne peut pas supprimer. En effet, l’éducation concerne la formation intégrale de la personne, y compris la dimension morale et spirituelle de l’être, en vue de sa fin ultime et du bien de la société dont elle est membre. Dès lors, pour éduquer à la vérité, il convient avant tout de savoir qui est la personne humaine et d’en connaître la nature. Contemplant la réalité qui l’entoure, le psalmiste réfléchit: « À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci? » (<em>Ps </em>8, 4-5). Voici la question fondamentale à se poser: <em>qui est l’homme</em>? L’homme est un être qui porte dans son cœur une soif d’infini, une soif de vérité – non partielle, mais capable d’expliquer le sens de la vie – car il a été créé à l’image et selon la ressemblance de Dieu. Reconnaître alors, avec gratitude, la vie comme un don inestimable, porte à découvrir la propre dignité profonde et l’inviolabilité de chaque personne. <strong>C’est pourquoi, la première éducation consiste dans le fait d’apprendre à reconnaître dans l’homme l’image du Créateur et, par conséquent, à avoir un respect profond pour tout être humain et à aider les autres à avoir une vie conforme à cette très haute dignité. Il ne faut jamais oublier que « le développement authentique de l’homme concerne unitairement la totalité de la personne dans chacune de ses dimensions »</strong><strong>, y compris sa dimension transcendante, et que la personne ne peut être sacrifiée en vue d’obtenir un bien particulier, qu’il soit économique ou social, individuel ou collectif.</strong> <br />  C’est seulement par sa relation avec Dieu que l’homme comprend aussi le sens de sa propre liberté. Et c’est la tâche de l’éducation de former à la liberté authentique. Celle-ci n’est pas l’absence de liens ou le règne du libre arbitre, elle n’est pas l’absolutisme du « je ». L’homme qui se croit absolu, qui n’est dépendant de rien et de personne, et qui croit pouvoir faire tout ce qu’il veut, finit par contredire la vérité de son propre être et par perdre sa liberté. Au contraire, l’homme est un être relationnel qui vit en relation avec les autres et avec Dieu surtout. La liberté authentique ne peut jamais être atteinte dans l’éloignement de Dieu. <br />  La liberté est une valeur précieuse, mais délicate; elle peut être mal comprise et mal utilisée. « Aujourd’hui, un obstacle extrêmement menaçant pour l’œuvre d’éducation est constitué par la présence massive, dans notre société et notre culture, de ce relativisme qui, en ne reconnaissant rien comme définitif, ne laisse comme ultime mesure que son propre moi avec ses désirs, et sous l’apparence de la liberté devient une prison pour chacun, séparant l’un de l’autre et réduisant chacun à se retrouver enfermé dans son propre « Moi ». Dans un tel horizon relativiste une véritable éducation n’est donc pas possible: en effet, sans la lumière de la vérité toute personne est condamnée, à un moment ou à un autre, à douter de la bonté de sa vie même et des relations qui la constituent, de la valeur de son engagement pour construire quelque chose en commun avec les autres » Pour exercer sa liberté, l’homme doit alors dépasser l’horizon relativiste et connaître la vérité sur lui-même, et la vérité sur le bien et le mal. Au fond de sa conscience, l’homme découvre une loi qu’il ne se donne pas lui-même, mais à laquelle il doit obéir au contraire et dont la voix l’appelle à aimer, à faire le bien et à fuir le mal, à assumer la responsabilité du bien accompli et du mal commis. Pour cela, l’exercice de la liberté est profondément lié à la loi morale naturelle, qui est de caractère universel. Elle exprime la dignité de chaque personne, pose les bases de ses droits et devoirs fondamentaux, et par conséquent et en dernière analyse, du vivre-ensemble juste et pacifique entre les personnes. <br />  Le juste usage de la liberté est donc central pour la promotion de la justice et de la paix, qui requièrent le respect pour soi-même et pour l’autre, même s’il est loin de son mode d’être et de vivre. De cette attitude proviennent les éléments sans lesquels la paix et la justice restent des paroles privées de contenu: la confiance réciproque, la capacité à construire un dialogue constructif, la possibilité du pardon – que tant de fois on aimerait obtenir mais qu’on a de la peine à donner –, la charité réciproque, la compassion pour les plus faibles, comme également la disponibilité au sacrifice. <br />  <strong><em>Éduquer à la justice</em></strong> <br />  4. Dans notre monde où la valeur de la personne, de sa dignité et de ses droits – au-delà des déclarations d’intentions – est sérieusement menacée par la tendance généralisée à recourir exclusivement aux critères de l’utilité, du profit et de l’avoir, il est important de ne pas couper le concept de justice de ses racines transcendantes. La justice, en effet, n’est pas une simple convention humaine, car ce qui est juste n’est pas déterminé originairement par la loi positive, mais par l’identité profonde de l’être humain. C’est la vision intégrale de l’homme qui permet de ne pas tomber dans une conception contractuelle de la justice et d’ouvrir aussi, grâce à elle, l’horizon de la solidarité et de l’amour . <br />  Nous ne pouvons pas ignorer que certains courants de la culture moderne, soutenus par des principes économiques rationalistes et individualistes, ont aliéné le concept de justice jusque dans ses racines transcendantes, le séparant de la charité et de la solidarité : « la cité de l’homme n’est pas uniquement constituée par des rapports de droits et de devoirs, mais plus encore, et d’abord, par des relations de gratuité, de miséricorde et de communion. La charité manifeste toujours l’amour de Dieu, y compris dans les relations humaines. Elle donne une valeur théologale et salvifique à tout engagement pour la justice dans le monde ». « Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés » (<em>Mt </em>5, 6). Ils seront rassasiés parce qu’ils ont faim et soif de relations justes avec Dieu, avec eux-mêmes, avec leurs frères et sœurs, et avec la création tout entière. <br />  <strong><em>Éduquer à la paix</em></strong> <br />  5. « La paix n’est pas seulement absence de guerre et elle ne se borne pas à assurer l’équilibre des forces adverses. La paix ne peut s’obtenir sur terre sans la sauvegarde des biens des personnes, la libre communication entre les êtres humains, le respect de la dignité des personnes et des peuples, la pratique assidue de la fraternité.<strong> La paix est un fruit de la justice et un effet de la charité. La paix est avant tout un don de Dieu.</strong> Nous chrétiens, nous croyons que le Christ est notre vraie paix: en Lui et dans Croix, Dieu a réconcilié le monde avec Lui et a détruit les barrières qui nous séparaient les uns des autres (cf. <em>Ep </em>2, 14-18); en Lui il y a une seule famille réconciliée dans l’amour. <br />  Toutefois, la paix n’est pas seulement un don à recevoir, mais bien également une œuvre à construire. <strong>Pour être vraiment des artisans de paix, nous devons nous éduquer à la compassion, à la solidarité, à la collaboration, à la fraternité, être actifs au sein de la communauté et vigilants à éveiller les consciences sur les questions nationales et internationales et sur l’importance de la recherche de modalités adéquates pour la redistribution de la richesse, pour la promotion de la croissance, pour la coopération au développement et pour la résolution des conflits.</strong> « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu », affirme Jésus dans le discours sur la montagne (<em>Mt </em>5, 9). <br />  La paix pour tous naît de la justice de chacun. Personne ne peut éluder cette tâche essentielle de promouvoir la justice, selon ses propres compétences et ses responsabilités. J’invite particulièrement les jeunes, qui maintiennent toujours vive la tension vers des idéaux, à avoir de la patience et de la ténacité dans la recherche de la justice et de la paix, dans l’éducation du goût pour ce qui est juste et vrai, même si cela peut comporter des sacrifices et aller à contre-courant. <br />  <strong><em>Lever les yeux vers Dieu</em></strong> <br />  6. Face au difficile défi dans le parcours des voies de la justice et de la paix, nous pouvons être tentés de nous demander, comme le psalmiste : « Je lève les yeux vers les montagnes: mon secours, d’où viendra-t-il ? » (<em>Ps </em>121, 1). <br />  Je veux dire à tous avec force, et particulièrement aux jeunes: <strong>« Ce ne sont pas les idéologies qui sauvent le monde, mais c’est seulement le fait de se tourner vers le Dieu vivant, le garant de ce qui est véritablement bon et vrai… [le fait de] se tourner sans réserve vers Dieu, qui est la mesure de ce qui est juste et qui est, en même temps, l’amour éternel. Qu’est-ce qui pourrait bien nous sauver sinon l’amour? »</strong>&nbsp; L’amour se réjouit de la vérité, il est la force qui donne la capacité de s’engager pour la vérité, la justice et la paix, car il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout (cf. <em>1 Co </em>13, 1-13). <br />  Chers jeunes, vous êtes un don précieux pour la société. Face aux difficultés, ne vous laissez pas prendre par le découragement et ne vous complaisez pas dans de fausses solutions, qui, souvent, se présentent comme la voie la plus facile pour résoudre les problèmes. N’ayez pas peur de vous engager, d’affronter l’effort et le sacrifice, de choisir des chemins qui exigent la fidélité et la constance, l’humilité et le dévouement. Vivez avec confiance votre jeunesse et les désirs profonds de bonheur, de vérité, de beauté et d’amour vrai que vous éprouvez! Vivez intensément cette phase de la vie si riche et pleine d’enthousiasme. <br />  Prenez conscience d’être vous-mêmes des exemples stimulants pour les adultes. Plus vous vous efforcez de vaincre les injustices et la corruption, plus vous désirerez un avenir meilleur et vous vous engagerez à le construire, alors vous le serez vraiment. Ayez conscience de vos potentialités et ne vous repliez jamais sur vous-mêmes, mais sachez travailler pour un avenir plus lumineux pour tous. Vous n’êtes jamais seuls. L’Église a confiance en vous, elle vous suit, elle vous encourage et désire vous offrir ce qu’elle a de plus précieux : la possibilité de lever les yeux vers Dieu, de rencontrer Jésus Christ, Celui qui est la justice et la paix. <br />  À vous tous, hommes et femmes qui avez à cœur la cause de la paix! La paix n’est pas un bien déjà acquis, mais un objectif auquel, tous et chacun, nous devons aspirer. Regardons l’avenir avec une plus grande espérance, encourageons-nous les uns les autres dans notre cheminement, travaillons à donner à notre monde un visage plus humain et fraternel, et sentons-nous unis dans la responsabilité envers les jeunes générations présentes et futures, en particulier en les éduquant à être des personnes pacifiques et des artisans de paix. C’est sur la base de cette prise de conscience que je vous confie ces réflexions, et que je vous adresse mon appel: unissons nos forces spirituelles, morales et matérielles, pour « éduquer les jeunes à la justice et à la paix ». <br />  &nbsp;
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